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Vingt mélodies, vol. 2

1. Promenade [sung text not yet checked]

Voici l'orme qui balance
Son ombre sur le sentier:
Voici le jeune églantier,
Le bois où dort le silence.
Le banc de pierre où le soir
Nous aimions à nous asseoir.

Voici la voûte embaumée
D'ébéniers et de lilas,
Où, lorsque nous étions las,
Ensemble, [ô]1 ma bien aimée!
Sous des guirlandes de fleurs,
Nous laissions fuir les chaleurs.

Voici le marais que ride
Le saut du poisson d'argent;
Dont la grenouille en nageant
Trouble le miroir humide;
Comme autrefois, les roseaux
Baignent leurs pieds dans ses eaux.

Comme autrefois, la pervenche,
Sur le velours vert des prés
Par le printemps diaprés,
Aux baisers du soleil penche
À moitié rempli de miel
Son calice bleu de ciel.

[Comme autrefois, l'hirondelle
Rase en passant les donjons,
Et le cygne dans les joncs
Se joue et lustre son aile;]1
L'air est pur, le gazon doux ...
Rien n'a donc changé que vous.

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Éd. Alphonse Leduc

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Low) , "Infidelity", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission

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1 omitted by Hahn

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Vieilles amourettes [sung text not yet checked]

Aux prés de l'enfance on cueille 
Les petites amourettes, 
Qu'on jette au vent feuille à feuille 
Ainsi que des pâquerettes. 

On cueille dans ces prairies 
Les voisines, les cousines, 
Les amourettes fleuries 
Et qui n'ont pas de racines. 

Ô douce gerbe liée 
Avec des rubans d'aurore, 
Fraîche rosée oubliée, 
Me parfumez-vous encore ? 

Hélas ! bouquets éphémères, 
Depuis celte heure lointaine 
Combien de larmes amères 
Ont coulé dans ma fontaine ! 

Des choses se sont passées 
Qui m'ont changé ma jeunesse 
Beaucoup trop, ô trépassées, 
Pour que je vous reconnaisse. 

Le dur amour qui ravage 
Dans mon cœur a pris racines, 
Gomme un grand rosier sauvage 
Aux épines assassines. 

Qu'ètes-vous près de ces roses 
Sanglantes, éblouissantes, 
pâquerettes écloses 
Dans les prés aux vertes sentes ? 

Qu'est votre parfum qui rôde 
Évaporé dans la brise. 
Près de l'odeur Acre et chaude 
Qui me pénètre et me grise ? 

Ô mignonnes marguerites, 
Enfantines amourettes, 
Hélas ! mes pauvres petites. 
Je ne sais plus qui vous êtes. 

Dans de vagues mausolées, 
Enfants blondes, rousses, brunes, 
Pour moi vous dormez voilées 
Au pays des vieilles lunes. 

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Éd. Alphonse Leduc

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Confirmed with Les caresses, Nouvelle Édition, Paris, G. Charpentier, [no date], pages 75-77.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Pensers d'Hiver 

Te souvient-il du temps où, fou de tes beaux yeux
 . . . . . . . . . .

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Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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3. Revenez, mes plaisirs [sung text not yet checked]

Revenez, mes plaisirs, ma dame est revenue ;
Et les vœux que j’ai faits pour revoir ses beaux yeux.
Rendant par mes soupirs ma douleur reconnue,
             Ont eu grâce des cieux.
 
Les voici de retour ces astres adorables
Où prend mon océan son flux et son reflux ;
Soucis, retirez-vous ; cherchez les misérables ;
             Je ne vous connais plus.
 
Peut-on voir ce miracle où le soin de nature
A semé comme fleurs tant d’aimables appas,
Et ne confesser point qu’il n’est pire aventure
             Que de ne la voir pas ?
 
Certes l’autre soleil d’une erreur vagabonde
Court inutilement par ses douze maisons ;
C’est elle, et non pas lui, qui fait sentir au monde
             Le change des saisons.
 
Avecque sa beauté toutes beautés arrivent ;
Ces déserts sont jardins de l’un à l’autre bout ;
Tant l’extrême pouvoir des grâces qui la suivent
             Les pénètre partout.
 
Ces bois en ont repris leur verdure nouvelle ;
L’orage en est cessé, l’air en est éclairci ;
Et même ces canaux ont leur course plus belle,
             Depuis qu’elle est ici.
 
