Colinette était son nom ;
Elle habitait un village
Où, l'été, dans mon jeune âge,
J'allais passer la moisson.
Ce n'était qu'une fillette,
Je n'était qu'un écolier.
Elle est morte en février.
Pauvre Colinette !
Lorsque nous courions tous deux
Dans la verdoyante allée,
Comme elle était essoufflée !
Comme j'étais radieux !
Le pinson et la fauvette
Chantaient nos chastes amours.
Les oiseaux chantent toujours.
Pauvre Colinette !
Sur ce banc, ce fut un soir
Notre dernière entrevue.
J'avais l'âme tout émue :
Je l'aimais sans le savoir.
Cachant ma peine secrète,
Je lui dis, prenant sa main :
« Adieu jusqu'à l'an prochain ! »
Pauvre Colinette !
Un tel récit est bien vieux ;
Cette histoire est bien commune ;
Pourtant, il n'en est pas une
Qui me mouille plus les yeux.
J'aimai plus tard en poëte,
Par vingt coquettes charmé,
Je n'ai qu'une fois aimé.
Pauvre Colinette !
20 Mélodies, Vol. II
by Giulio Alary (1814 - 1891)
1. Colinette
Text Authorship:
- by Charles Monselet (1825 - 1888), "Colinette"
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Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]2. La fleur discrète
Là-bas, sur la rive, Parmi le gazon, Une herbe craintive Fleurit quand arrive La tiède saison. Son doux nom rappelle Les vieux souvenirs ; Messager fidèle, Son doux nom révèle Mes plus chers désirs ; Et si dans l'absence Un jour je souffrais De votre silence, Avec confiance Je vous l'enverrais ; Et la fleur discrète Vous dirait tout bas, Au sein d'une fête Ou dans la retraite : Ne m'oubliez pas.
Text Authorship:
- by Pierre Grolier , "Ne m'oubliez pas"
Based on:
- a text in English by Anonymous/Unidentified Artist [text unavailable]
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Confirmed with P. Grolier's Poésies, Paris, Amyot, pages 124-125Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]
3. La chanson toscane
O toi qui de mon cœur fus toute l'espérance,
Près d'un autre aujourd'hui tu trahis tes serments.
De ton cœur tu bannis avec indifférence
De notre amour passé les charmes enivrants.
Moi seul je me souviens et pleure ton absence ;
O mes beaux jours perdus,
O non jamais vous ne reviendrez plus !
Chaque jour je t'écris et te peins ma souffrance ;
C'est en vain que j'attends quelques mots consolants.
Tu gardes sans remords un dédaigneux silence,
Oubliant du passé les doux épanchements.
Moi seul je me souviens et pleure ton absence ;
O mes beaux jours perdus,
O non jamais vous ne reviendrez plus !
Text Authorship:
- by G. M. Kelte
Based on:
- a text in Italian (Italiano) by Anonymous/Unidentified Artist [text unavailable]
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]4. Au lac de Côme
C'est la nuit, le lac tranquille
Nous invite, et l'on entend,
Caressant le flot docile,
Les rameurs partir en chantant.
Sans souci de la tempête,
Sans désir d'un prompt retour,
Notre barque est déja prête...
Viens, partons à notre tour.
Nuit charmante,
Sois plus lente,
Quand revient le jour.
Nuit charmante,
Sois plus lente,
O nuit d'amour !
Viens, des anges le sourire
Est moins doux de la clarté
De ses ondes où se mire
Dans l'espace l'astre argenté.
Viens, au loin tout est mystère,
Tout est rêve, espoir, désir ;
Oublions que sur la terre
Il faudra demain revenir.
Nuit charmante,
Sois plus lente,
Quand revient le jour.
Nuit charmante,
Sois plus lente,
O nuit d'amour !
Text Authorship:
- by Joseph Dieudonné Tagliafico (1821 - 1900)
Based on:
- a text in Italian (Italiano) by Carlo Pepoli, Conte (1796 - 1881) [text unavailable]
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]5. Reine des nuits
Reine des nuits, dis quel fut mon bonheur ;
Comme en mon sein le frisson et la flamme
Se succèdaient, me perdaient tour à tour ;
Quels ... transports égarèrent mon âme ;
Comment mes yeux cherchaient en vain le jour.
Comme j'aimais, et sans songer à plaire,
Je ne pouvais ni parler ni me taire...
Reine des nuits, dis quel fut mon amour.
Mon amant vint. O moments ineffables !
Près de son cœur a palpité mon cœur,
Tu fus témoin de ses serments coupables,
Dont m'abusaient le charme et la douceur !
