20 Mélodies, Vol. II

by Giulio Alary (1814 - 1891)

Word count: 1177

1. Colinette [sung text not yet checked]

Colinette était son nom
 . . . . . . . . . .

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Authorship

2. La fleur discrète [sung text not yet checked]

Là-bas, sur la rive,
Parmi le gazon,
Une herbe craintive 
Fleurit quand arrive 
La tiède saison.

Son doux nom rappelle
Les vieux souvenirs ; 
Messager fidèle,
Son doux nom révèle
Mes plus chers désirs ;

Et si dans l'absence 
Un jour je souffrais 
De votre silence,
Avec confiance
Je vous l'enverrais ;

Et la fleur discrète 
Vous dirait tout bas,
Au sein d'une fête 
Ou dans la retraite :
Ne m'oubliez pas.

Authorship

Based on

Confirmed with P. Grolier's Poésies, Paris, Amyot, pages 124-125


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3. La chanson toscane [sung text not yet checked]

Ô toi qui de mon cœur fus toute l'espérance
 . . . . . . . . . .

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Authorship

Based on

4. Au lac de Côme [sung text not yet checked]

C'est la nuit, le lac tranquille Nous invite
 . . . . . . . . . .

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Authorship

Based on

5. Reine des nuits [sung text not yet checked]

Reine des nuits, dis quel fut mon amour ;
Comme en mon sein les frissons et la flamme 
Se succédaient, me perdaient tour à tour ; 
Quels doux transports égarèrent mon âme ; 
Comment mes yeux cherchaient en vain le jour.
Comme j'aimais, et sans songer à plaire,
Je ne pouvais ni parler ni me taire.
Reine des nuits, dis quel fut mon amour. 
Mon amant vint, ô moments délectables ! 
Il prit mes mains, tu le sais, tu le vis, 
Tu fus témoin de ses serments coupables, 
De ses baisers, de ceux que je rendis; 
Des voluptés dont je fus enivrée. 
Moments charmants, passez-vous sans recours 
Daphnis trahit l'amour qu'il m'a jurée! 
Reine des nuits, dis quel fut mon amour. 

Authorship

Based on

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6. Le chant des canotiers [sung text not yet checked]

Que d'autres de la promenade 
Goûtent les innocents loisirs ;
Nous, de l'existence nomade
Nous aimons les bruyants plaisirs.

Souvent nous déployons la voile 
Quand des deux descend le sommeil ;
Nous disons bonjour à l'étoile,
Nous disons bonsoir au soleil.

Bourgeois, qui devez nous connaître,
Appelez valets et portiers ;
Faites fermer grille et fenêtre,
Voici venir les canotiers.

Authorship

Confirmed with an edition from 1875


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

7. Sonnet de Clément Marot [sung text not yet checked]

Puis que de vous je n'ay aultre visage,
Je m'en vois rendre hermite en ung desert,
Pour prier dieu, si ung aultre vous sert,
Qu'aultant que moy en vostre honneur soit sage.

A dieu Amours, à dieu gentil corsage,
A dieu ce tainct, à dieu ces frians yeux:
Je n'ay pas heu de vous grand adventage:
Ung moins aymant aura, peult estre, mieulx.

Authorship

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Modernized spelling:
Puisque de vous je n'ai autre visage
Je vais rendre ermite en un désert,
Pour prier Dieu; si un autre vous sert
Qu'autant que moi en votre honneur soit sage.

Adieux Amours, adieu gentils corsage,
Adieu ce teint, adieu ces friands yeux.
Je n'ai pas eu de vous grands avantages.
Un moins aimant aura, peut-être, mieux.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

8. Souvenir [sung text not yet checked]

Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite.
Écoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.

Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce cœur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon cœur battra,
Toujours il te dira:
Rappelle-toi.

Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon cœur brisé pour toujours dormira;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
Je ne te verrai plus; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une sœur fidèle.
Écoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.

Authorship

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Note: the poem is preceded by the following words:

             (Vergiss mein nicht.)

Paroles faites sur la musique de Mozart.

Researcher for this text: Johann Winkler

9. Le chemin, le coussin et le nid [sung text not yet checked]

S'il est un charmant gazon
  Que le ciel arrose,
Où [brille]1 en toute saison
  Quelque fleur éclose,
Où l'on cueille à [pleine main]2
Lys, chèvrefeuille et jasmin,
J'en veux faire le chemin
  Où ton pied se pose !

