Mélodies

Song Cycle by Otto Bouwens van der Boijen (1872 - 1922)

Word count: 689

1. Sonnet [sung text not yet checked]

J'ai perdu ma force et ma vie,
[Et]1 mes amis et ma gaieté ;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.

Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie ;
[Quand je l'ai comprise et sentie]2,
J'en étais déjà dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.

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  • ENG English (Garrett Medlock) , copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission

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1 omitted by Liszt.
2 Liszt: "Quand je l'ai comprise, quand je l'ai sentie"

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2. Les papillons [sung text not yet checked]

Les papillons couleur de neige
Volent par essaims sur la mer ;
Beaux papillons blancs, quand pourrai-je
Prendre le bleu chemin de l'air ?

Savez-vous, ô belle des belles,
Ma bayadère aux yeux de jais,
S'ils me [pouvaient]1 prêter leurs ailes,
Dites, savez-vous où j'irais ?

Sans prendre un seul baiser aux roses,
À travers vallons et forêts,
J'irais à vos lèvres mi-closes,
Fleur de mon âme, et j'y mourrais.

Authorship

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  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Motýli"
  • ENG English (Peter Low) , no title, copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Amy Pfrimmer) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission

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Note: this poem was titled "Pantoum" in L'Eldorado and Fortunio, and titled "Les papillons" in other editions.

1 in some settings, "voulaient"; we will add further information when we obtain it.

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3. Letrilla [sung text not yet checked]

Enfant, pourquoi tant de parure,
Sur ton sein ces rouges colliers,
Ta clef d'argent à ta ceinture,
Ces beaux rubans à tes souliers ?

-- « La neige fond sur la montagne,
L'œil bleu du printemps nous sourit :
Je veux aller à la campagne
Savoir si le jasmin fleurit. »

Pour moi ni printemps ni campagne,
Pour moi pas de jasmin en fleur ;
Car une peine m'accompagne,
Car un chagrin me tient au cœur.

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4. Promenade [sung text not yet checked]

Dans ces bois qu’un nuage dore,
Que l’ombre est lente à s’endormir !
Ce n’est pas le soir, c’est l’aurore,
Qui gaîment nous semble s’enfuir ;
Car nous savons qu’elle va revenir. —
Ainsi, laissant l’espoir éclore,
Meurt doucement le souvenir.

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5. Au bord de la mer [sung text not yet checked]

La lune de ses mains distraites
A laissé choir, du haut de l'air,
Son grand éventail à paillettes
Sur le bleu tapis de la mer.

Pour le ravoir elle se penche
Et tend son beau bras argenté,
Mais l'éventail fuit sa main blanche,
Par le flot qui passe emporté.

Au gouffre amer, pour te le rendre,
Lune, j'irais bien me jeter,
Si tu voulais du ciel descendre,
Au ciel si je pouvais monter !

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6. Le silence de l'eau [sung text not yet checked]

Le grand jet d'eau qui sanglotait
Nuit et jour, âme inconsolée
Sous la voute à demi croulée
Est mort cette nuit et se tait

Et le vent fou qui l'insultait
Et chassait sa gerbe en volée
Mêle les feuilles de l'allée
A son silence qui chantait

Mais sa tristesse survit toute
Tandis qu'autrefois à goutte
Tressaillait l'écho de la voute.

Maintenant l'eau qui remuait
Semble un lac de pleurs sourds...
Écoute : il y rode un sanglot muet.

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7. Nocturne [sung text not yet checked]

La lune luit parmi les branches 
Sur la calme fraîcheur des eaux; 
Elle mêle ses roses blanches 
Aux longs cheveux verts des roseaux. 

Là-haut, dans la nuit qui se lève, 
Les cerfs cheminent à pas lents ; 
Un oiseau léger comme un rêve 
S'enfonce dans les joncs tremblants. 

Je marche en pleurant, tête basse, 
Et dans l'intime reposoir 
De mon cœur, ton souvenir passe, 
Doux comme un Angélus du soir.

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8. Les jours qui ne sont plus ! [sung text not yet checked]

Ces larmes, ces vaines larmes, je ne sais ce qu'elles veulent dire, — 
ces larmes qui, des profondeurs d'un désespoir divin, — 
jaillissent du cœur et s'amassent dans les yeux — 
à la vue des heureuses campagnes automnales, — 
à la pensée des jours qui ne sont plus. 
Frais comme le premier rayon flamboyant sur la voile — 
qui nous ramène nos amis du pays d'outre-mer ; — 
tristes comme le dernier rayon rougeoyant sur la voile — 
qui sombre avec tout ce que nous aimons ; — 
aussi tristes et aussi frais, les jours qui ne sont plus ! — 
Oh! tristes, étranges comme, dans une aube obscure, — 
le gazouillement des oiseaux qui s'éveillent — 
l'est pour l'oreille d'un mourant, — 
lorsque aux yeux du mourant la fenêtre, avec lenteur, devient un carré pâle; — 
aussi tristes, aussi étranges, les jours qui ne sont plus. 
Chers comme les baisers rappelés après la mort, — 
doux comme ceux qu'une imagination sans espoir — 
rêve de prendre sur des lèvres qui sont pour d'autres ; profonds comme l'amour, — 
comme le premier amour, et farouches de regrets; — 
ô Mort dans la Vie, les jours qui ne sont plus!

Authorship

Based on

Confirmed with Triomphe de la Mort, par G. D'Annunzio, traduit de l'Italien par G. Hérelle, Paris, Calman-Lévy, 1921, pages 165-166.


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9. Enfants [sung text not yet checked]

Il luit dans l'oeil bleu des enfants
 . . . . . . . . . .

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Authorship

10. Les absents [sung text not yet checked]

Les absents qu'on pleure le plus
 . . . . . . . . . .

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Authorship