Vingt mélodies, Vol. 2

by Paul-Charles-Marie Curet (1848 - 1917), as Paul Puget

Word count: 1823

1. Vous ressemblez à ma jeunesse [sung text not yet checked]

Vous désirez savoir de moi
D'où me vient pour vous ma tendresse.
Je vous aime, voici pourquoi:
Vous ressemblez à ma jeunesse.

Vos yeux noirs sont mouillés souvent
Par l'espérance et la tristesse
Et vouz allez toujours rêvant:
Vous ressemblez à ma jeunesse.

Votre tête est de marbre pur
Faite pour le ciel de la Grèce
Où la blancheur luit dans l'azur:
Vous ressemblez à ma jeunesse.

Je vous tends chaque jour la main
Vous offrant l'amour qui m'oppresse;
Mais vous passez votre chemin,
Vous ressemblez à ma jeunesse.

Authorship

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  • ENG English (Barbara Miller) , "Resemblance", copyright © 2004, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Amy Pfrimmer) , "Resemblance", copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Barbara Miller

2. Miserere de l'amour [sung text not yet checked]

Miserere ! Encore une fois, ma colombe
 . . . . . . . . . .

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3. Souci [sung text not yet checked]

Je porte le cruel souci
 . . . . . . . . . .

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Authorship

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4. À Laure [sung text not yet checked]

Si tu ne m’aimais pas, dis-moi, fille insensée,
Que balbutiais-tu dans ces fatales nuits ?
Exerçais-tu ta langue à railler ta pensée ?
Que voulaient donc ces pleurs, cette gorge oppressée,
Ces sanglots et ces cris ?

Ah ! si le plaisir seul t’arrachait ces tendresses,
Si ce n’était que lui qu’en ce triste moment
Sur mes lèvres en feu tu couvrais de caresses
Comme un unique amant ;

Si l’esprit et les sens, les baisers et les larmes,
Se tiennent par la main de ta bouche à ton coeur,
Et s’il te faut ainsi, pour y trouver des charmes,
Sur l’autel du plaisir profaner le bonheur :

Ah ! Laurette ! ah ! Laurette, idole de ma vie,
Si le sombre démon de tes nuits d’insomnie
Sans ce masque de feu ne saurait faire un pas,
Pourquoi l’évoquais-tu, si tu ne m’aimais pas ?

Authorship

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

5. L'échelle d'amour [sung text not yet checked]

Subtitle: Sérénade

Sur le balcon où tu te penches
Je veux monter... efforts perdus !
Il est trop haut, et tes mains blanches
N'atteignent pas mes bras tendus.

Pour déjouer ta duègne avare,
Jette [un collier, un ruban]1 d'or ;
Ou des cordes de ta guitare
Tresse une échelle, ou bien encor...

Ôte tes fleurs, défais ton peigne,
Penche sur moi tes cheveux longs,
Torrent de jais dont le flot baigne
Ta jambe ronde et tes talons.

Aidé par cette échelle étrange,
Légèrement je gravirai,
Et jusqu'au ciel, sans être un ange,
Dans les parfums je monterai !

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  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Žebřík lásky"
  • ENG English (Barbara Miller) , "Serenade", copyright © 2004, (re)printed on this website with kind permission

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1 Viardot-García : "un ruban, un collier"

Researcher for this text: John Versmoren

6. Regret [sung text not yet checked]

Quand votre bien aimée est morte,
Les adieux vous sont rendus courts;
Sa paupière est close, on l'emporte,
Elle a disparu pour toujours.

Mais je la vois ma bien aimée,
Qui sourit sans m'appartenir,
Comme une ombre plus animée,
Plus présente qu'un souvenir!

Et je la perds toute ma vie
En d'inépuisables adieux...
Ô morte mal ensevelie,
Ils ne t'ont pas fermé les yeux!

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7. Éternel souvenir [sung text not yet checked]

Je n'oublierai jamais ton premier mot d'amour, 
Quoi qu'il m'en ait coûté d'en avoir fait ma bible. 
Aux regrets, aux remords, je saurai rester sourd. 
Je ne penserai pas à ce qui fut terrible, 
Mais à ce qui fut doux, n'aurait-ce été qu'un jour. 

