Premier recueil de vingt-cinq Mélodies chant et piano de J. Faure

by Jean-Baptiste Faure (1830 - 1914)

Word count: 2389

1. Les rameaux [sung text checked 1 time]

Subtitle: Hymne

Sur nos chemins les rameaux et les fleurs
Sont répandus dans ce grand jour de fête,
Jésus s'avance, il vient sécher nos pleurs,
Déjà la foule à l'acclamer s'apprête ;
Peuples, chantez, chantez en chœur,
Que votre voix à notre voix réponde.
Hosanna ! Gloire au Seigneur !
Béni celui qui vient sauver le monde !

Il a parlé, les peuples à sa voix
Ont recouvré leur liberté perdue ;
L'humanité donne à chacun ses droits,
Et la lumière est à chacun rendue.
Peuples, chantez etc.

Réjouis-toi, Sainte Jérusalem,
De tes enfants chante la délivrance ;
Par charité le Dieu de Bethléem
Avec la foi t'apporte l'espérance !
Peuples, chantez etc.

Authorship

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English [singable] (Harrison Millard)

Researcher for this text: Johann Winkler

2. Les myrtes sont flétris !! [sung text checked 1 time]

Subtitle: Aubade

Du temps de nos amours,
Ma toute belle,
Vous entendiez toujours
Ma ritournelle.
Je comptais vos trésors
Et vos merveilles ;
Vous vous bouchiez alors
Les deux oreilles.

Je vous disais ceci,
Cela, mille autres choses,
Je vous parlais aussi
Des lis, des myrtes et des roses.
De vos jardins fleuris
Fermez les portes :
Les myrtes sont flétris,
Les roses mortes !

L'amour m'a consolé,
Non pas le vôtre ;
Pour un cœur envolé
J'en trouve un autre.
Les jours suivent les soirs
En ce bas monde ;
Vos cheveux sont trop noirs,
J'aime une blonde.

C'est ici près de vous,
Que j'ai trouvé l'art de lui plaire ;
Ses yeux bleus sont plus doux
Que votre œil noir n'était sévère.
Voyez comme sa main
Presse la mienne ...
Passez votre chemin,
Dieu vous soutienne !

Elle me plaît ainsi,
Ne vous déplaise.
En prenez vous souci ?
J'en suis fort aise.
Eh quoi ! vous douteriez
De ma parole !
Je crois que vous riez ?
Vous êtes folle.

De votre grand pouvoir
Vous connaissez la mesure ;
Vous allez la savoir,
Et s'il faut qu'ici je le jure.
Je jure devant vous,
Devant Dieu même ...
Je jure à vos genoux
Que je vous aime !

Authorship

Researcher for this text: Johann Winkler

4. La Fête-Dieu [sung text not yet checked]

Subtitle: Carillon

Les cloches à toutes volées
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

5. L'oiseau [sung text checked 1 time]

J'écoutais de ma fenêtre
Un oiseau qui fredonnait ;
C'était un merle peut-être
ou peut-être un sansonnet.

Il m'éveillait dès l'aurore,
Je l'entendais jusqu'au soir ;
La nuit il chantait encore,
Et je ne pouvais le voir.

Lors, je dis au chanteur sombre:
« Tous les jardins sont fleuris,
Tous les bosquets sont plein d'ombre,
Pourquoi rester à Paris ?

Ici la feuille est flétrie
Au premier souffle d'Été ;
Va goûter dans ta patrie
L'air pur de la liberté ! »

J'en aurais dit davantage,
Un soupçon vint m'arrêter ...
Sans doute il était en cage ;
Mais alors pourquoi chanter ?

Authorship

Researcher for this text: Johann Winkler

6. Charité [sung text checked 1 time]

Subtitle: Hymne

Voici l'hiver et son triste cortége,
Les malheureux souffrent beaucoup, l'hiver.
Contre leurs maux, il faut qu'on les protége,
Il fait si froid dans leur foyer désert !

Accomplissons l'ordre de la nature,
Donnons, donnons pour les êtres souffrants,
Comme aux oiseaux Dieu donne la pâture,
Donnons surtout pour les petits enfants.

O charité, vierge pure et féconde,
Va, cours porter tes bienfaits en tout lieu
Et que ta voix répète par le monde :
Qui donne aux pauvres, prête à Dieu.

La charité du pauvre entend la plainte,
Elle console et calme ses douleurs
Et, poursuivant sa tâche noble et sainte,
Du malheureux elle sèche les pleurs.

Imitons-la ! secourons la misère !
Tout est compté là-haut, rien n'est perdu ;
Et ce qu'on donne aux malheureux sur terre,
Au ciel, un jour, par Dieu sera rendu.

