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Vingt Mélodies

by Yvon Mÿl

Score: IMSLP (external link)

1. Ici‑bas  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Ici-bas tous les lilas meurent,
Tous les chants des oiseaux sont courts,
Je rêve aux étés qui demeurent
    Toujours...

Ici-bas les lèvres effleurent 
Sans rien laisser de leur velours,
Je rêve aux baisers qui demeurent
    Toujours...

Ici-bas, tous les hommes pleurent
Leurs amitiés ou leurs amours;
Je rêve aux couples qui demeurent 
    Toujours...

Text Authorship:

  • by René-François Sully-Prudhomme (1839 - 1907), "Ici-bas tous les lilas meurent", appears in Stances et Poèmes, in 1. Stances, in La Vie intérieure, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, first published 1866

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CAT Catalan (Català) (Salvador Pila) , copyright © 2023, (re)printed on this website with kind permission
  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Zde"
  • ENG English (Emily Ezust) , copyright © 2026
  • ENG English [singable] (Samuel Byrne) , "In this world"
  • GER German (Deutsch) (Martin Stock) , "Hier auf Erden", copyright © 2001, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Ramona Gabriela Peter) , "Quaggiù", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission

Note: quoted in Jules Lemaître's "Vers pour être chantés".


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Adieu  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Adieu ! je crois qu'en cette vie
Je ne te reverrai jamais.
Dieu passe, il t'appelle et m'oublie ;
En te perdant je sens que je t'aimais.

Pas de pleurs, pas de plainte vaine.
Je sais respecter l'avenir.
Vienne la voile qui t'emmène,
En souriant je la verrai partir.

Tu t'en vas pleine d'espérance,
Avec orgueil tu reviendras ;
Mais ceux qui vont souffrir de ton absence,
Tu ne les reconnaîtras pas.

Adieu ! tu vas faire un beau rêve
Et t'enivrer d'un plaisir dangereux ;
Sur ton chemin l'étoile qui se lève
Longtemps encor éblouira tes yeux.

Un jour tu sentiras peut-être
Le prix d'un coeur qui nous comprend,
Le bien qu'on trouve à le connaître,
Et ce qu'on souffre en le perdant.

Text Authorship:

  • by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Adieu !", written 1840, appears in Premières poésies

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Low) , copyright © 2022, (re)printed on this website with kind permission

First published in Revue des Deux Mondes, January 1, 1843.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Sonnet  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Non, quand bien même une amère souffrance
Dans ce coeur mort pourrait se ranimer ;
Non, quand bien même une fleur d'espérance
Sur mon chemin pourrait encor germer ;

Quand la pudeur, la grâce et l'innocence
Viendraient en toi me plaindre et me charmer,
Non, chère enfant, si belle d'ignorance,
Je ne saurais, je n'oserais t'aimer.

Un jour pourtant il faudra qu'il te vienne,
L'instant suprême où l'univers n'est rien.
De mon respect alors qu'il te souvienne !

Tu trouveras, dans la joie ou la peine,
Ma triste main pour soutenir la tienne,
Mon triste coeur pour écouter le tien.

Text Authorship:

  • by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), no title, written 1839/1843?, appears in Poésies nouvelles, first published 1850

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4. Pensée perdue  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Elle est si douce, la pensée,
Qu'il faut, pour en sentir l'attrait,
D'une vision commencée
S'éveiller tout à coup distrait.

Le coeur dépouillé la réclame ;
Il ne la fait point revenir,
Et cependant elle est dans l'âme,
Et l'on mourrait pour la finir.

A quoi pensais-je tout à l'heure ?
A quel beau songe évanoui
Dois-je les larmes que je pleure ?
Il m'a laissé tout ébloui.

Et ce bonheur d'une seconde,
Nul effort ne me l'a rendu ;
Je n'ai goûté de joie au monde
Qu'en rêve, et mon rêve est perdu.

Text Authorship:

  • by René-François Sully-Prudhomme (1839 - 1907), "Pensée perdue", written 1865-1866, appears in Stances et Poèmes, in 1. Stances, in La Vie intérieure, no. 13, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, first published 1866

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5. Tristesse  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
J'ai perdu ma force et ma vie,
[Et]1 mes amis et ma gaieté ;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.

Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie ;
[Quand je l'ai comprise et sentie]2,
J'en étais déjà dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.

Text Authorship:

  • by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Tristesse", written 1840, appears in Poésies nouvelles, first published 1841

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Garrett Medlock) , copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission

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First published in La Revue des deux mondes, December 1, 1841, and then in Poésies nouvelles, 1850.

1 omitted by Liszt.
2 Liszt: "Quand je l'ai comprise, quand je l'ai sentie"

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6. Petits oiseaux  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Petits oiseaux, le printemps vient de naître,
Assemblez-vous dans les bois d'alentour ;
Chantez le Dieu qui vous a donné l'être.
Oiseaux, chantez le printemps et l'amour.

Choisissez-vous une tendre fauvette,
Par vos chansons cherchez à l'enflammer,
Et répétez sans cesse à la pauvrette 
Que le printemps est la saison d'aimer.

À tout moment bénissez votre chaîne,
Chantez le Dieu qui comble vos désirs ;
Oiseaux, chantez le Dieu qui vous ramène
Printemps fleuris, espérance et plaisirs.

Si vous charmez, soyez toujours fidèles,
En voltigeant on échappe au bonheur ;
Petits oiseaux, dans vos ardeurs nouvelles,
N'oubliez pas que vous n'avez qu'un cœur.

Text Authorship:

  • sometimes misattributed to Honoré de Balzac (1799 - 1850)
  • by Louis-Charles Balzac (1752 - 1820), "Petits oiseaux "

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Confirmed with Les chansons d'autrefois: vieux chants populaires de nos pères, recueillis et annotés par Charles Malo, Paris, Jules Laisné, 1861, p. 177.


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7. Le Silence de l'eau  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Le grand jet d'eau qui sanglotait
Nuit et jour, âme inconsolée
Sous la voute à demi croulée
Est mort cette nuit et se tait

Et le vent fou qui l'insultait
Et chassait sa gerbe en volée
Mêle les feuilles de l'allée
A son silence qui chantait

Mais sa tristesse survit toute
Tandis qu'autrefois à goutte
Tressaillait l'écho de la voute.

Maintenant l'eau qui remuait
Semble un lac de pleurs sourds...
Écoute : il y rode un sanglot muet.

Text Authorship:

  • by Fernand Gregh (1873 - 1960), "Le silence de l'eau", appears in La Maison de l'Enfance, in 6. Soupirs, no. 3, Éd. Calmann-Lévy, first published 1897

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Please note: this text, provided here for educational and research use, is in the public domain in Canada and the U.S., but it may still be copyright in other legal jurisdictions. The LiederNet Archive makes no guarantee that the above text is public domain in your country. Please consult your country's copyright statutes or a qualified IP attorney to verify whether a certain text is in the public domain in your country or if downloading or distributing a copy constitutes fair use. The LiederNet Archive assumes no legal responsibility or liability for the copyright compliance of third parties.

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8. Mal ensevelie  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Quand votre bien aimée est morte,
Les adieux vous sont rendus courts;
Sa paupière est close, on l'emporte,
Elle a disparu pour toujours.

Mais je la vois ma bien aimée,
Qui sourit sans m'appartenir,
Comme une ombre plus animée,
Plus présente qu'un souvenir!

Et je la perds toute ma vie
En d'inépuisables adieux...
Ô morte mal ensevelie,
Ils ne t'ont pas fermé les yeux!

Text Authorship:

  • by René-François Sully-Prudhomme (1839 - 1907), "Mal ensevelie", written 1865, appears in Stances et Poèmes, in 1. Stances, in 2. Jeunes Filles, no. 15, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, first published 1866

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9. À une femme  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
[Enfant, si]1 j'étais roi, je donnerais l'empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux,
Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous!

Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L'éternité, l'espace et les cieux et les mondes,
Pour un baiser de toi!

Text Authorship:

  • by Victor Hugo (1802 - 1885), "À une femme", written 1829, appears in Les Feuilles d'automne, no. 22

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CHI Chinese (中文) (Yan-Jiang Che) , "孩子,如果我是國王", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Anonymous/Unidentified Artist) , "My child, were I a king"
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "Child, if I were king, I would give the empire", copyright © 2002, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Alberto Bonati) , "Niña, si yo fuera rey, daría el imperio", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

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Note: the poem has the following epigraph:

    C'est une âme charmante. 
                --DIDEROT.

1 Goldschmidt: "Si"; further changes may exist not noted above.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

10. J'ai trop pleuré

Language: French (Français) 
J'ai trop pleuré jadis, pour des peines légères
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Text Authorship:

  • by Fernand Gregh (1873 - 1960), "J'ai trop pleuré", written 1897, appears in La Maison de l'Enfance, in 6. Soupirs, no. 2, Paris, Éd. Calmann-Lévy, first published 1897

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11. Solitude

Language: French (Français) 
Il pleut du bleu sous les branches
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Text Authorship:

  • by Fernand Gregh (1873 - 1960), "Solitude", written 1897, appears in La Maison de l'Enfance, in 2. Pleurs, no. 4, Paris, Éd. Calmann-Lévy, first published 1897

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12. Chanson de Fortunio  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Si vous croyez que je vais dire
   Qui j'ose aimer,
Je ne saurais, pour un empire,
   Vous la nommer.

Nous allons chanter à la ronde,
   Si vous voulez,
Que je l'adore et qu'elle est blonde
   Comme les blés.

Je fais ce que sa [fantaisie]1
   Veut m'ordonner,
Et je puis, s'il lui faut ma vie,
   La lui donner.

Du mal qu'une amour ignorée
   [Nous]2 fait souffrir,
J'en porte l'âme déchirée
   Jusqu'à mourir.

Mais j'aime trop pour que je die
   Qui j'ose aimer,
Et je veux mourir pour ma mie
   Sans la nommer.

Text Authorship:

  • by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Chanson de Fortunio", written 1835, appears in Poésies nouvelles

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Garrett Medlock) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Laura Stanfield Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission

View text without footnotes

Confirmed with Alfred de Musset, Poésies nouvelles (1836-1852), Paris, Charpentier, 1857, page 142.

First published in La revue des deux mondes, November 1, 1835, in Comédies et Proverbes, "Le Chandelier", Act II, Scene 3.

Note for stanza 3, line 1: Fermin's fantasie for the usual fantaisie may be an error or, conceivably, a deliberate archaism.
Note for stanza 5, line 1 - die [sic] means dise here.
1 Fermin: "fantasie"
2 Koster: "Vous"

Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor] , Garrett Medlock [Guest Editor]

13. Rosées  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Je rêve, et la pâle rosée
Dans les plaines perle sans bruit,
Sur le duvet des fleurs posée
Par la main fraîche de la nuit.

D'où viennent ces tremblantes gouttes ?
Il ne pleut pas, le temps est clair ;
C'est qu'avant de se former, toutes,
Elles étaient déjà dans l'air.

D'où viennent mes pleurs ? Toute flamme,
Ce soir, est douce au fond des cieux ;
C'est que je les avais dans l'âme
Avant de les sentir aux yeux.

On a dans l'âme une tendresse
Où tremblent toutes les douleurs,
Et c'est parfois une caresse
Qui trouble, et fait germer les pleurs.

Text Authorship:

  • by René-François Sully-Prudhomme (1839 - 1907), "Rosées", appears in Stances et Poèmes, in 1. Stances, in La Vie intérieure, no. 1866, Paris, Éd. Alphonse Lemerre

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Low) , copyright © 2022, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

14. Recueillement

Language: French (Français) 
La nuit déserte emplit ma route,/ Où le silence règne aussi
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Text Authorship:

  • by Marguerite Comert (1873 - 1964)

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15. Jours gris

Language: French (Français) 
O jours gris, jours aimés de l'âme qui s'ennuie
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Text Authorship:

  • by Fernand Gregh (1873 - 1960), "Jours gris", written 1897, appears in La Maison de l'Enfance, in 3. Heures, no. 4, Paris, Éd. Calmann-Lévy, first published 1897

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16. Si je t'aime  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Si je t’aime ou ne t’aime pas,
Je ne sais plus, je ne sais pas. 
Mais tu es entrée dans ma vie, 
Tout doucement, à petits pas, 
Et le bonheur t’y a suivie.

Si je t’aime ou ne t’aime pas, 
Je ne sais plus, je ne sais pas.

Le bonheur léger t’a suivie,
Ayant mis ses pas dans tes pas.
Il était déjà dans ma vie
Qu’encor je le cherchais là-bas, 
Dans l’ombre où le chemin dévie.

Si je t’aime ou ne t’aime pas,
Je ne sais plus, je ne sais pas. 
Que sais-je ? sinon que ma vie 
Est douce, ineffable et ravie, 
Que parfois je pleure tout bas...

Pourquoi douter ? 
Pourquoi l’envie 
De savoir, ô l’inassouvie,

Si je t’aime ou ne t’aime pas ?

Text Authorship:

  • by Fernand Gregh (1873 - 1960), "Si je t'aime", written 1896, appears in La Maison de l'Enfance, in 14. Amour, no. 2, Paris, Éd. Calmann-Lévy, first published 1897

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Please note: this text, provided here for educational and research use, is in the public domain in Canada and the U.S., but it may still be copyright in other legal jurisdictions. The LiederNet Archive makes no guarantee that the above text is public domain in your country. Please consult your country's copyright statutes or a qualified IP attorney to verify whether a certain text is in the public domain in your country or if downloading or distributing a copy constitutes fair use. The LiederNet Archive assumes no legal responsibility or liability for the copyright compliance of third parties.

Researcher for this page: Joost van der Linden [Guest Editor]

17. Prière  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
[Ah ! si vous saviez comme on pleure]1
De vivre seul et sans [foyers]2, 
Quelquefois devant ma demeure 
Vous passeriez. 

Si vous saviez ce que fait naître 
Dans l'âme triste un pur regard, 
Vous regarderiez ma fenêtre 
Comme au hazard. 

Si vous saviez quel baume apporte 
Au coeur la présence d'un cœur, 
Vous vous assoiriez sous ma porte 
Comme une sœur. 

Si vous saviez que je vous aime, 
Surtout si vous saviez comment, 
Vous entreriez peut-être même 
Tout simplement.

Text Authorship:

  • by René-François Sully-Prudhomme (1839 - 1907), "Prière", written 1872, appears in Les vaines tendresses, no. 2, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, first published 1875

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Laura Stanfield Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Dezső Kosztolányi) , "Könyörgés"

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1 Gallon: "Si vous saviez comme l'on pleure"; further changes may exist not shown above.
2 Alary: "foyer"

Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]

18. Je ne dois plus la voir  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Je ne dois plus la voir jamais, 
Mais je vais voir souvent sa mère ; 
C'est ma joie, et c'est la dernière, 
De respirer où je l'aimais.

Je goûte un peu de sa présence 
Dans l'air que sa voix ébranla ; 
Il me semble que parler là, 
C'est parler d'elle à qui je pense.

Nulle autre chose que ses traits 
N'y fixait mon regard avide ; 
Mais, depuis que sa chambre est vide, 
Que de trésors j'y baiserais !

Le miroir, le livre, l'aiguille, 
Et le bénitier près du lit... 
Un sommeil léger te remplit, 
Ô chambre de la jeune fille !

Quand je regarde bien ces lieux, 
Nous y sommes encore ensemble ; 
Sa mère parfois lui ressemble 
À m'arracher les pleurs des yeux.

Peut-être la croyez-vous morte ? 
Non. Le jour où j'ai pris son deuil, 
Je n'ai vu de loin ni cercueil 
Ni drap tendu devant sa porte.

Text Authorship:

  • by René-François Sully-Prudhomme (1839 - 1907), "Je ne dois plus", written 1865, appears in Stances et Poèmes, in 1. Stances, in 2. Jeunes Filles, no. 7, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, first published 1866

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

19. Il était là

Language: French (Français) 
Autrefois, tout dans la nature/ Agitait doucement mon cœur
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Text Authorship:

  • by Louis-Philippe, Comte de Ségur (1753 - 1830), "Il n'est plus là", subtitle: "Romance (Air des "Souvenirs")"

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Note: the text can be found in Romances et Chansons, chez Alexis Eymery, libraire, Paris, 1820, pages 126-127.


20. Rappelle‑toi !  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
        Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
        Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
        Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
        Passe en rêvant sous son voile argenté ;
À l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
[Aux doux songes]1 du soir lorsque l'ombre t'invite.
            Écoute au fond des bois
            Murmurer une voix :
                Rappelle-toi.

        Rappelle-toi, lorsque les destinées
        M'auront de toi pour jamais séparé,
        Quand le chagrin, l'exil et les années
        Auront flétri ce cœur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
            Tant que mon cœur battra,
            Toujours il te dira :
                Rappelle-toi.

        Rappelle-toi, quand sous la froide terre
        Mon cœur brisé pour toujours dormira ;
        Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
        Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
[Je ne te verrai]2 plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une sœur fidèle.
            Écoute, dans la nuit,
            Une voix qui gémit :
                Rappelle-toi.

Text Authorship:

  • by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Rappelle-toi", appears in Poésies nouvelles

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Qi Feng Wu) , copyright © 2023, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Peter Low) , copyright © 2022, (re)printed on this website with kind permission

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Confirmed with Alfred de Musset and Paul de Musset, Œuvres complètes de Alfred de Musset: Poésies, tome II, Paris: Charpentier, 1866, page 277.

Note: the poem first appeared in Voyage où il vous plaira by Tony Johannot Alfred de Musset et P.-J. Stahl, éd. J. Hetzel, Paris, 1843, with music apparently not by Mozart. It is preceded by the following:

             (Vergiss mein nicht.)
Paroles faites sur la musique de Mozart.

1 Alary: "Au doux songe"
2 Auteri-Manzocchi, Netzel: "Tu ne me verras"

Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor] , Johann Winkler
Total word count: 1454
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