20 Mélodies, Vol. I

by Giulio Alary (1814 - 1891)

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1. L'étranger [sung text not yet checked]

II a passé comme un nuage, 
Comme un flot rapide en son cours ; 
Mais mon cœur garde son image 
  Toujours.

Mais son regard, plein de tendresse,
A rencontré mes yeux ravis,
Et depuis ce moment d ivresse 
  Je vis ! 

Et ma pensée aventureuse 
D'un rêve se laisse charmer ;
Je l'aime... et je me sens heureuse 
  D'aimer.

Mais parfois aussi je me livre,
Hélas ! au plus cruel ennui,
Quand je songe qu'il me faut vivre 
  Sans lui ! 

Quoi ! cette âme que j ai rêvée, 
Que longtemps j'ai cherchée en vain,
Cette sœur... je l'avais trouvée 
  Enfin !

Je l'avais trouvée ! ... ô martyre ! 
Affreux tourment que j'offre à Dieu ! 
Je la trouve... et c'est pour lui dire : 
  Adieu !

Pourtant, si le Ciel nous protége...
II était si pur, notre amour !
Peut-être encor le reverrai-je
   Un jour.

Oh ! qu'un moment je le revoie,
Qu'un moment j'ose le chérir...
Oui, dussé-je de tant de joie 
  Mourir !

Authorship

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Confirmed with &Oelig;uvres complètes de madame Émile de Girardin, née Delphine Gay, Paris, Henri Plon, 1861, pages 359-360.


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2. Les jeunes rêves d'amour [sung text not yet checked]

Ils sont passés, les songes pleins de charmes
 . . . . . . . . . .

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Authorship

Based on

3. Plaisir d'amour [sung text not yet checked]

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment:
Chagrin d'amour dure toute la vie.

J'ai tout quitté pour l'ingrate Sylvie;
Elle me quitte et prend un autre amant.

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment:
Chagrin d'amour dure toute la vie.

"Tant que cette eau coulera doucement
Vers ce ruisseau qui borde la prairie,
Je t'aimerai," me répétait Sylvie,
L'eau coule encor, elle a changé pourtant.

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment:
Chagrin d'amour dure toute la vie.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Barbara Miller) , "The pleasure of love", copyright © 2004, (re)printed on this website with kind permission

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4. Marie-Stuart [sung text not yet checked]

  (On suppose que la scène se passe dans la prison 
  de Teukbury pendant la nuit qui précéda le jour où
  l'infortunée reine d'Écosse périt sur l'échafaud.)

  Quelle nuit !... quel songe pénible !...
  J'achève un douloureux sommeil !
Hélas ! la vérité, plus triste, plus terrible, 
    M'attendait au réveil ! 
  Dans les fers je m'agite encore :
Mais le trépas bientôt les brise sans retour.
  Le premier rayon de l'aurore 
  Doit éclairer mon dernier jour.

  Dans la profondeur des nuages
  J'entends la foudre retentir ;
  Le ciel, par la voix des orages,
  De mon destin vient m'avertir. 
  Autour de ma retraite obscure,
  Les vents avec un long murmure 
Ont répété ces mots... Marie, il faut mourir !...
    Après tant de souffrance,
Un supplice cruel, voilà mon espérance ! 
  Recevez mes tristes adieux,
  Voûtes sombres, séjour d'alarmes, 
    Muets témoins des larmes
    Qui coulent de mes yeux.

  Adieu, si doux pays de France1,
  Berceau de mon heureuse enfance, 
  D'où le sort voulut me bannir :
      Ô ma patrie
      La plus chérie,
      Donne à Marie 
      Un souvenir.

Et toi, de mes tourments artisan détestable,
Perfide Élisabeth, tu jouis de mes pleurs ! 
    Dix-huit ans de malheurs
  De ta vengeance infatigable
  N'ont pu désarmer les fureurs ! 
  Viens assister à mon supplice ;
  Que mon trépas comble tes vœux ;
  Et par le plus lâche artifice,
  Que ta haine encor me noircisse
    Chez nos derniers neveux.

Tu ne saurais tromper la justice éternelle,
Indulgente à l erreur et terrible aux forfaits ;
  Tu lui rendras compte cruelle,
  Des maux affreux que tu m'as faits.
  Que vois-je !... une clarté fatale
  A pénétré dans cette tour !...
  Et déja l'aube matinale
  Au monde ramène le jour.

  J'écoute... on approche... on m'appelle !...

  C'est la mort qui s'offre à mes yeux !
Un dieu met dans mon sein une force nouvelle ;
Mon ame s'affranchit de sa chaîne mortelle,
Et, brillante d'espoir, s'élève vers les cieux2. 