Authorship

Researcher for this text: Johann Winkler

7. L'enfant au jardin [sung text checked 1 time]

Va jouer, mon doux ami,
Va ! ton père est endormi :
Il faut descendre ...
Nous savons quel somme il dort ...
Et tu n'es pas d'âge encor
A le comprendre !

Des visiteurs soucieux
En groupe silencieux
Là-bas se forment :
Ta place est au grand soleil !
Laisse à leur calme sommeil
Ceux qui s'endorment !

Et si tu vois dans un coin
Sous les arbres sans témoin
Quelqu'un qui pleure,
Ecarte-toi doucement ;
On est triste en ce moment
Dans ta demeure !

Le temps est beau ce matin,
Tu resteras au jardin,
Loin de la porte.
Si tu vois passer du noir,
Ne cherche pas à savoir
Ce qu'on emporte !

Va jouer, mon doux ami,
Va ! ton père est endormi ...
Oh! qu'il me tarde
De t'éloigner du chemin ...
Va rire aujourd'hui ! demain
Que Dieu te garde !

Authorship

Researcher for this text: Johann Winkler

9. Sancta Maria [sung text checked 1 time]

Subtitle: Hymne

J'ai vu les Séraphins en songe
Chanter leurs divins concerts
Et leurs voix remplissaient les airs
Comme un écho qui se prolonge;
Leurs chants étaient l'hymne pieux
Créé pour la Vierge bénie
C'était la Fête de Marie
Que l'on célébrait dans les cieux.
Et de la terre l'immense plainte
Jusqu'à ton trône, ô Vierge sainte,
Semblait monter!
Vibrez encor, sainte harmonie,
Vibrez encor, hymne éternel!
O Sancta Maria,
mon âme épanouie
S'élance vers le ciel!

La terre envoyait ses nuages
Qui montaient comme un encens pur.
Le soleil empourprait l'azur
Qu'il peuplait des plus doux mirages.
L'univers était à genoux,
Les bras tendus vers l'empyrée
Et du Ciel la reine adorée
Priait le Redempteur pour nous.
Et de la terre l'immense plainte
Jusqu'à ton trône, ô Vierge sainte,
Semblait monter!
Vibrez encor, sainte harmonie,
Vibrez encor, hymne éternel!
O Sancta Maria,
mon âme épanouie
S'élance vers le ciel!

Authorship

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Andrew Schneider [Guest Editor]

10. La ronde des moissonneurs [sung text not yet checked]

Dans la plaine immense,
Le travail commence
Aux feux du matin,
Au doux chant des merles,
Quand d'humides perles
Tremblant sur le thym,
Enfants, jeunes filles,
prenez vos faucilles
Coupez blés et fleurs;
Quand la plaine est blonde,
Chantez votre ronde,
Joyeux moissonneurs.
Chantez, chantez, joyeux moissonneurs.

Fauchez sans relâche,
Hardis à la tâche,
Fauchez le sillon,
Les épis superbes
Qui roulent leurs gerbes
Dans un tourbillon;
La vive alouette 
Se lêve inquiète,
Craignant pour son nid;
La jeune couvée
Sera préservée,
Car Dieu la bénit.
Chantez, chantez, joyeux moissonneurs.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Laura Prichard) , "In an immense field", copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

11. Pourquoi ? [sung text not yet checked]

Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Pourquoi me faire ce sourire
Qui tournerait la tête au roi ?
Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?

Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?
Sur le rêve angélique et tendre,
Auquel vous songez en chemin,
Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?

Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?
Lorsque je vous vois, je tressaille :
C'est ma joie et c'est mon souci.
Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright © 2016
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Ted Perry

12. Le fils du Prophète [sung text not yet checked]

Il a passé, Fils du Prophète
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

13. Soupirs ! [sung text checked 1 time]

Ô vous, mon cœur, et vous, mon âme,
Allez où vont tous mes désirs,
Tous mes soupirs !
Portés sur des ailes de flamme,
Allez où vont tous mes soupirs !

Suivez mes strophes cadencées,
Qu'au vent je jette tour à tour,
Mes chants d'amour !
Echos si doux de ma pensée,
Suivez mes tendres chants d'amour !

Effeuillez les plus belles roses
Et puis allez vous reposer
Dans un baiser !
Sur sa bouche aux lèvres mi-closes
Endormez-vous dans un baiser !

Authorship

Researcher for this text: Johann Winkler

14. Naïveté [sung text checked 1 time]

Ma mère un jour me dit: Ami, quand viendra l'âge,
Où tu seras plus grand, plus libre et plus savant,
Dis qu'avec moi ton cœur ne sera pas volage
Et que vous m'aimerez encor, méchant enfant ;
Dis-moi, répète-moi que ces chères caresses,
Je ne les perdrai pas, quand vous aurez vingt ans,
Que ta tendresse, en lutte avec d'autres tendresses,
Ne fondra pas aisi que la neige au printemps.