Rêves d'amour dont je fus enivrée.
Moments charmants, passez-vous sans retour ?
Daphnis trahit la foi qu'il m'a jurée !
Reine des cieux, dis quel fut mon amour.
Text Authorship:
- by François Marie Arouet (1694 - 1778), as Voltaire, "Théocrite"
Based on:
- a text in Greek (Ελληνικά) by Theocritus (c310 BCE - c250 BCE) [text unavailable]
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Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]6. Le chant des canotiers
Que d'autres de la promenade Goûtent les innocents loisirs ; Nous, de l'existence nomade Nous aimons les bruyants plaisirs. Souvent nous déployons la voile Quand des cieux descend le sommeil ; Nous disons bonjour à l'étoile, Nous disons bonsoir au soleil. Bourgeois, qui devez nous connaître, Appelez valets et portiers ; Faites fermer grille et fenêtre, Voici venir les canotiers ! Le canot sur le fleuve passe En déployant son pavillon Et, comme un patin sur la glace, A peine s'il laisse un sillon. J'ai soumis la vague perfide Et la force, fier matelot, A lécher de sa langue humide Les flancs polis de mon canot. Bourgeois, qui devez nous connaître, Appelez valets et portiers ; Faites fermer grille et fenêtre, Voici venir les canotiers ! Là-bas, voyez-vous sur la plage La nappe blanche qui m'attend ? Allons, mon joyeux équipage, Abordons la rive en chantant ; Et, depuis l'heure matinale, Jusqu'au retour de Lucifer, Que notre folle bacchanale Sout un avant-goût de l'enfer ! Bourgeois, qui devez nous connaître, Appelez valets et portiers ; Faites fermer grille et fenêtre, Voici venir les canotiers !
Text Authorship:
- by Alexandre Dumas Davy de la Pailleterie (1802 - 1870), no title, appears in Le Père La Ruine, in 17. Les suites d'un bal champêtre, Éd. Michel Lévy frères, first published 1860
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Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]7. Sonnet de Clément Marot
Puisque de vous je n'ai autre visage Je m'en vais rendre ermite en un désert, Pour prier Dieu, si un autre vous sert Qu'autant que moi en votre honneur soit sage. Adieu amours, adieu gentil corsage, Adieu ce teint, adieu ces friants yeux. Je n'ai pas eu de vous grand avantage. Un moins aimant aura peut-être mieux.
Text Authorship:
- by Clément Marot (1496 - 1544), no title, appears in L'adolescence Clémentine, in Chansons, no. 34
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- ENG English (Grant Hicks) , copyright © 2026, (re)printed on this website with kind permission
Modernized form used by Alary:
Puisque de vous je n'ai autre visage Je m'en vais rendre ermite en un désert, Pour prier Dieu, si un autre vous sert Qu'autant que moi en votre honneur soit sage. Adieu amours, adieu gentil corsage, Adieu ce teint, adieu ces friants yeux. Je n'ai pas eu de vous grand avantage. Un moins aimant aura peut-être mieux.Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]
8. Souvenir
Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
À l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Au doux songe du soir lorsque l'ombre t'invite.
Écoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce cœur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon cœur battra,
Toujours il te dira :
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon cœur brisé pour toujours dormira ;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une sœur fidèle.
Écoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.
Text Authorship:
- by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Rappelle-toi", appears in Poésies nouvelles
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- ENG English (Qi Feng Wu) , copyright © 2023, (re)printed on this website with kind permission
- FRE French (Français) (Peter Low) , copyright © 2022, (re)printed on this website with kind permission
Note: the poem first appeared in Voyage où il vous plaira by Tony Johannot Alfred de Musset et P.-J. Stahl, éd. J. Hetzel, Paris, 1843, with music apparently not by Mozart. It is preceded by the following:
(Vergiss mein nicht.) Paroles faites sur la musique de Mozart.Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor] , Johann Winkler
9. Le chemin, le coussin et le nid
S'il est un charmant gazon Que le ciel arrose, Où brille en toute saison Quelque fleur éclose, Où l'on cueille à pleine main Lys, chèvrefeuille et jasmin, J'en veux faire le chemin Où ton pied se pose ! S'il est un sein bien aimant Dont l'honneur dispose ! Dont le ferme dévoûement N'ait rien de morose, Si toujours ce noble sein Bat pour un digne dessein, J'en veux faire le coussin Où ton front se pose ! S'il est un rêve d'amour, Parfumé de rose, Où l'on trouve chaque jour Quelque douce chose, Un rêve que Dieu bénit, Où l'âme à l'âme s'unit, Oh ! j'en veux faire le nid Où ton cœur se pose !