Je n'oublierai jamais ta caresse première. 
Ni le mal enduré, ni le temps, ni l'oubli 
N'en terniront la pure et lointaine lumière. 
Au livre de mon sort j'ai fait un large pli 
Pour y mettre le cœur de ma rose trémière. 

Je n'oublierai jamais notre premier printemps, 
Lorsque le ciel, le bois, le soleil qui se couche, 
Tout me parut plus beau dans tes yeux éclatants, 
Lorsque je buvais l'air au sortir de ta bouche. 
Je n'oublierai jamais, quand je vivrais cent ans. 

Les oiseaux se grisaient au suc d'or des corolles ; 
Mille chansons dansaient avec mille couleurs. 
Car, rien que pour avoir écouté nos paroles, 
Les oiseaux étaient fous, folles étaient les fleurs. 
Nos paroles, hélas ! étaient encor plus folles. 

Nous étions à cette heure absurde qu'on bénit, 
Où l'on croit que tout passe et que l'amour demeure. 
Où l'on arrange son avenir comme un nid. 
Pauvres, pauvres enfants, nous étions à cette heure 
Où l'on commence avec ce mot : Rien ne finit. 

Mais non ! je ne veux pas réveiller ma rancune, 
O ma maîtresse, ô ma bien-aimée, ô ma sœur ! 
Des souffrances d'antan je n'en irrite aucune. 
Je veux me rappeler seulement la douceur 
De tes baisers pareils à des baisers de lune. 

Je veux me rappeler aussi ton corps divin, 
Ton corps que mes désirs avaient pris pour leur crèche. 
Le parfum de ta peau plus capiteux qu'un vin. 
Les effluves troublants de ta gorge si fraîche, 
Et notre lit fougueux creusé comme un ravin. 

Je veux me rappeler. Je veux souvent descendre 
Au plus profond de mon souvenir adoré. 
Et quand je serai vieux, laid, froid, tel qu'un Cassandre, 
Au feu de mon avril je me réchaufferai, 
Car je saurai toujours le trouver sous la cendre. 

Quand l'hiver et la mort viendront dans ma maison, 
Je me rappellerai notre saison première. 
Je n'aurai qu'à souffler sur le dernier tison 
Pour emplir ma pensée et mon cœur de lumière, 
Et pour mourir en paix dans un clair horizon.

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8. L'œillet rouge [sung text not yet checked]

J'ai laissé de mon sein de neige
Tomber un œillet rouge à l'eau,
Hélas ! comment le reprendrai-je,
Mouillé par l'onde du ruisseau ?
Voilà le courant qui l'entraîne !
Bel œillet aux vives couleurs,
Pourquoi tomber dans la fontaine ?
Pour t'arroser j'avais mes pleurs !

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9. Le baiser [sung text not yet checked]

Te souviens-tu du baiser,
Du premier que je vins prendre ?
Tu ne sus pas refuser,
Mais tu n'osas pas le rendre.

Te souviens-tu du baiser,
Du dernier que je vins prendre ?
Tu n'osas pas refuser ;
Mais tu ne sus pas le rendre.

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Confirmed with Les caresses, Nouvelle Édition, Paris, G. Charpentier, [no date], page 273.


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10. Chanson Andalouse [sung text not yet checked]

Un jupon serré sur les hanches,
Un peigne énorme à son chignon,
Jambe nerveuse et pied mignon,
Œil de feu, teint pâle et dents blanches :
          Alza ! olà !
             Voilà
La véritable Manola1.

Gestes hardis, libre parole,
Sel et piment à pleine main,
Oubli parfait du lendemain,
Amour fantasque et grâce folle :
          Alza ! olà !
             Voilà
La véritable Manola.

Chanter, danser aux castagnettes,
Et, dans les courses de taureaux,
Juger les coups des toreros,
Tout en fumant des cigarettes :
          Alza ! olà !
             Voilà
La véritable Manola.

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1 Spanish word meaning "lively Spanish working-girl"

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11. Je ne dois plus la voir jamais [sung text not yet checked]

Je ne dois plus la voir jamais, 
Mais je vais voir souvent sa mère ; 
C'est ma joie, et c'est la dernière, 
De respirer où je l'aimais.

Je goûte un peu de sa présence 
Dans l'air que sa voix ébranla ; 
Il me semble que parler là, 
C'est parler d'elle à qui je pense.