De moi, que les respects obligent au silence,
J’ai beau me contrefaire et beau dissimuler ;
Les douceurs où je nage ont une violence
             Qui ne se peut celer.
 
Mais, ô rigueur du sort ! tandis que je m’arrête
A chatouiller mon âme en ce contentement,
Je ne m’aperçois pas que le destin m’apprête
             Un autre partement.
 
Arrière ces pensers que la crainte m’envoie ;
Je ne sais que trop bien l’inconstance du sort :
Mais de m’ôter le goût d’une si chère joie,
             C’est me donner la mort.

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

5. Idéal 

J'ai toujours près de moi le portrait d'une femme
 . . . . . . . . . .

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Authorship:

Set by by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

6. Beauté, mon cher souci [sung text not yet checked]

Beauté, mon cher souci, de qui l’âme incertaine
A, comme l’Océan, son flux et son reflux,
Pensez de vous résoudre à soulager ma peine,
Ou je me résoudrai à ne la souffrir plus.

Vos yeux ont des appas que j’aime et que je prise,
Et qui peuvent beaucoup dessus ma liberté,
Mais pour me retenir, s’ils font cas de ma prise,
Il leur faut de l’amour autant que de beauté.

Quand je pense être au point que cela s’accomplisse,
Quelque excuse toujours en empêche l’effet ;
C’est la toile sans fin de la femme d’Ulysse,
Dont l’ouvrage du soir au matin se défait.

Madame, avisez-y, vous perdez votre gloire
De me l’avoir promis et vous rire de moi.
S’il ne vous en souvient, vous manquez de mémoire ;
Ou s’il vous en souvient, vous n’avez point de foi.

J’avois toujours fait compte, aimant chose si haute,
De ne m’en séparer qu’avecque le trépas ;
S’il arrive autrement, ce sera votre faute,
De faire des serments et ne les tenir pas.

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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Confirmed with Poésies de François Malherbe, Texte établi par J. B. Tenant de Latour et A. de Latour, Paris, Charpentier, 1842, page 37.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

7. L'attente [sung text not yet checked]

I
Au pays où se fait la guerre
Mon bel ami s'en est allé ;
Il semble à mon cœur désolé
Qu'il ne reste que moi sur terre !
En partant, au baiser d'adieu,
Il m'a pris mon âme à ma bouche.
Qui le tient si longtemps, mon Dieu ?
Voilà le soleil qui se couche,
Et moi, toute seule en ma tour,
J'attends encore son retour.

II
Les pigeons sur le toit roucoulent,
Roucoulent amoureusement ;
Avec un son triste et charmant
Les eaux sous les grands saules coulent.
Je me sens tout près de pleurer ;
Mon cœur comme un lis plein s'épanche,
Et je n'ose plus espérer.
Voici briller la lune blanche,
Et moi, toute seule en ma tour,
J'attends encore son retour.

[ ... ]

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933), published 1889, stanzas 1-2 [ voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) (Marike Lindhout) , "Naar het land waar oorlog woedt", copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Victoria de Menil) , "To the country where war is waged", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

8. Le bateau rose [sung text not yet checked]

Je m'embarquerai, si tu le veux,
Comme un gai marin quittant la grève,
Sur les flots dorés de tes cheveux,
Vers un paradis fleuri de rêve.

Ta jupe flottante au vent du soir
Gonflera ses plis comme des voiles,
Et quand sur la mer il fera noir,
Tes grands yeux seront mes deux étoiles.

Ton rire éclatant de vermillon
Fera le fanal de la grand'hune.
J'aurai ton ruban pour pavillon
Et ta blanche peau pour clair de lune.

Nos vivres sont faits et nos boissons
Pour durer autant que le voyage.
Ce sonts des baisers et des chansons
Dont nous griserons tout l'équipage.

Nous aborderons je ne sais où,
Là-bas, tout là-bas, sur une grève
Du beau pays bleu, sous un ciel fou,
Dans le paradis fleuri de rêve.

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Éd. Alphonse Leduc

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Corinne Orde) , "The pink boat", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Francesco Campanella) , "La barca rossa", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission

Confirmed with Les caresses, Nouvelle Édition, Paris, G. Charpentier, [no date], pages 68-69.


Researcher for this text: Corinne Orde

9. Candeur 

Sans nul décor artificiel
 . . . . . . . . . .