Text Authorship:
- by Victor Hugo (1802 - 1885), title 1: "S'il est un charmant gazon", title 2: "Nouvelle chanson sur un vieil air", appears in Les Chants du Crépuscule, no. 22, first published 1834
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- CAT Catalan (Català) (Salvador Pila) , copyright © 2023, (re)printed on this website with kind permission
- CHI Chinese (中文) (Yan-Jiang Che) , "如果有一個迷人的草地", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
- ENG English (Amy Pfrimmer) , copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission
- ENG English (Peter Low) , "If there be a lovely grassy plot", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
- ENG English [singable] (Charles Fonteyn Manney) , "If I knew a meadow fair", first published 1911
- ITA Italian (Italiano) (Enrico Magnani) , "Sogno d'amore", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
10. Mignonne
Mignonne, allons voir si la rose, Qui ce matin avait déclose Sa robe de pourpre au soleil, A point perdu cette vesprée Les plis de sa robe pourprée Et son teint au vôtre pareil. Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle a, dessus la place, Las ! Las ! ses beautés laissé choir ! Ô vrayment marastre nature, Puisqu'une telle fleur ne dure, Que du matin jusques au soir ! Or donc, écoutez-moi, Mignonne, Tandis que votre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté, Cueillez, cueillez votre jeunesse : Comme à cette fleur la vieillesse Fera ternir votre beauté.
Text Authorship:
- by Pierre de Ronsard (1524 - 1585), "À Cassandre"
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- CHI Chinese (中文) [singable] (Dr Huaixing Wang) , copyright © 2024, (re)printed on this website with kind permission
- ENG English (Faith J. Cormier) , no title, copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
Somewhat
Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]11. Prière
Ah ! si vous saviez comme on pleure De vivre seul et sans foyer, Quelquefois devant ma demeure Vous passeriez. Si vous saviez ce que fait naître Dans l'âme triste un pur regard, Vous regarderiez ma fenêtre Comme au hazard. Si vous saviez quel baume apporte Au coeur la présence d'un cœur, Vous vous assoiriez sous ma porte Comme une sœur. Si vous saviez que je vous aime, Surtout si vous saviez comment, Vous entreriez peut-être même Tout simplement.
Text Authorship:
- by René-François Sully-Prudhomme (1839 - 1907), "Prière", written 1872, appears in Les vaines tendresses, no. 2, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, first published 1875
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Laura Stanfield Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
- HUN Hungarian (Magyar) (Dezső Kosztolányi) , "Könyörgés"
12. Romance de Magdeleine
Doux Jésus, qui de Magdeleine
Par un regard d'amour purifia le cœur,
De repentir son âme pleine
Épuise à te pleurer sa brûlante langueur.
Pour t'aimer seul, dans de saintes délices,
J'abandonnai le profane plaisir ;
Epoux divin, faut-il que tu pâlisses
Comme un soleil que la mort vient saisir !
Doux Jésus, qui de Magdeleine
Par un regard d'amour purifias le cœur,
De repentir son âme pleine
Épuise à te pleurer sa brulante langueur.
Text Authorship:
- by Émile Deschamps (1791 - 1871), no title
- by Émilien Pacini (1810 - 1898), no title
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]13. Au revoir
Au revoir, au revoir ! Douce parole, Croyance en l'avenir suprême espoir ! Ami, c'est le seul mot, qui de l'ex il console. Ne dis jamais : adieu ! dis : au revoir ! Au revoir, au revoir ! De toute chose C'est l'éternel désir. Sans le savoir L'oiseau le chante au jour, le printemps à la rose, Ne dis jamais : adieu ! dis : au revoir ! Au revoir, au revoir ! Qu'il t'en souvienne ! Quand de mon dernier jour viendra le soir, Les yeux levés au ciel et ta main dans la mienne, Ne me dis pas: adieu ! dis : au revoir !
Text Authorship:
- by Joseph Dieudonné Tagliafico (1821 - 1900)
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English [singable] (Laura M. Underwood) , "Till we meet"
14. La nymphe que j'aimois tant
J'ai connu tous ces bocages,
Ces prés, ces monts, ces rivages ;
Mais je n'ai trouvé pourtant
Celle que j'ai poursuivie :
Hélas ! qui me l'a ravie,
La Nymphe, que j'aimois tant ?
...
Ah ! c'en est fait, c'est fait d'elle :
Un Dieu, la voyant si belle,
Parmi ces bois l'écartant,
Epris d'amoureuse envie,
Au Ciel me l'aura ravie,
La Nymphe que j'aimois tant.