Nulle autre chose que ses traits 
N'y fixait mon regard avide ; 
Mais, depuis que sa chambre est vide, 
Que de trésors j'y baiserais !

Le miroir, le livre, l'aiguille, 
Et le bénitier près du lit... 
Un sommeil léger te remplit, 
Ô chambre de la jeune fille !

Quand je regarde bien ces lieux, 
Nous y sommes encore ensemble ; 
Sa mère parfois lui ressemble 
À m'arracher les pleurs des yeux.

Peut-être la croyez-vous morte ? 
Non. Le jour où j'ai pris son deuil, 
Je n'ai vu de loin ni cercueil 
Ni drap tendu devant sa porte.

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12. Absence [sung text not yet checked]

Reviens, reviens, ma bien-aimée !
Comme une fleur loin du soleil,
La fleur de ma vie est fermée,
Loin de ton sourire vermeil.

Entre nos cœurs [tant de]1 distance ;
Tant d'espace entre nos baisers.
Ô sort amer! ô dure absence !
Ô grands désirs inapaisés !

D'ici là-bas que de campagnes,
Que de villes et de hameaux,
Que de vallons et de montagnes,
À lasser le pied des chevaux !

Au pays qui me prend ma belle,
Hélas! si je pouvais aller ;
Et si mon corps avait une aile
Comme mon âme pour voler !

Par-dessus [les]2 vertes collines,
Les montagnes au front d'azur,
Les champs rayés et les ravines,
J'irais d'un vol rapide et sûr.

Le corps ne suit pas la pensée;
Pour moi, mon âme, va tout droit,
Comme une colombe blessée,
[T'abattre]3 au rebord de son toit.

Descends dans sa gorge divine,
Blonde et fauve comme de l'or,
Douce comme un duvet d'hermine,
Sa gorge, mon royal trésor ;

Et dis, mon âme, à cette belle :
«[Tu sais bien qu'il compte les jours!]4
Ô ma colombe! à tire d'aile,
Retourne au nid de nos amours.»

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English [singable] (Samuel Byrne) , "Absence"
  • ENG English (Emily Ezust) , copyright © 2015
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Enrico Magnani) , "Assenza", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

View original text (without footnotes)

Confirmed with Théophile Gauthier, La comédie de la mort, Desessart editeur, Paris, 1838, page 283.

1 Berlioz: "quelle"
2 Bizet, David, Lavigne: "nos"
3 Berlioz, Pedrell: "S'abbatre"
4 Lavigne: appears as the last line of this verse.

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Pierre Mathé [Guest Editor]

13. Un adieu [sung text not yet checked]

Sur ta bouche avec le désir,
Je bois ta dernière caresse :
Car je ne veux plus de maîtresse,
Que celle qui ne sait trahir.

Sur ta bouche, avec le désir,
Je veux boire l'oubli des roses :
Car je n'aimerai plus des choses,
Que celles qu'on ne peut flétrir.

Sur ta bouche, avec le désir,
J'ai bu ma dernière espérance :
Car je ne veux plus de souffrance,
Que celle dont je dois mourir.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English [singable] (Samuel Byrne) , "On your lips, with fondest desire"

Titled "Un adieu" in Les Renaissances (Paris, Éd. Alphonse Lemerre, 1870); no title in Poésies 1861-1874 (Paris, Éd. G. Charpentier, 1875).


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14. Pensée d'automne [sung text not yet checked]

Avec l'or des feuilles séchées 
Le vent d'octobre enlève-t-il 
L'or fin de vos têtes penchées. 
Blondes qu'on aimait en avril ? 

Avec la fleur claire des nues 
Novembre a-t-il aussi fermé 
Les roses de vos gorges nues, 
Brunes qu'on adorait en mai ? 

A voir courir la feuille morte 
Et les brouillards au ciel flottants
On dirait que l'automne emporte 
Toutes les amours du printemps ! 

Authorship

Confirmed with Armand Silvestre, Les ailes d'or: poésies nouvelles 1878-1880, Paris, Éd. G. Charpentier, 1880, pages 237-238.


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15. Chanson de Barberine [sung text not yet checked]

Beau chevalier qui partez pour la guerre,
Qu'allez-vous faire
[Si loin d'ici]1 ?
Voyez-vous pas que la nuit est profonde,
Et que le monde
N'est que souci ?