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Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ medium voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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10. Si mes vers avaient des ailes ! [sung text not yet checked]

Mes vers fuiraient, doux et frêles,
Vers votre jardin si beau,
Si mes vers avaient des ailes,
[Des ailes comme]1 l'oiseau.

Ils voleraient, étincelles,
Vers votre foyer qui rit,
Si mes vers avaient des ailes,
[Des ailes comme]1 l'esprit.

Près de vous, purs et fidèles,
Ils accourraient, nuit et jour,
Si mes vers avaient des ailes,
[Des ailes comme]1 l'amour !

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright © 2016
  • SPA Spanish (Español) (Elisa Rapado) , "Mis versos volarían dulces y frágiles", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

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1 Hahn: "Comme"

Researcher for this text: Ted Perry

11. Amoroso [sung text not yet checked]

Ton souffle a passé sur ma bouche,
Mêlé dans l'haleine des fleurs
Et tes lèvres ont bu mes pleurs,
Toi qui me fus longtemps farouche.
J'ai senti sous ton long baiser
Mon sang fuir, mon coeur se briser.
Ton souffle a passé sur ma bouche!

Un frisson mortel prend mon être
Rien qu'au bruit léger de tes pas.
Tu parais et je ne sais pas
Si je vais mourir ou renaître.
Reviewns donc, sous ton long baiser
Meurtrir mon coeur et l'apaiser.
--Un frisson mortel prend mon être

Ah! par pitié, rends-moi ta bouche
Où passait l'haleine des fleurs,
Et dans mes yeux sèche mes pleus,
Toi qui ne fus longtemps farouche.
L'ivresse de ton long baiser,
Je n'ai pu, d'un coup, l'épuiser.
Ah! par pitié, rends-moi ta bouche!

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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Confirmed with Poésies de Armand Silvestre: 1872-1878, Paris, Alphonse Lemerre, pages 164-165.


Researcher for this text: Andrew Schneider [Guest Editor]

12. Jours passés 

Pas si vite ! Pas si vite, aube d'espérance
 . . . . . . . . . .

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Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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13. Petit roi ! [sung text not yet checked]

Enfant dont la lèvre rit
Et, gracieuse, fleurit
Comme une corolle éclose,
Et qui sur ta joue en fleurs
Portes encor les couleurs
Du soleil et de la rose !

Pendant ces jours filés d'or
Où tu ressembles encor
À toutes les choses belles,
Le vieux poète bénit
Ton enfance, et le doux nid
Où ton âme ouvre ses ailes.

Hélas ! bientôt, petit roi,
Tu seras grand ! souviens-toi
De notre splendeur première.
Dis tout haut les divins noms :
Souviens-toi que nous venons
Du ciel et de la lumière.

Je te souhaite, non pas
De tout fouler sous tes pas
Avec un orgueil barbare,
Non pas d'être un de ces fous
Qui sur l'or ou les gros sous
Fondent leur richesse avare,

Mais de regarder les cieux !
Qu'au livre silencieux
Ta prunelle sache lire,
Et que, docile aux chansons,
Ton oreille s'ouvre aux sons
Mystérieux de la lyre !

Enfant bercé dans les bras
De ta mère, tu sauras
Qu'ici-bas il faut qu'on vive
Sur une terre d'exil
Où je ne sais quel plomb vil
Retient notre âme captive.

Sous cet horizon troublé,
Ah ! malheur à l'Exilé
Dont la mémoire flétrie
Ne peut plus se rappeler,
Et qui n'y sait plus parler
La langue de la patrie !

Mais le ciel, dans notre ennui,
N'est pas perdu pour celui
Qui le veut et le devine,
Et qui, malgré tous nos maux,
Balbutie encor les mots
Dont l'origine est divine.

Emplis ton esprit d'azur !
Garde-le sévère et pur,
Et que ton cœur, toujours digne
De n'être pas reproché,
Ne soit jamais plus taché
Que le plumage d'un cygne !

Souviens-toi du Paradis,
Cher cœur ! et je te le dis
Au moment où nulle fange
Terrestre ne te corrompt,
Pendant que ton petit front
Est encor celui d'un ange.

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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Confirmed with Œuvres de Théodore de Banville. Les Exilés. Les Princesses, Paris, Alphonse Lemerre, 1890, pages 122-124.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

14. Le Dernier Bouquet 

Si tu reçois ces fleurs
 . . . . . . . . . .

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Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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15. Le Rosier 

Il a vécu sur un tombeau
 . . . . . . . . . .