Adieu, forêts désolés ;
Adieu, monts, adieu, vallées ;
Adieu, je vais vous quittant :
pourrai-je rester en vie,
Puisque l'on me l'a ravie,
La Nymphe que j'aimois tant ?
Text Authorship:
- by Gilles Durant, sieur de la Bergerie (1554 - 1614?5), "Chanson"
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Note: the text above is taken from stanzas 1,3,4 of the original text.
Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]15. Les derniers sons de la harpe
Le Ménestrel part pour l'armée, Dans les rangs de la mort il marche avec honneur, De son père il a ceint l'épée Et la harpe d'Érin repose sur son cœur. Pays des preux, dit-il, trahi par la victoire, Si tu restais privé de tout secours, Le Ménestrel consacrerait toujours Son épee à ta cause et sa harpe à ta gloire. Blessé, le Ménestrel succombe, Il presse avec transport sa harpe dans ses bras ; Placez-la, dit-il, dans ma tombe Pour qu'un joug ennemi ne l'avilisse pas. Âme du sentiment, de l'amour, du courage, Sois libre encore à ton dernier accord, Et que ma main te brise avant ma mort, Pour t'épargner l'horreur des chants de l'esclavage.
Text Authorship:
- by Auguste Louis Charles de Messence, comte de La Garde-Chambonas (1783 - 1853?), "Les derniers sons de la harpe", subtitle: "(The Minstrel Boy to the war is gone)"
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Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]16. Heure d'amour
De la fête voici l'heure ;
Viens, qu'importe à nos désirs
Que le jour renaisse ou meure :
La nuit seule est aux plaisirs.
Aux plaisirs, à la folie,
Aux caprices du moment ;
Si rapide est notre vie :
Hâtons-nous au moins gaîment.
Aimons et chantons
Le printemps, la jeunesse !
Aimons et chantons leur ivresse ;
Le temps nous presse !
Aimons !
Quand l'orchestre au loin résonne,
Quand à l'éclat de mille feux
La gaîté sur les fronts rayonne,
Et le bonheur dans tous les yeux.
Écoute ! Est-ce un rêve,
Cette voix qui s'élève,
Qui s'élève à son tour
Et chante l'amour ?
De la fête voici l'heure ;
Viens, qu'importe à nos désirs
Que le jour renaisse ou meure :
La nuit seule est aux plaisirs.
Aux plaisirs, à la folie,
Aux caprices du moment ;
Si rapide est notre vie :
Hâtons-nous au moins gaîment.
Aimons et chantons
Le printemps, la jeunesse !
Aimons et chantons leur ivresse ;
Le temps nous presse !
Aimons !
...
Text Authorship:
- by Joseph Dieudonné Tagliafico (1821 - 1900)
Based on:
- a text in Italian (Italiano) by Francesco Rizzelli (1838 - 1910) [text unavailable]
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Note: the text above is taken from stanzas 1-5,1-3 of the original text.
Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]17. Bacchanale de Sardanapale
Verse encore, verse toujours
La liqueur transparente,
Et vidons la coupe enivrante
Enchantant nos amours.
Ah ! Laissons aux rêveurs leurs sombres présages ;
Aux sages laissons leurs tristes discours.
Sans souci du Ciel et des orages,
Fêtons sans cesse nos beaux jours !
Myra, de tes grands yeux,
Quand l'ardente flamme,
Comme un éclair des cieux,
Vient briller au fond de mon äme,
Je crois dans mon orgueil être l'égal des Dieux !
Verse encore, verse toujours
La liqueur transparente,
Et vidons la coupe enivrante
Enchantant nos amours.
Ah ! Laissons aux rêveurs leurs sombres présages ;
Aux sages laissons leurs tristes discours.
Sans souci du Ciel et des orages,
Fêtons sans cesse nos beaux jours !
...
Text Authorship:
- by Joseph Dieudonné Tagliafico (1821 - 1900), written 1852, appears in Sardanapale
Based on:
- a text in Italian (Italiano) by Anonymous/Unidentified Artist [text unavailable]
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Note: the text above is taken from stanzas 1-3,1-2 of the original text.
Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]18. La voix de l'océan
Océan ! Océan ! Lorsque sur ton rivage,
Le regard ébloui, je me suis arrêté
J'ai dit à Dieu : Seigneur, n'est-ce pas là l'image
De ta divinité ?
...
Hier, c'était un lac éblouissant, splendide :
Le ciel s'y reflétait comme dans un miroir,
Et la vague à mes pieds venait mourir limpide
Sous la brise du soir.