Vous qui croyez qu'une amour délaissée
De la pensée
S'enfuit ainsi,
Hélas ! hélas ! chercheurs de renommée,
Votre fumée
S'envole aussi.

[Beau chevalier qui partez pour la guerre,
Qu'allez-vous faire
Si loin de nous ?]2
J'en vais pleurer, moi qui me laissais dire
Que mon sourire
Était si doux.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Victoria de Menil) , "Handsome knight, you who leave for war", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission

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First published in La Quenouille de Barberine, a comedy in two acts, Éd. La Revue des Deux Mondes, 1835.

1 Schmitt: "Aussi loin d'ici ? loin de nous ?"
2 omitted by Schmitt.

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16. Le long du quai, les grands vaisseaux [sung text not yet checked]

Le long du Quai, les grands vaisseaux,
Que la houle incline en silence,
Ne prennent pas garde aux berceaux,
Que la main des femmes balance.

Mais viendra le jour des adieux,
Car il faut que les femmes pleurent,
Et que les hommes curieux
Tentent les horizons qui leurrent!

Et ce jour-là les grands vaisseaux,
Fuyant le port qui diminue,
Sentent leur masse retenue
Par l'âme des lointains berceaux.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) (Marike Lindhout) , no title, copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright © 2016
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , no title, copyright © 2004, (re)printed on this website with kind permission
  • HEB Hebrew (עברית) (Ehud Shapiro) , no title, copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Tamás Dániel Csűry) , no title, copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , no title, copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Mercedes Vivas) , no title, copyright © 2006, (re)printed on this website with kind permission

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17. Sérénade triste [sung text not yet checked]

Dans la nuit où naît le silence
 . . . . . . . . . .

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Authorship

18. À celle qui revient [sung text not yet checked]

Puisque vous êtes revenue, 
Le soleil peut bien s'en aller. 
Sa douceur m'était moins connue 
Que la douceur de vous parler ; 

Que la douceur de vous entendre, 
Et de sentir un cœur ami,
Comme une aile d'oiseau s'étendre 
Jusque sur mon cœur endormi ! 

Si l'été vous eût retenue, 
Je l'aurais suivi d'un regret... 
Que m'importe s'il disparaît, 
Puisque vous êtes revenue ! 

Authorship

Confirmed with Armand Silvestre, Les ailes d'or: poésies nouvelles 1878-1880, Paris, Éd. G. Charpentier, 1880, pages 209-210.


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19. Aveu [sung text not yet checked]

Je ne devais pas vous le dire ;
Mes pleurs, plus forts que la vertu,
Mouillant mon douloureux sourire, 
Sont allés sur vos mains écrire 
L'aveu brûlant que j'avais tu.

Danser, babiller, rire ensemble,
Ces jeux ne nous sont plus permis,
Vous rougissez, et moi je tremble, 
Je ne sais ce qui nous rassemble,
Mais nous ne sommes plus amis.

Disposez de nous ; voici l'heure 
Cù je ne puis vous parler bas
Sans que l'amitié change ou meure ; 
Oh ! dites-moi qu'elle demeure,
Je sens qu'elle ne suffit pas.

Si le langage involontaire 
De mes larmes vous a déplu,
Eh bien, suivons chacun sur terre
Notre sentier ; moi, solitaire, 
Vous, heureuse, au bras de l'élu. 

Je voyais nos deux cœurs éclore 
Comme un couple d'oiseaux chantants
Éveillés par la même aurore ; 
Ils n'ont pas pris leur vol encore,
Séparons-les, il en est temps ;

Séparons-les à leur naissance,
De crainte qu'un jour à venir, 
Malheureux d'une longue absence, 
Ils n'aillent dans le vide immense 
Se chercher sans pouvoir s'unir. 

Authorship

Confirmed with Sully Prudhomme, Stances et Poëmes , Paris, Achille Faure, 1865, pages 81-82, titled "Je ne devais pas vous le dire"; titled "Séparation" in the 1866 edition.


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20. Fileuse [sung text not yet checked]

Subtitle: Duo

Marguerite, la blonde fille,/ La blonde fille aux yeux si bleus
 . . . . . . . . . .

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Authorship