Authorship

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Confirmed with &Oelig;uvres complètes d'Étienne Jouy, Paris, Imprimerie de Jules Didot ainé, 1823, pages 206-208.

1 note from the poem's edition: "Les vers italiques sont de Marie Stuart elle-même."
2 note from the poem's edition: "Ces quatre scènes lyriques ont été composées pour être mises en musique par les jeunes élèves et pour les concours académiques."

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5. Le papillon et la fleur [sung text not yet checked]

La pauvre fleur disait au papillon céleste :
- Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d'eux,
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! - Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t'en vas encore
Luire ailleurs.
[Aussi]1 me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) (Marike Lindhout) , no title, copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Peter Low) , no title, copyright © 2001, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Elena Mariani) , no title, copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Mercedes Vivas) , no title, copyright © 2006, (re)printed on this website with kind permission

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1 Cogni: "Ainsi"

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Andrew Schneider [Guest Editor]

6. Un secret [sung text not yet checked]

Si vous croyez que je vais dire
   Qui j'ose aimer,
Je ne saurais, pour un empire,
   Vous la nommer.

Nous allons chanter à la ronde,
   Si vous voulez,
Que je l'adore et qu'elle est blonde
   Comme les blés.

Je fais ce que sa fantaisie
   Veut m'ordonner,
Et je puis, s'il lui faut ma vie,
   La lui donner.

Du mal qu'une amour ignorée
   Nous fait souffrir,
J'en porte l'âme déchirée
   Jusqu'à mourir.

Mais j'aime trop pour que je die
   Qui j'ose aimer,
Et je veux mourir pour ma mie
   Sans la nommer.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Laura Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission

First published in La revue des deux mondes, November 1, 1835, in Comédies et Proverbes, "Le Chandelier", Act II, Scene 3.


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7. Viens [sung text not yet checked]

Quand la nuit étend ses voiles
 . . . . . . . . . .

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Authorship

8. La chanson de l'amoureux [sung text not yet checked]

Allons au prés, ma belle reine
 . . . . . . . . . .

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Authorship

9. Tu ne saurais m'oublier [sung text not yet checked]

En vain au plaisir qui l'entraîne
Tu livres ton cœur agité,
Celui qui cause tant de peine
N'a point de sincère gaîté.
En vain, soumis à d'autres charmes,
Ton bonbeur veut m'humilier,
Dans tes yeux j'ai surpris des larmes ;
Ah ! tu ne saurais m'oublier !

Cette voix qui savait te plaire,
Ce regard qui te séduisait,
Et cette jalouse colère
Qu'un mot de ta bouche apaisait ;
Ce nom que le fer de tes armes
Grava sur le vert peuplier,
Ces chants qui font couler tes larmes,
Tu ne saurais les oublier.

Jamais dans une àme plus pure
Tu n'allumeras tant d'amour !
Jamais la crainte du parjure
N'alarmera moins ton retour.
Ils avaient pour toi trop de charmes,
Les serments que tu veux nier ;
Je t'ai vu trop fler de mes larmes,
Tu ne saurais les oublier.

Authorship

Confirmed with Napoline, Poëme, Paris, Librairie de Charles Gosselin, 1834, pages 259-261.


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10. M'oublierez-vous? [sung text not yet checked]

M'oublierez-vous que j'ai vu si tendre
 . . . . . . . . . .

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11. Le petit frère [sung text not yet checked]

De ma sainte patrie
J'accours vous rassurer.
Sur ma tombe fleurie,
Mes sœurs, pourquoi pleurer ?
Dans son affreux mystère,
La mort a des douceurs ;
Je vous vois sur la terre :
Ne pleurez point, mes sœurs.

Dans les Cieux je suis ange,
Et je veille sur vous ;
Ma joie est sans mélange,
Car je fus humble et doux.
Des saintes immortelles
Je suis le protégé ;
Dieu m'a donné des ailes,
Mais ne m‘a point changé.

Ma souffrance est passée,
Et mes pleurs sont taris ;
Ma main n‘est plus glacée,
Je joue et je souris ;
Mon regard est le même,
Et j'ai la même voix ;
Mon cœur d'ange vous aime,
Mes sœurs, comme autrefois.

J'ai la même figure
Qui charmait tant vos yeux ;
La même chevelure
Orne mon front joyeux,
Mais ces boucles coupées,
Au jour de mon trépas
De vos larmes trempées,
Ne repousseront pas !

Le Ciel est ma demeure,
J'habite un palais d'or ;
Nous puisons à toute heure
Dans l'éternel trésor ;
Un fil impérissable
A tissé nos habits ;
Nous jouons sur un sable
D'opale et de rubis.

