Chants d'autrefois: recueil des premières mélodies de V. Massé

by Victor Massé (1822 - 1884)

Word count: 1775

1. Mignonne [sung text not yet checked]

  Mignonn', allon voir si la rose
Qui ce matin avoit declose
Sa robe de pourpr' au soleil,
A point perdu, cette vesprée,
Le plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

  Las, voyés comm' en peu d'espace,
Mignonn', ell' a dessus la place,
Las, las, ses beautés laissé cheoir!
Ô vrayement maratre nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure,
Que du matin jusques au soir!

  Donc, si vous me croiés, mignonne:
Tandis que vostr' age fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillés, cueillés vostre jeunesse,
Comm' à cette fleur, la viellesse
Fera ternir vostre beauté.

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  • ENG English (Faith J. Cormier) , "Mignonne", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission

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Modernized version (used by Chaminade, Manduell, Wagner, and perhaps others):
Mignonne, allons voir si la rose,
Qui ce matin avait desclose
Sa robe de pourpre au soleil,
N'a point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée
Et son teint au vôtre pareil.

Las! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a, dessus la place,
Las! Las! ses beautés laissé cheoir!
Ô vraiment marâtre nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure,
Que du matin jusques au soir!

[Or donc, écoutez-moi,]1 Mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
[En]2 sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse:
[Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.]3
1 Chaminade, Manduell: "Donc, si vous m'en croyez" (So if you believe me)
2 Chaminade: "Dans"
3 Manduell: "Comme à ceste fleur la vieillesse/ Fera ternir vostre beauté."

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2. Félicité passée [sung text not yet checked]

Les Cieux inexorables
Me sont si rigoureux,
Que les plus misérables,
Se comparant à moi, se trouveraient heureux.

Mon lit est de mes larmes
Trempé toute les nuits,
Et ne peuvent ses charmes,
Lors mêmes que je dors, endormir mes ennuis.

Si je fais quelque songe,
J'en suis épouvanté ;
Car, même son mensonge
Exprime de mes maux la triste verité.

Tout paix, toute joie
A pris de moi congé,
Laissant mon âme en proie
A cent mille soucis dont mon cœur est rongé.

L'ingratitude paye
Ma fidelle amitié :
La calomnie essaye
A rendre mes tourmens indignes de pitié. 

En un cruel orage
On me laisse périr ;
Et courant au naufrage,
Je vois chacun me plaindre, & nul me secourir.

Et ce qui rend plus dure
La misere où je vi,
C'est ès maux que j'endure,
La mémoire de l'heur que le Ciel m'a ravi.

Félicité passée,
Qui ne peux revenir,
Tourment de ma pensée,
Que n'ai-je en te perdant perdu le souvenir !

Authorship

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  • ENG English (David Wyatt) , "Sad song", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission

Confirmed with Annales poétiques, depuis l'origine de la poésie françoise, Tome 13, Paris, chez les Editeurs, rue Saint-Nicaise, vis-à-vis le Magalin de l'Opéra ; et chez Delalain l'aîné, Libraire, rue Saint-Jacques, 1779, pages 31-32

See also Bertaut's Complainte, in which the refrain is the same as this poem's final stanza.


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3. La chanson du vanneur de blé [sung text not yet checked]

À vous, [trouppe]1 légère,
  Qui d'aile passagère
    Par le monde volez,
Et, d'un sifflant murmure
  L'ombrageuse verdure
    Doulcement esbranlez,

J'offre ces violettes,
  Ces lis, et ces fleurettes,
    Et ces roses icy,
Ces vermeillettes roses,
  Tout freschement écloses,
    Et ces oeilletz aussi.

De vostre doulce halaine
  Éventez ceste plaine,
    Éventez ce séjour:
Ce pendant que j'ahanne
  À mon blé, que je vanne
    À la chaleur du jour.

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  • ENG English (David Jonathan Justman) , "From a winnower of wheat to the winds", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission

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1 Altès, Moret: "ombre"; further changes may exist not shown above.

Modernized spelling:

À vous, trouppe légère,
  Qui d'aile passagère
    Par le monde volez,
Et, d'un sifflant murmure
  L'ombrageuse verdure
    Doucement ébranlez,

J'offre ces violettes,
  Ces lis, et ces fleurettes,
    Et ces roses ici,
Ces vermeillettes roses,
  Tout fraichement écloses,
    Et ces oeillets aussi.