S'il est un sein bien aimant
  Dont l'honneur dispose !
Dont le ferme dévoûement
  N'ait rien de morose,
Si toujours ce noble sein
Bat pour un digne dessein,
J'en veux faire le coussin
  Où ton front se pose !

S'il est un rêve d'amour,
  Parfumé de rose,
Où l'on [trouve chaque jour]3
  Quelque douce chose,
Un rêve que Dieu bénit,
Où l'âme à l'âme s'unit,
Oh ! j'en veux faire le nid
  Où ton cœur se pose !

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CHI Chinese (中文) (Yen-Chiang Che) , "如果有一個迷人的草地", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Peter Low) , "If there be a lovely grassy plot", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Charles Fonteyn Manney) , "If I knew a meadow fair", first published 1911
  • ENG English (Amy Pfrimmer) , copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Enrico Magnani) , "Sogno d'amore", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission

View original text (without footnotes)
Confirmed with Poésies de Victor Hugo: Odes & Ballades, Les Orientales, Les Feuilles d'Automne, Les Chants du Crépuscule, Les Voix Intérieures, Les Rayons & Les Ombres, Paris, Hetzel, 1880, p. 67.

1 Fauré: "naisse".
2 d'Erlanger: "pleines mains".
3 d'Erlanger: "trouve à chaque pas".

Researcher for this text: Ted Perry

10. Mignonne [sung text not yet checked]

  Mignonn', allon voir si la rose
Qui ce matin avoit declose
Sa robe de pourpr' au soleil,
A point perdu, cette vesprée,
Le plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

  Las, voyés comm' en peu d'espace,
Mignonn', ell' a dessus la place,
Las, las, ses beautés laissé cheoir!
Ô vrayement maratre nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure,
Que du matin jusques au soir!

  Donc, si vous me croiés, mignonne:
Tandis que vostr' age fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillés, cueillés vostre jeunesse,
Comm' à cette fleur, la viellesse
Fera ternir vostre beauté.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Faith J. Cormier) , "Mignonne", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission

View original text (without footnotes)
Modernized version (used by Chaminade, Manduell, Wagner, and perhaps others):
Mignonne, allons voir si la rose,
Qui ce matin avait desclose
Sa robe de pourpre au soleil,
N'a point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée
Et son teint au vôtre pareil.

Las! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a, dessus la place,
Las! Las! ses beautés laissé cheoir!
Ô vraiment marâtre nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure,
Que du matin jusques au soir!

[Or donc, écoutez-moi,]1 Mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
[En]2 sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse:
[Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.]3
1 Chaminade, Manduell: "Donc, si vous m'en croyez" (So if you believe me)
2 Chaminade: "Dans"
3 Manduell: "Comme à ceste fleur la vieillesse/ Fera ternir vostre beauté."

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11. Prière [sung text not yet checked]

Ah! si vous saviez comme on pleure 
De vivre seul et sans foyers, 
Quelquefois devant ma demeure 
Vous passeriez. 

Si vous saviez ce que fait naître 
Dans l'âme triste un pur regard, 
Vous regarderiez ma fenêtre 
Comme au hazard. 

Si vous saviez quel baume apporte 
Au coeur la présence d'un coeur, 
Vous vous assoiriez sous ma porte 
Comme une soeur. 

Si vous saviez que je vous aime, 
Surtout si vous saviez comment, 
Vous entreriez peut-être même 
Tout simplement.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Laura Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Dezső Kosztolányi) , "Könyörgés"
  • RUS Russian (Русский) (Konstantin Konstantinovich Romanov, Grand Duke of Russia) , "Просьба", written 1888

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12. Romance de Magdeleine [sung text not yet checked]

Doux Jésus, qui de Magdeleine
 . . . . . . . . . .

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Authorship

13. Au revoir [sung text not yet checked]

Au revoir, au revoir ! Douce parole,/ Croyance en l'avenir
 . . . . . . . . . .

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14. La nymphe que j'aimois tant [sung text not yet checked]

J'ai [couru]1 tous ces bocages,
Ces prés, ces monts, ces rivages ;
Mais je n'ai trouvé pourtant
Celle que j'ai poursuivie :
Hélas ! qui me l'a ravie,
La Nymphe, que j'aimois tant ?