Là-haut dans des corbeilles
Les fleurs croissent sans art
Les méchantes abeilles
Là-haut n'ont point de dard ;
Les roses qu‘on effeuille
Peuvent encor fleurir,
Et les fruits que l'on cueille
Ne font jamais mourir.

Les anges de mon âge
Connaissent la sommeil :
Je dors sur un nuage,
Dans un berceau vermeil ;
J'ai pour rideau le voile
De la vierge d‘amour ;
Ma lampe est une étoile
Qui brille jusqu'au Jour.

Le soir, quand la nuit tombe,
Parmi vous je descends ;
Vous pleurez sur ma tombe ;
Vos larmes, je les sens.
Caché parmi les pierres
De ce funèbre lieu,
J'écoute vos prières,
Et je les porte à Dieu.

Oh ! cessez votre plainte,
Ma mère, croyez-moi ;
Vous serez une sainte,
Si vous gardez la foi.
C'est un mal salutaire
Que perdre un nouveau-né .
Aux larmes d'une mère
Tout sera pardonné !

Authorship

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Confirmed with Poésies complètes, Madame Emile de Girardin (Delphine Gay), Librairie nouvelle (Paris) , 1856, pages 330-332


Researcher for this text: Guy Laffaille [Guest Editor]

12. Quand vous passez [sung text not yet checked]

Jours de printemps, dont l'aspect radieux
 . . . . . . . . . .

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13. Les deux nids [sung text not yet checked]

Une hirondelle à ma fenêtre Bâtissait son nid printanier
 . . . . . . . . . .

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Authorship

14. La fleur du souvenir [sung text not yet checked]

On m'a conté qu'en Helvétie,
Louise, une fleur à la main,
Avec Lisbeth, sa douce amie,
Un jour, s'était mise en chemin :
« Bon ermite, assis sur la pierre,
Disait-elle, dans ta prière 
    Souviens-toi
      De moi !»

Advint qu'en sa route orageuse
Je ne sais quel pressentiment
Troubla la belle voyageuse,
Qui soupira profondément :
«Hélas ! dit-elle à son amie,
Avant toi si je perds la vie,
    Souviens-toi
      De moi !»

Soudain l'avalanche sauvage
Roule et l'entraîne dans son sein.
Jetant alors sur le rivage
La fleur qu'elle tenait en main : 
« Adieu, dit-elle, mon amie ;
Garde bien cette fleur chérie ;
    Souviens-toi
      De moi !»

Lisbeth veut suivre son amie :
Au trépas elle veut courir ;
Mais on la retient à la vie :
Vivre, ah ! pour elle c'est mourir.
Elle garda la fleur fidèle,
Et, depuis, cette fleur s'appelle 
    Souviens-toi
      De moi !

Authorship

Confirmed with Œuvres de Millevoye, Paris, A. Quantin, 1880, pages 230-1


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15. La confession [sung text not yet checked]

Mon père, il me disait : Âme fraîche et gentille
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16. Félicie [sung text not yet checked]

[ ... ]
Ce ruisseau dont l'onde pure S'échappe tout près de moi, Si j écoute son murmure, Je crois qu'il parle de toi. Partout je vois mon amie, Sans songer, dans ma douleur, Que ma chère Félicie N'est ici que dans mon cœur.

Authorship

Confirmed with Nouvelles de M. de Florian, ed. by C. Schnabel, Verlag von Julius Klinkhardt, Leipzig, 1847, pages 130-131.


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17. Si [sung text not yet checked]

Si j'étais ange, je voudrais
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18. Oiseau, source, soleil [sung text not yet checked]

Dans mon âme, il est un bocage
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19. L'amitié [sung text not yet checked]

Toi que d'amour j'aimerais pour la vie,
Si pour l amour tu n'étais sans pitié ! 
Songe-s-y bien, près d'aussi belle amie 
Comme d'amour on brûle d'amitié.

De mes transports si ta raison murmure,
Je fais serment d'en cacher la moitié,
Et je saurai sans devenir parjure,
Jusqu'au tombeau t'adorer d'amitié.

Frivole amant, je cherchais des amantes ;
Mais je t'ai vue et j'ai tout oublié.
A tes genoux, sur tes lèvres charmantes,
Oh ! laisse-moi m'enivrer d'amitié !

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Confirmed with Œuvres de Millevoye, Paris, H. Fournier, 1840, pages 257-258.


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20. La page blanche [sung text not yet checked]

Sur cette page blanche où mes vers vont éclore,
Qu'un regard quelquefois ramène votre cœur.
De votre vie aussi la page est blanche encore; 
Que ne puis-je y graver un seul mot : Le bonheur !

Authorship

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Confirmed with Œuvres complètes de Lamartine: Épîtres et poésies diverses. Recuillements poétiques, Tome cinquième. Paris, chez l'auteur, 1860, p. 225


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