De votre douce haleine
  Éventez cette plaine,
    Éventez ce séjour:
Ce pendant que j'ahanne
  À mon blé, que je vanne
    À la chaleur du jour.


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4. Avril [sung text not yet checked]

Avril, l'honneur [et]1 des bois
    Et des mois:
Avril, la douce espérance
Des fruicts qui sous le coton
    Du bouton
Nourissent leur jeune enfance.
 
Avril, l'honneur des prez verds,
    Jaunes, pers,
Qui d'une humeur bigarrée
Emaillent de mille fleurs
    De couleurs,
Leur parure diaprée.
 
Avril, l'honneur des soupirs
    Des Zéphyrs,
Qui sous le vent de leur ælle
Dressent encor és forests
    Des doux rets,
Pour ravir Flore la belle.
 
Avril, c'est ta douce main
    Qui du sein
De la nature desserre
Une moisson de senteurs,
    Et de fleurs,
Embaumant l'Air et la Terre.
 
Avril, l'honneur verdissant,
    Florissant
Sur les tresses blondelettes
De ma Dame et de son sein,
    Tousjours plein
De mille et mille fleurettes.
 
Avril, la grace, et le ris
    De Cypris,
Le flair et la douce haleine:
Avril, le parfum des Dieux,
    Qui des cieux
Sentent l'odeur de la plaine.
 
C'est toy courtois et gentil,
    Qui d'exil
Retires ces passagéres,
Ces arondelles qui vont,
    Et qui sont
Du printemps les messagéres.
 
L'aubespine et l'aiglantin,
    Et le thym,
L'œillet, le lis et les roses
En ceste belle saison,
    A foison,
Monstrent leurs robes écloses.
 
Le gentil rossignolet,
    Doucelet,
Découpe dessous l'ombrage
Mille fredons babillars,
    Frétillars,
Au doux chant de son ramage.
 
C'est à ton heureux retour
    Que l'amour
Souffle à doucettes haleines,
Un feu croupi et couvert,
    Que l'hyver
Receloit dedans nos veines.
 
Tu vois en ce temps nouveau
    L'essaim beau
De ces pillardes avettes
Volleter de fleur en fleur,
    Pour l'odeur
Qu'ils mussent en leurs cuissettes.
 
May vantera ses fraischeurs,
    Ses fruicts meurs,
Et sa feconde rosée,
La manne et le sucre doux,
    Le miel roux,
Dont sa grace est arrosée.
 
Mais moy je donne ma voix
    A ce mois,
Qui prend le surnom de celle
Qui de l'escumeuse mer
    Veit germer
Sa naissance maternelle.

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  • ENG English (Bertram Kottmann) , "April", copyright © 2006, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , "April", copyright © 2006, (re)printed on this website with kind permission

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Leguerney uses a modernized version: fruicts -> fruits ; prez verds -> prés verts

1 omitted by Godard

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5. Icare [sung text not yet checked]

Icare [est chu ici]1, le jeune audacieux,
Qui pour voler au Ciel eut assez de courage :
Ici tomba son corps degarni de plumage,
Laissant tous braves coeurs de sa chute envieux.

Ô bienheureux travail d'un esprit glorieux,
Qui tire un si grand gain d'un si petit dommage !
Ô bienheureux malheur, plein de tant d'avantage
Qu'il rende le vaincu des ans victorieux !

Un chemin si nouveau n'étonna sa jeunesse,
Le pouvoir lui faillit, mais non la hardiesse ;
Il eut, pour le brûler, des astres le plus beau.

Il mourut poursuivant une haute aventure,
Le ciel fut son désir, la mer sa sépulture :
Est-il plus beau dessein, ou plus riche tombeau ?

Authorship

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1 Garner, Massé: "ici tomba"; further changes may exist not shown above.

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6. L'aubespin [sung text not yet checked]

Bel aubespin verdissant,
  Fleurissant
Le long de ce beau rivage,
Tu es vestu jusq'au [bas]1
  Des longs bras
D'une lambrunche sauvage.