Oh ! ne fais pas de moi la vieille délaissée,
Qu'on oublie au milieu des jeunes entretiens !
Oh ! partageons toujours dans la même pensée,
Toi, mes pauvres secrets, mon fils, et moi les tiens !
Moi, j'étais jeune alors, ignorant et candide,
Et je lui dis: peux-tu douter ainsi de moi ?
N'es-tu pas à jamais mon bon ange et mon guide ?
Qui donc pourra venir que j'aime plus que toi ?

Est-il plus doux regards que je doive connaître ?
Un souris sur le tien, pourrait-il l'emporter ?
Comment un autre amour dans mon cœur, peut-il naître ?
Je n'y sens qu'une place et tu dois y rester !
Non, je ne comprends pas tes paroles amères,
Et d'autres que souvent tu murmures tout bas ...
Mère, se pourrait-il que j'eusse un jour deux mères ?
Pensive, elle sourit et ne répondit pas.

Authorship

Researcher for this text: Johann Winkler

15. Le Rhin allemand [sung text not yet checked]

Nous l'avons eu votre Rhin allemand,
Il a tenu dans notre verre.
Un couplet qu'on s'en va chantant
Efface-t-il la trace altière
Du pied de nos chevaux marqué dans votre sang?

Nous l'avons eu, votre Rhin allemand.
Son sein porte une plaie ouverte,
Du jour où Condé triomphant
A déchiré sa robe verte.
Où le père a passé, passera bien l'enfant,

Nous l'avons eu, votre Rhin allemand.
Que faisaient vos vertus germaines,
Quand notre César tout-puissant
De son ombre couvrait vos plaines ?
Où donc est-il tombé, ce dernier ossement?

Nous l'avons eu, votre Rhin allemand,
Si vous oubliez votre histoire,
Vos jeunes filles, sûrement,
Ont mieux gardé notre mémoire;
Elle nous ont versé votre petit vin blanc.

S'il est à vous, votre Rhin allemand,
Lavez-y donc votre livrée;
Mais, parlez-en moins fièrement.
Combien, au jour de la curée,
Étiez-vous de corbeaux contre l'aigle expirant?

Qu'il coule en paix votre Rhin allemand,
Que vos cathédrales gothiques
S'y reflétent modestement;
Mais craignez que vos airs bachiques
Ne réveillent les morts de leur repos sanglant.

Authorship

See other settings of this text.

A response to N. Becker's Der deutsche Rhein

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

16. Pauvre France [sung text checked 1 time]

Pauvre France ! 
Ton nom jadis était si beau !
La démence
A terni ton noble drapeau !
Pauvre France !

Pleurons enfants de la patrie,
Le jour de deuil est arrivé !

Quelle guerre ! 
La défaite allait à grands pas !
Un mystère
Planait sur ces mornes combats !
Quelle guerre!

Allons enfants de la patrie,
Le jour de deuil est arrivé !!

Chant sublime !
Toi qui fus l'hymne triomphal,
De l'abime
Montait encor ton fier signal.
Chant sublime !

Allons enfants de la patrie,
Le jour de deuil est arrivé !

L'espérance,
Peut-elle rentrer dans nos cœurs ?
Pauvre France,
Cache bien, cache à tes vainqueurs
l'Espérance !

Authorship

Note: the score gives the author of the text only as "E. M."


Researcher for this text: Johann Winkler

17. L'aïeule [sung text checked 1 time]

Que dit l'aïeule,
Quand elle est seule
Avec Loïs,
Fils de son fils ?
« O toi, ma force et ma faiblesse,
Joie et tourmant,
Tu me fais chérir ma vieillesse,
Mon doux amant.
Je suis ta servante, ô mon maître,
Heureuse de te voir heureux ;
Tu fais de moi ce que tu veux.
Dépêchons-nous ; bientôt peut-être
Grand' mère ne sera plus là.
Allons, Loïs, embrassez-la. »

Que dit l'aïeule,
Quand elle est seule
Avec Loïs,
Fils de son fils ?
« Garde-toi bien de leur redire
Ce que je dis :
Tu seras beau comme un sourire
Du paradis.
Je me figure que ta tête
Aura des rayons éclatants !
Toutes les femmes dans vingt ans
Se disputeront ta conquête !
Grand' mère ne sera plus là.
Allons, Loïs, embrassez-la. »

Que dit l'aïeule,
Quand elle est seule
Avec Loïs,
Fils de son fils ?
« Sois sage, mais pas trop en somme ;
Songe souvent
Qu'il faudra que tu sois un homme,
Petit enfant !
Mon descendant à barbe blonde
Sera fier avec les puissants,
Benin avec les innocents
Et loyal envers tout le monde.
Grand' mère ne sera plus là.
Allons, Loïs, embrassez-la. »

Que fit l'aïeule ?
Elle était seule
Avec Loïs,
Fils de son fils.
Tout en berçant l'enfant qu'elle aime
Sur ses genoux,
Le sommeil la prit elle-même
Profond et doux ;
On eût dit qu'elle allait rejoindre
Avec un ange entre les bras,
Ceux qui dont endormis là-bas.
Mais quand le matin vint à poindre,
Son âme, hélas ! n'était plus là.
Allons, Loïs, embrassez-la !