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Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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16. Reviens, ma bien-aimée ! [sung text not yet checked]

Reviens, reviens, ma bien-aimée !
Comme une fleur loin du soleil,
La fleur de ma vie est fermée,
Loin de ton sourire vermeil.

Entre nos cœurs [tant de]1 distance ;
[Tant]2 d'espace entre nos baisers.
Ô sort amer ! ô dure absence !
Ô grands désirs inapaisés !

D'ici là-bas que de campagnes,
Que de villes et de hameaux,
Que de vallons et de montagnes,
À lasser le pied des chevaux !

Au pays qui me prend ma belle,
Hélas ! si je pouvais aller ;
Et si mon corps avait une aile
Comme mon âme pour voler !

Par-dessus [les]3 vertes collines,
Les montagnes au front d'azur,
Les champs rayés et les ravines,
J'irais d'un vol rapide et sûr.

Le corps ne suit pas la pensée;
Pour moi, mon âme, va tout droit,
Comme une colombe blessée,
[T'abattre]4 au rebord de son toit.

Descends dans sa gorge divine,
Blonde et fauve comme de l'or,
Douce comme un duvet d'hermine,
Sa gorge, mon royal trésor ;

[Et]5 dis, mon âme, à cette belle :
[« Tu sais bien qu'il compte les jours !
Ô ma colombe ! à tire d'aile,
Retourne au nid de nos amours. »]6

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933), published 1889 [ voice and piano ], Paris, A. Leduc

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CAT Catalan (Català) (Salvador Pila) , copyright © 2022, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Samuel Byrne) , "Absence"
  • ENG English (Emily Ezust) , copyright © 2015
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Enrico Magnani) , "Assenza", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

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Confirmed with Théophile Gauthier, La comédie de la mort, Desessart editeur, Paris, 1838, page 283.

1 Berlioz: "quelle"
2 David: "Que"
3 Bizet, Lavigne: "nos"
4 Berlioz, Pedrell: "S'abbatre"
5 David: "Ah !"
6 Lavigne:
« Ô ma colombe ! à tire d'aile,
Retourne au nid de nos amours. 
Tu sais bien qu'il compte les jours ! »

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Pierre Mathé [Guest Editor]

17. Tes yeux 

Subtitle: Prière

Noirs et brûlants, jeune femme
 . . . . . . . . . .

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Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933), subtitle: "Prière" [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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18. Aux pieds de Dieu 

Jésus, vivant sous les voiles mystiques
 . . . . . . . . . .

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Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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19. Barcarolle 

Voguons, ma belle amie, Sur l'eau bleue endormie
 . . . . . . . . . .

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Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ high voice and piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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20. Poète et papillons [sung text not yet checked]

-- Papillons, ô papillons, 
Restez au ras des sillons.
Tout au plus courez la brande.
C'est assez pour vos ébats.
Qu'allez-vous faire là-bas, 
Tout petits sur la mer grande ? 

-- Laisse-nous, décourageux ! 
Il faut bien voir d'autres jeux 
Que ceux dont on a coutume.
Quand on est lassé du miel,
Ne sais-tu pas que le fiel
Est doux par son amertume ?

-- Mais des fleurs pour vos repas,
Là-bas vous n'en aurez pas.
On n'en trouve que sur terre.
Pauvres petits malheureux,
Vous mourrez le ventre creux
Sur l'eau nue et solitaire.

-- Ô l'ennuyeux raisonneur 
Qui met sur notre bonheur 
L'éteignoir d'avis moroses !
Ne vois-tu pas que ces prés 
Liquides sont diaprés 
De lis, d'œillets et de roses ?

-- Papillons, vous êtes fous.
Ces fleurs-là m'entendez-vous, 
Ce sont les vagues amères 
Où les rayons miroitants 
Font éclore le printemps 
Dans un jardin de chimères.

-- Qu'importe, si nous croyons 
Aux fleurs de qui ces rayons 
Dorent la belle imposture !
Dût-on ne point les saisir, 
N'est-ce pas encor plaisir
Que d'en risquer l'aventure ?

-- Allez, vous avez raison.
Comme vous à l'horizon
Mes vœux portent leur offrande.
Poëtes et papillons,
Partons en gais tourbillons,
Tout petits sur la mer grande.

Authorship:

Set by by Lucien Hillemacher (1860 - 1909) and by Paul Hillemacher (1852 - 1933) [ vocal duet for soprano and tenor with piano ], Paris, Éd. Alphonse Leduc

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