Deux camps drillantz de fourmis
  Se sont mis
En garnison soubz ta souche ;
Et dans ton tronc mi-mangé,
  Arrangé,
Les avettes ont leur couche.

Le gentil rossignolet
  Nouvelet,
Avecque sa bien aymée,
Pour ses amours aleger
  Vient loger
Tous les ans [dans]2 ta ramée:

[Sur ta cyme]3 il fait son ny
  Bien garny
De laine et de fine soye,
Où ses petitz [esclorront]4,
  Qui seront
De mes mains la douce proye.

Or vy, gentil aubespin,
  Vy sans fin,
Vy sans que jamais tonnerre,
Ou la coignée, ou les vens,
  Ou les tems
Te [puissent]5 ruer par terre.

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  • ENG English (David Wyatt) , "Ode", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission

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1 Janequin: "bras" (possibly a typo)
2 Hawley: "en"
3 Hawley: "Dans laquelle"
4 Hawley: "s'eclorront"
5 Janequin: "puisse"
Modernized version (used by Rivier and Leguerney)
Bel aubépin, verdissant, 
  Fleurissant 
Le long de ce beau rivage, 
Tu es vêtu jusqu'au bas 
  [Des longs]1 bras 
D'une lambruche sauvage. 

Deux camps drillants de fourmis 
Se sont mis 
En garnison sous ta souche; 
Et dans ton tronc mimangé, 
Arrangé, 
Les avettes ont leur couche. 

Le gentil rossignolet 
Nouvelet, 
Avecque sa bien-aimée, 
Pour ses amours alléger 
Vient loger 
Tous les ans [en]2 ta ramée. 

Sur ta cime il fait son nid 
Bien garni 
De laine et de fine soie, 
Où ses petits écloront, 
Qui seront 
De mes mains la douce proie. 

Or vis, gentil aubépin, 
Vis sans fin, 
Vis sans que jamais tonnerre, 
Ou la cognée, ou les vents, 
Ou les temps
Te puissent ruer par terre.

1 Leguerney: "De tes"
2 Rivier: "dans"

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7. Une fontaine [sung text not yet checked]

Cette fontaine est froide, et son eau doux-coulante,
la couleur d'argent, semble parler d'Amour;
Un herbage mollet reverdit tout autour, 
Et les aunes font ombre à la chaleur brûlante.

Le feuillage obéit à Zéphyr qui l'évente,
Soupirant, amoureux, en ce plaisant séjour;
Le soleil clair de flamme est au milieu du jour,
Et la terre se fend de l'ardeur violente.

Passant, par le travail du long chemin lassé
Brûlé de la chaleur et de la soif pressé, 
Arrête en cette place où ton bonheur te mène;
L'agréable repos ton corps délassera,

L'ombrage et le vent frais ton ardeur chassera,
Et ta soif se perdra dans l'eau de la fontaine.

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  • ENG English (Judith Kellock) , "On a fountain", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

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8. Épicurienne [sung text not yet checked]

Pour boire dessus l'herbe tendre
Je veux sous un laurier m'étendre,
Et veux qu'Amour, d'un petit brin
Ou de lin ou de chènevière
[Trousse au flanc]1 sa robe légère,
[Et, mi-nue,]2 me verse du vin.

[L'incertaine vie]3 de l'homme
De jour en jour se roule comme
Aux rives se roulent les flots :
Puis après notre heure dernière
Rien [de nous ne]4 reste en la bière
[Qu'une vieille carcasse d'os]5.

Je [ne]6 veux, selon la coutume,
Que d'encens ma tombe on parfume,
Ni qu'on y verse des odeurs ;
Mais [tandis] que je suis envie,
J'ai de me parfumer envie,
Et de me couronner de fleurs7,

De moi-même je me veux faire
L'héritier pour me satisfaire ;
Je ne veux vivre pour autrui.
Fol le Pélican qui se blesse
Pour les siens, et fol qui se laisse
Pour les siens travailler d'ennui.

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  • ENG English (David Wyatt) , "To drink upon the tender grass", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Linda Godry) (Heide Wiesner) , "Ein Glas auf weichem Gras zu trinken", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission

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1 Gouvy: "Relève"
2 Gouvy: "Et gaiment"
3 Gouvy: "La vie incertaine"
4 Gouvy: "ne nous"
5 Gouvy: "Que la poussière de nos os"
6 omitted by Gouvy.
7 Gouvy adds here:
Qu'on verse des odeurs !
Qu'on me qouronne de fleurs !

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9. Robin Gray [sung text not yet checked]

Quand les moutons sont dans la bergerie,
Que le sommeil aux humains est si doux,
Je pleure, hélas! les chagrins de ma vie,
Et près de moi dort mon bon vieux époux.

Jame m'aimait; pour prix de sa constance,
II eut mon cœur: mais Jame n'avait rien;
Il s'embarqua, dans la seule espérance
A tant d'amour de joindre un peu de bien.

Après un an notre vache est volée;
Le bras cassé, mon père rentre un jour;
Ma mère était malade et désolée,
Et Robin Gray vint me faire la cour.

Le pain manquait dans ma pauvre retraite;
Robin nourrit mes parens malheureux :
La larme à l'œil, il me disait: Jeannette,
Épouse moi, du moins pour l'amour d'eux.

Je disais: Non, pour Jame je respire.
Mais son vaisseau sur mer vint à périr...
Et j'ai vécu ! Je vis encor peur dire:
Malheur à moi de n'avoir pu mourir!

Mon père alors parla de mariage ;
Sans en parler, ma mère l'ordonna.
Mon pauvre cœur était mort du naufrage;
Ma main restait, mon père la donna.

Un mois après devant ma porte assise,
Je revois Jame... et je crus m'abuser.
C'est moi, dit-il, pourquoi tant de surprise?
Mon cher amour, je reviens t'epouser.

Ah! que de pleurs ensemble nous versâmes!
Un seul baiser, suivi d'un long soupir,
Fut notre adieu; tous deux nous repétâmes:
Malheur à moi de n'avoir pu mourir!

Je ne vis plus, j'écarte de mon âme
Le souvenir d'un amant si chéri:
Je veux tâcher d'être une bonne femme;
Le vieux Robin est un si bon mari!

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  • ENG English (Amy Pfrimmer) , "Robin Gray", copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission

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10. Consolation [sung text not yet checked]

[ ... ]

Le malheur de ta fille au tombeau descendue
Par un commun trépas,
Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
Ne se retrouve pas ?

Je sais de quels appas son enfance était pleine,
Et n'ai pas entrepris,
Injurieux ami, de soulager ta peine
Avecque son mépris.

Mais elle était du monde, où les plus belles choses
Ont le pire destin ;
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L'espace d'un matin.

Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
Elle aurait obtenu
D'avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
Qu'en fût-il advenu?

Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
Elle eût eu plus d'accueil ?
Ou qu'elle eût moins senti la poussière funeste
Et les vers du cercueil ?

Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
Ote l'âme du corps,
L'âge s'évanouit au deçà de la barque,
Et ne suit point les morts...

La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
On a beau la prier,
La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles,
Et nous laisse crier.

Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
Est sujet à ses lois ;
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
N'en défend point nos rois.

De murmurer contre elle, et perdre patience,
Il est mal à propos ;
Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
Qui nous met en repos.

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11. Souvenirs [sung text not yet checked]

Voici les lieux charmants où mon âme ravie
Passait à contempler Sylvie.
Les tranquille moments si doucement perdus!
Que je l'aimais alors! Que je la trouvais belle!
Mon coeur, vous soupirez au nom de l'infidèle!
Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus?

C'est ici que souvent errant dans les prairies,
Ma main des fleurs les plus chéries
Lui faisait des présents si tendrement reçus.
Que je l'aimais alors et comme elle était belle!
Mon coeur, vous soupirez au nom de línfidèle!
Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus?

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  • ENG English (Barbara Miller) , "Sylvia", copyright © 2004, (re)printed on this website with kind permission

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12. Adieux à la France [sung text not yet checked]

Adieu, plaisant pays de France,
ô ma patrie
La plus chérie,
Qui as nourri ma jeune enfance ;
Adieu, France ! adieu, mes beaux jours !
La nef qui disjoint nos amours
N'a cy de moi que la moitié ;
Une part te reste, elle est tienne.
Je la fie à ton amitié
Pour que de l?autre il te souvienne.

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