Authorship

Researcher for this text: Johann Winkler

18. Le vieux Guillaume [sung text not yet checked]

Subtitle: Légende Bretonne

Le vieux sorcier, le vieux Guillaume
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

19. Le message [sung text not yet checked]

Tu pars pour ce pays heureux
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

20. Le vin du Rhin [sung text checked 1 time]

Vin allemand qui nais dans les cailloux,
A l'Etranger tu peux t'en faire accroire,
Mais tu n'es pas pour être bu par nous.
Va donc ailleurs te faire boire !
Avec le Rhin, 
ton fleuve souverain,
Que vers le Nord ton flot s'épanche,
Vin sans couleur,
Vin sans chaleur,
Vin sans valeur,
Piquette blanche !

Le vin du Rhin n'est pas fils du soleil ;
L'été pour lui n'est qu'un brumeux automne.
Il peut donner la fièvre ou le sommeil,
Il n'a jamais grisé personne.
De tes buveurs
Mystiques et rêveurs,
Que par toi le gosier s'étanche,
Vin sans couleur,
Vin sans chaleur,
Vin sans valeur,
Piquette blanche !

Le vin du Rhin ne parle pas au cœur ;
Son dieu Silène est une pâle nymphe.
C'est un liquide et non une liqueur ;
Il a moins de sang que de lymphe.
Certe on pourrait
Dans ton alcool discret
Elever la carpe et la tanche.
Vin sans couleur,
Vin sans chaleur,
Vin sans valeur,
Piquette blanche !

Vin allemand, que ton Rhin soit sacré !
Que son eau claire allonge ton flot terne !
Notre Bourgogne a son pouilly doré,
Notre Bordeaux a son sauterne.
Coulez en paix
Sous vos châteaux épais.
Souvenez-vous que la tour penche,
Eau sans couleur,
Jus sans chaleur,
Vin sans valeur,
Piquette blanche !

Authorship

See other settings of this text.

Researcher for this text: Johann Winkler

21. Marche vers l'avenir [sung text not yet checked]

Dans le chemin de la vertu
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

22. Discrétion [sung text not yet checked]

Ne le dis pas à ton ami
Le doux nom de ta bien-aimée
S’il allait sourire à demi,
Ta pudeur serait alarmée.

Ne le dis pas à ton papier,
Quand tout bas la Muse t’invite :
L’œil curieux peut épier
La confidence à peine écrite.

Ne le trace pas, au soleil,
Sur le sable, le long des grèves ;
Ne le dis pas à ton sommeil,
Qui pourrait le dire à tes rêves ;

Ne le dis pas à cette fleur,
Qui de ses cheveux glisse et tombe ;
Et, s’il faut mourir de douleur,
Ne le dis pas même à la tombe :

Car ni l’ami n’est assez pur,
Ni la fleur n’est assez discrète,
Ni le papier n’est assez sûr,
Pour ne pas trahir le poète;

Ni le flot qui monte assez prompt
Pour couvrir la trace imprimée,
Ni le sommeil assez profond,
Ni la tombe assez bien fermée !

Authorship

See other settings of this text.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

23. Bonjour Suzon ! [sung text not yet checked]

Bonjour Suzon, ma fleur des bois !
Es-tu toujours la plus jolie ?
Je reviens, tel que tu me vois,
D'un [grand]1 voyage en Italie,
Du paradis j'ai fait le tour ;
J'ai fait des vers, [j'ai fait]2 l'amour.
Mais que t'importe ?
Je passe devant ta maison ;
  Ouvre ta porte.
  Bonjour, Suzon !

Je t'ai vue au temps des lilas.
Ton cœur joyeux venait d'éclore.
Et tu disais : "je ne veux pas,
Je ne veux pas qu'on m'aime encore."
Qu'as-tu fait depuis mon départ ?
Qui part trop tôt revient trop tard.
Mais que m'importe ?
Je passe devant ta maison ;
  Ouvre ta porte.
  Bonjour, Suzon !

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Michael P. Rosewall) , "Good Day, Susanne", copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission

View original text (without footnotes)
1 Garnier: "long" 2 Pessard: "chanté"

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Johann Winkler

24. Ce que j'aime [sung text not yet checked]

J'aime la splendeur de la nuit
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

25. Le pressoir [sung text not yet checked]

Au pressoir, le vin coule
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship