Cueillons la paquerette, La rose et le jasmin, Au jardin d'amourette, Le plus beau des jardins. Celui qui le cultive Est un enfant ailé Dont ma mère craintive Ne m'a jamais parlé. Ce jardinier fidèle Est roi de ce séjour ! Et l'on dit qu'il s'appelle L'amour ! Cueillons la paquerette...
Premier recueil de Mélodies
by Napoléon-Henri Reber (1807 - 1880)
2. Le Jardin
Text Authorship:
- by Alexandre Dumas Davy de la Pailleterie (1802 - 1870)
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]4. Ninette
Sur les flots de Sorrente, Quand ma barque indolente, Dans la nuit transparente Me berce tout rêveur, Aux vents du soir je jette Ton doux nom, ma Ninette ; Et l'écho ne répète Qu'un murmure moqueur. Car, sourde à ma tendresse, A ma voix qui te presse, Tu laisses ta jeunesse S'envoler sans retour ; Et le temps, ô ma belle, Emporte sur son aile, Et mon cœur qui t'appelle Et ton cœur sans amour ! Ninette, après ma vie, Ma pauvre âme banie Reviendra, ma chérie, Aimante comme moi ; Et, sur la plage assise Tu verras dans la brise Une forme indécise Flotter autour de toi. Peut-être alors pensive, Dans ta pitié tardive, Ta voix triste et plaintive M'appellera tout bas -- Mais mon âme qu'enlève Le souffle de la grève Passera comme un rêve, Et ne répondra pas.
Text Authorship:
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]8. La Captive
Si je n'étais captive, J'aimerais ce pays, Et cette mer plaintive, Et ces champs de maïs, Et ces astres sans nombre, Si le long du mur sombre N'étincelait dans l'ombre Le sabre des spahis. ... Pourtant j'aime une rive Où jamais des hivers Le souffle froid n'arrive Par les vitraux ouverts. L'été, la pluie est chaude, L'insecte verte qui rôde Luit, vivant émeraude, Sous les brins d'herbe verts. ... Dans ce palais de fées, Mon cœur, plein de concerts, Croit, aux voix étouffées Qui viennent des déserts, Entendre les génies Mêler les harmonies Des chansons infinies Qu'ils chantent dans les airs! J'aime de ces contrées Les doux parfums brûlants, Sur les vitres dorées Les feuillages tremblants, L'eau que la source épanche Sous le palmier qui penche, Et la cigogne blanche Sur les minarets blancs. ... Mais surtout, quand la brise Me touche en voltigeant, La nuit, j'aime être assise, Être assise en songeant, L'œil sur la mer profonde, Tandis que, pâle et blonde, La lune ouvre dans l'onde Son éventail d'argent.
Text Authorship:
- by Victor Hugo (1802 - 1885), "La captive", appears in Les Orientales, no. 9
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Korin Kormick) , "The captive", copyright © 2003, (re)printed on this website with kind permission
- SPA Spanish (Español) (Pablo Sabat) , copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission
Note: the text above is taken from stanzas 1,3,6-7,9 of the original text.
Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]11. Hai Luli !  [sung text not yet checked]
Je suis triste, je m'inquiète,
Je ne sais plus que devenir.
Mon [bon]1 ami devait venir,
Et je l'attends ici seulette.
Hai luli, hai luli,
[Qu'il fait donc triste sans mon ami]2 !
Je m'assieds pour filer ma laine,
[Le fil]3 se casse dans ma main :
Allons ! je filerai demain,
Aujourd'hui je suis trop en peine.
Hai luli, hai luli,
[Où peut donc être mon ami]4 ?
[ ... ]
Hélas ! je languis dans l'attente,
[Mon ami]5 se plaît loin de moi ;
Peut-être il me manque de foi,
[Auprès d'un nouvelle amante !]6
Hai luli, hai luli,
Aurais-je perdu mon ami ?
[Ah ! s'il est vrai qu'il soit volage]7,
[S'il doit un jour m'abandonner]8,
Le village n'a qu'à brûler
Et moi-même avec le village !
Hai luli, hai luli,
À quoi bon vivre [sans ami]9 ?
Text Authorship:
- by Xavier de Maistre, Comte (1763 - 1852), no title, written 1825?, appears in Les Prisonniers du Caucase, Paris, Éd. Dondey-Dupré père et fils, Ponthieu libraire, first published 1825
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (David Bamberger) , copyright © 2006, (re)printed on this website with kind permission
Confirmed with André le Breton, Le Roman Français au Dix-neuvième Siècle: première partie, avant Balzac, Genève-Paris: Slatkine Reprints, 1982, pages 227-228; also confirmed with Œuvres de Xavier de Maistre, Nouvelle Édition, Tours : Cattier, 1876, pages 233-235 (the last stanza shown above is not in this edition). We have omitted the spoken text between the sung parts shown above, taken from a conversation between Kascambo and Ivan.
Note: Coquard and Viardot-García spell "Hai luli" with an umlaut over the first 'i' : "Haï luli!"
1 Banck: "doux"2 Coquard: "Ah, qu'il fait triste sans mon ami"; Reber: "Qu'il fait triste sans son ami"; Viardot-García: "Où donc peut être mon ami"
3 Banck: "Elle"
4 Viardot-García: "Qu'il fait triste sans son ami"
5 Coquard, Reber: "Et l'ingrat"
6 in the 1876 edition of Maistre's works: "Et vainement je me lamente."
7 Viardot-García: "Si jamais il devient volage"
8 Banck: "Que loin il veuille s'en aller"
9 Viardot-García: "sans son ami"
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12. Chanson du pays
Dès que la grive est éveillée, Sur cette lande encor mouillée Je viens m'asseoir Jusques au soir ; Grand'mère de qui je me cache Dit : Loïc aime trop sa vache Oh ! nenni-da ! Mais j'aime la petite Anna. A son tour, Anna, ma compagne, Conduit derrière la montagne, Près des sureaux, Ses noirs chevreaux ; Si la montagne, où je m'égare, Ainsi qu'un grand mur nous sépare, Sa douce voix, Sa voix m'appelle au fond du bois. ... Encore ! encore ! Anna, ma belle ! Anna, c'est Loïc qui t'appelle ! Encore un son De ta chanson ! La chanson que chantent les lèvres, Lorsque pour amuser tes chèvres, Petite Anna, Tu danses ton gai ta-ra-la ! Oh ! te souvient-il de l'yeuse Où tu fuis, agile et rieuse, Quand tout à coup Parut le loup ? Sur l'yeuse encor, ma mignonne, Que parmi les oiseaux résonne Ta douce voix, Ta voix qui chante au fond du bois ! ...
Text Authorship:
- by (Julien) Auguste Plage Brizeux (1803?6 - 1858), "La chanson de Loïc", written 1835, appears in Marie, first published 1860
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Laura Stanfield Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
Note: the text above is taken from stanzas 1-2,5-6 of the original text.
Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]13. Guitare
Comment, disaient-ils, Avec nos nacelles, Fuir les alguazils ? -- Ramez, disaient-elles. Comment, disaient-ils, Oublier querelles, Misère et périls ? -- Dormez, disaient-elles. Comment, disaient-ils, Enchanter les belles Sans philtres subtils ? -- Aimez, disaient-elles.
Text Authorship:
- by Victor Hugo (1802 - 1885), "Autre guitare", appears in Les Rayons et les Ombres, no. 23, first published 1838
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- CAT Catalan (Català) (Salvador Pila) , copyright © 2022, (re)printed on this website with kind permission
- CHI Chinese (中文) (Yan-Jiang Che) , "“怎麼辦?” 他們問", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
- ENG English (Faith J. Cormier) , "How then, asked he", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
- ENG English [singable] (Anonymous/Unidentified Artist) , ""O how," murmured he"
- ENG English (Faith J. Cormier) , "How, asked the men", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
- GER German (Deutsch) [singable] ((Johann) Philipp Kaufmann)
15. L'Amour
Dans le sentier, la violette Epanche son urne discrète Sur les touffes des verts gazons. Viens, ma belle, et tous deux causons ! Avec des mots plus doux encore Que ces parfums qui de l'aurore Annoncent le joyeux retour, Viens ! ma belle, parlons d'amour ! Sous ces ombres entremêlés, Où, gazouillant dans les feuillées, La fauvette appelle nos pas, Viens, ma belle, et causons tout bas ; Avec des mots plus doux encore Que ces chansons qui de l'aurore Annoncent le joyeux retour, Viens ! ma belle, parlons d'amour ! Mais d'où vient que la violette A fermé son urne discrète ; Qu'effrayée au bruit de mes pas, La fauvette ne chante pas. C'est que maintenant dans la vie, Refermant mon âme trahie, Je marche seul au hasard, Le cœur éteint comme un viellard ! Ah ! C'est que l'encens des violettes, Le doux ramage des fauvettes Et le reflet doré du jour ; Hélas ! hélas ! c'était l'amour !
Text Authorship:
- by Louise Angelique Bertin (1805 - 1877), "L'Amour", appears in Glanes, in 2. Ballades, no. 9, Paris, Éd. A. René, first published 1842
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]17. La Fée Mélior
Subtitle: Ballade
Elle avait des yeux d'or, Des rubis en couronne, La belle fée Mélior, La belle fée Mélior. De la blanche Île-Dieu Mélior était baronne, Et dame de haut lieu, Et dame de haut lieu. Mais au fond de la mer Mélior avait un trône De velours et de fer, De velours et de fer. Elle attirait les gars, Les plus beaux gars d'Olonne, Au feu de ses regards, Au feu de ses regards. Mélior les emportait, Et la marée d'automne, Pâles les rapportait, Pâles les rapportait. Les gars en déconfort N'avaient trouvé personne, Personne que la Mort, Personne que la Mort.
Text Authorship:
- by Marc Jean Louis Fournier (1818 - 1879), no title
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]19. Chanson de Thibaut
Las ! si j'avois pouvoir d'oublier Sa beauté, sa beauté, son bien dire, Et son très-doux, très-doux regarder, Finirois mon martyre : Mais las ! mon cœur je n'en puis ôter, Et grand affolage à moi d'espérer : Mais tel servage Donne courage A tout endurer. Et puis, comment, comment oublier Sa beauté, sa beauté, son bien dire, Et son très-doux, très-doux regarder ? Mieux aime mon martyre.
Text Authorship:
- by François-Auguste Paradis de Moncrif (1687 - 1770), "Chanson" [an adaptation]
Based on:
- a text in Old French (Ancien français) by Thibaut Ier de Navarre (1201 - 1253)
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- ENG English (Grant Hicks) , copyright © 2026, (re)printed on this website with kind permission
Note: Reber uses modernized spellings in lines 1 ("j'avais") and 4 ("Finirais").
Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]20. Le Serment
Idole de ma vie,
Mon tourment, mon plaisir !
Dis-moi si ton envie
S'accorde à mon désir ?
Comme je t'aime en mes beaux jours,
Je veux t'aimer toujours.
...
Sois d'un cœur qui t'adore
L'unique souvenir ;
Je te promets encore
Ce que j'ai d'avenir.
Comme je t'aime en mes beaux jours,
Je veux t'aimer toujours.
Vers ton âme attirée
Par le plus doux transport,
Sur ta bouche adorée
Laisse-moi dire encor :
Comme je t'aime en mes beaux jours,
Je veux t'aimer toujours.
Text Authorship:
- by Marceline Desbordes-Valmore (1786 - 1859), "Le serment"
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Note: the text above is taken from stanzas 1,3-4 of the original text.
Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]21. Rosette
Rosette vermeillette
. . . . . . . . . .
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22. Le Voile de la châtelaine
Quand ton époux vieux et jaloux
. . . . . . . . . .
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23. À Marie  [sung text not yet checked]
Dieu qui sourit et qui donne Et qui vient vers qui l'attend, Pourvu que vous soyez bonne, Sera content. Le monde où tout étincelle, Mais où rien n'est enflammé, Pourvu que vous soyez belle, Sera charmé. Mon cœur, dans l'ombre amoureuse Où l'enivrent deux beaux yeux, Pourvu que tu sois heureuse, Sera joyeux.
Text Authorship:
- by Victor Hugo (1802 - 1885), no title, appears in Les Rayons et les Ombres, no. 41
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Sergey Rybin) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
Confirmed with Oeuvres poétiques de Victo Hugo, Paris, 1890.
Note: several editions of both the poem and some settings appear to have a typo in stanza 3, line 2, word 2: instead of "l'enivrent", they sometimes show "l'enivren" or "l'enivre".
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24. L'Hermite  [sung text not yet checked]
Puis que de uous ie n'ay aultre uisage, Ie m'en uois rendre Hermite en ung desert, Pour prier Dieu, si ung aultre vous sert, Qu'aultant que moy en uostre honneur soit sage. A Dieu amours, à Dieu gentil corsage, A Dieu ce tainct, à Dieu ces friants yeulx, Ie n'ay pas heu de uous grand aduantage : Vng moins aymant aura (peult estre) mieulx.
Text Authorship:
- by Clément Marot (1496 - 1544), no title, appears in L'adolescence Clémentine, in Chansons, no. 34
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- ENG English (Grant Hicks) , copyright © 2026, (re)printed on this website with kind permission
Confirmed with Clement Marot, Les oeuures de Clement Marot de Cahors, valet de chambre du roy, Lyon: Estienne Dolet, 1543, page 88r.
Modernized form used by Sandrin:
Puisque de vous je n'ai autre visage Je vais rendre ermite en un désert, Pour prier Dieu; si un autre vous sert Qu'autant que moi en votre honneur soit sage. Adieux Amours, adieu gentils corsage, Adieu ce teint, adieu ces friands yeux. Je n'ai pas eu de vous grands avantages. Un moins aimant aura, peut-être, mieux.
Modernized form used by Alary:
Puisque de vous je n'ai autre visage Je m'en vais rendre ermite en un désert, Pour prier Dieu, si un autre vous sert Qu'autant que moi en votre honneur soit sage. Adieu amours, adieu gentil corsage, Adieu ce teint, adieu ces friants yeux. Je n'ai pas eu de vous grand avantage. Un moins aimant aura peut-être mieux.
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26. Chanson de Fortunio
Si vous croyez que je vais dire Qui j'ose aimer, Je ne saurais, pour un empire, Vous la nommer. Nous allons chanter à la ronde, Si vous voulez, Que je l'adore et qu'elle est blonde Comme les blés. Je fais ce que sa fantaisie Veut m'ordonner, Et je puis, s'il lui faut ma vie, La lui donner. Du mal qu'une amour ignorée Nous fait souffrir, J'en porte l'âme déchirée Jusqu'à mourir. Mais j'aime trop pour que je die Qui j'ose aimer, Et je veux mourir pour ma mie Sans la nommer.
Text Authorship:
- by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Chanson de Fortunio", written 1835, appears in Poésies nouvelles
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Garrett Medlock) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
- ENG English (Laura Stanfield Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
First published in La revue des deux mondes, November 1, 1835, in Comédies et Proverbes, "Le Chandelier", Act II, Scene 3.
Note for stanza 3, line 1: Fermin's fantasie for the usual fantaisie may be an error or, conceivably, a deliberate archaism.Note for stanza 5, line 1 - die [sic] means dise here.
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27. Les Hirondelles  [sung text not yet checked]
Que j'aime à voir les hirondelles A ma fenêtre tous les ans, Venir m'apporter des nouvelles De l'approche du doux printemps. Le même nid, me disaient-elles, Va revoir les mêmes amours, Ce n'est qu'à des amants fidèles A vous annoncer les beaux jours. Lorsque les premières gelées Font tomber les feuilles de bois, Les hirondelles rassemblées S'appellent toutes sur les toits. Partons, partons, se disent-elles, Fuyons la neige et les autans, Point d'hiver pour les coeurs fidèles, Ils sont toujours dans le printemps. Si par malheur, dans ce voyage, Victime d'un cruel enfant, Une hirondelle mise en cage Ne peut rejoindre son amant, Vous voyez mourir l'hirondelle, D'ennui, de douleur et d'amour, Tandis que son amant fidèle, Près de là, meurt le même jour.
Text Authorship:
- by Jean-Pierre Claris de Florian (1755 - 1794), "Les hirondelles"
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]30. Toi et moi
Qui chérit l'inconstance ? C'est toi
. . . . . . . . . .
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33. Chant de Mignon
Connais-tu la contrée où les citrons fleurissent
. . . . . . . . . .
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Text Authorship:
- by Xavier Marmier (1808 - 1892), written 1844, appears in Poésies d'un voyageur 1834-1878, Paris, Imprimerie de Félix Locquin, first published 1844
Based on:
- a text in German (Deutsch) by Johann Wolfgang von Goethe (1749 - 1832), "Mignon", written 1784, appears in Wilhelm Meisters Lehrjahre, first published 1795
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