Seul à la contempler dans ce calme suprême
Sous un charme inconnu je priais, j'adorais :
Et le cœur inondé je sentais en moi-même
Un océan de paix.
Océan ! Océan ! Lorsque sur ton rivage,
Devant tant de repos je me suis arrêté
J'ai dit à Dieu : Seigneur, n'est-ce pas là l'image
De ta sérénité ?
Tout a changé : j'entends plus fort que le tonnerre
Dans un affreux chaos les vagues retentir.
Il monte, il se soulève, il semble en son colère,
Vouloir tout engloutir.
De femmes et d'enfants, une foule éperdue
Accourt sur le rocher par l'orage battu ;
Elle prie.... O mon Dieu ! sera-t-elle entendue
Et l'exauceras-tu ?
Océan ! Océan ! Lorsque sur ton rivage,
Devant tant de fureur je me suis arrêté
J'ai dit à Dieu : Seigneur, n'est-ce pas là l'image
De ta sévérité ?
...
Il est là toujours beau, majestueux, immense
Avec ses flots d'azur se balançant toujours.
Il est là, tel que Dieu d'un mot, dans sa puissance,
Le fit aux premiers jours.
Quand tout passe ici-bas, quand les siècles s'écoulent,
Emportant avec eux les trônes, les palais
Quand tombent les cités, quand les empires croulent,
Lui ne change jamais.
Océan ! Océan ! Lorsque sur ton rivage,
Devant ton long destin je me suis arrêté
J'ai dit à Dieu : Seigneur, n'est-ce pas là l'image
De ton éternité ?
...
Text Authorship:
- by Louis-Claude Chevojon, Abbé (1820 - 1898), appears in Souvenirs poétiques : À mes Amis, É. Martinet, first published 1879
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Note: the text above is taken from stanzas 1, 5-10, 14-16 of the original text.
Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]19. Poème pastoral
Ah ! sur ma foi voici comment J'ai rencontré l'autre jour Blaise ; Il me guettait probablement Dans le sentier sur la falaise. Il avait fait un beau bouquet Avec les fleurs que je préfère. Comme je le trouvais coquet, Il me l'offrit, la chose est claire, Et je le pris en rougissant, Mais je fus bien plus mal à l'aise Quand il dit d'un ton suppliant « Garder bien ce qui vient de Blaise ! » Ah ! depuis je l'ai rencontré Assis auprès de la fontaine. En voyant son air éploré, J'ai voulu connaître sa peine : « Blaise, que faites-vous ici, Pourquoi pleurez-vous de la sorte, Me cachez-vous quelque souci, Votre brebis est-elle morte ? — Non Babet je pleure mon cœur Que j'ai laissé sur la falaise. » Je l'ai trouvé pour mon bonheur, Il m'a dit le secret de Blaise. Ah ! le mal fit bientôt guéri Et la fièvre vite calmée. « Voulez-vous de moi pour mari, Répondez-moi, ma bien-aimée ? Si mon cœur a dit son secret, Croyez-le car il est sincère, Permettez-lui d'aimer Babet La plus ravissante bergère. » Je n'osais pas lui refuser, De crainte que ça lui déplaise, Et lui rendais même un baiser, En disant, » Je vous aime, Blaise ! »
Text Authorship:
- by Stéphan Bordèse (1847 - 1919)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]20. Chanson des filles des pasteurs
Refrain en chœur
Du ciel aride
Descend midi ;
Nul vent ne ride
Le flot tiédi.
La rose blanche
Meurt sur sa branche ;
Le myrte penche
Comme engourdi.
Notre chamelle
Dort là tout près ;
Faisons comme elle,
Goûtons le frais
Sous les cyprès.
Une jeune fille
Fille d'Ève
Que l'on veut charmer,
C'est un rêve ;
Tremble d'aimer
Sous la tente
De tes premiers jours.
Sois contente
Des seuls amours
Qui t'aimeront toujours.
Adieu, chimère !
Et pour ta mère
Tes seuls amours !
Du ciel aride... etc.
Une autre jeune fille
Orphelines,
Suivez-nous ! allons
Des collines
Dans les vallons. --
A la ville...
Des loups ravisseurs !...
Un asile
Parmi nos sœurs,
Vous offre ses douceurs.
Tendre chimère !
Enfants sans mère ;
Soyez nos sœurs !
Du ciel aride... etc.
...
Text Authorship:
- by Émile Deschamps (1791 - 1871), "Chanson", appears in La Rédemption, part 4
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Note: the text above is taken from stanzas 1-3 of the original text.
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