Pastourelles joliettes,
Qui de vos voix déliettes,
Vos ardeurs allez chantant,
Selon q'amour vous convie,
Dites, qui me l'a ravie,
La Nymphe que j'aimois tant ?

Ah ! c'en est fait, c'est fait d'elle :
Un Dieu, la voyant si belle,
Parmi ces bois l'écartant,
Epris d'amoureuse envie,
Au Ciel me l'aura ravie,
La Nymphe que j'aimois tant.

Adieu, forêts désolés ;
Adieu, monts, adieu, vallées ;
Adieu, je vous vais quittant : 
Puis-je plus rester en vie,
Puisque l'on me l'a ravie,
La Nymphe que j'aimois tant ?

Authorship

View original text (without footnotes)
Confirmed with Annales Poétiques, depuis l'origine de la Poésie françoise. Tome XIII, Paris, chez les Editeurs, rue Saint-Nicaise, vis-à-vis le Magalin de l'Opéra; et chez Delalain l'aîné, Libraire, rue Saint-Jacques, 1779, pages 61-62.

1 Alary: "connu"; further changes may exist not shown above.

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15. Les derniers sons de la harpe [sung text not yet checked]

         (The Minstrel Boy to the war is gone)

  Le Ménestrel part pour l'armée,
Dans les rangs de la mort il marche avec honneur,
  De son père il a ceint l'épée
Et la harpe d'Érin repose sur son cœur.
Pays des preux, dit-il, trahi par la victoire,
  Si tu restais privé de tout secours,
  Le Ménestrel consacrerait toujours
Son épee a ta cause et sa harpe a ta gloire.

  Blessé, le Ménestrel succombe,
Il presse avec transport sa harpe dans ses bras ;
  Placez-la, dit-il, dans ma tombe
Pour qu'un joug ennemi ne l'avilisse pas.
Âme du sentiment, de l'amour, du courage,
Sois encor libre à ton dernier accord,
  Et que ma main te brise avant ma mort,
Pour t'épargner l'horreur des chants de l'esclavage.

Authorship

Confirmed with Auguste Louis Charles de Messence, comte de La Garde-Chambonas, Brighton: scènes détachées d'un voyage en Angleterre. Paris, Librairie de J.-P. Aillaud, Quai Voltaire, 1834, in the footnote area from pages 91-92.


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16. Heure d'amour [sung text not yet checked]

De la fête voici l'heure
 . . . . . . . . . .

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Authorship

Based on

17. Bacchanale de Sardanapale [sung text not yet checked]

Verse encore verse toujours/ La liqueur transparente
 . . . . . . . . . .

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Authorship

Based on

18. La voix de l'océan [sung text not yet checked]

Océan! Océan! lorsque sur ton rivage
 . . . . . . . . . .

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Authorship

19. Poème pastoral [sung text not yet checked]

Ah ! sur ma foi voici comment
 . . . . . . . . . .

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Authorship

20. Chanson des filles des pasteurs [sung text not yet checked]

Refrain en chœur
 Du ciel aride 
 Descend midi ;
 Nul vent ne ride
 Le flot tiédi.
 La rose blanche 
 Meurt sur sa branche ;
 Le myrte penche
 Comme engourdi.
 Notre chamelle
 Dort là tout près ;
 Faisons comme elle,
 Goûtons le frais 
 Sous les cyprès.

Une jeune fille
   Fille d'Ève
 Que l'on veut charmer,
   C'est un rêve ;
 Oh ! tremble d'aimer
   Sous la tente 
 De tes premiers jours.
   Sois contente
 Des seuls vrais amours,
 Sûrs d'aimer toujours. 
   Adieu, chimère ! 
   Et pour ta mère
   Tes seuls amours !
   Du ciel aride... etc. 

Une autre jeune fille
   Orphelines,
 Suivez-nous ! allons
   Des collines
 Au creux des vallons. --
   A la ville... 
 Des loups ravisseurs !...
   Un asile 
 Est parmi nos sœurs,
 Gardez ses douceurs. 
   Tendre chimère !
   Enfants sans mère ;
   Soyez nos sœurs !
   Du ciel aride... etc.

Chœur du peuple
 Roi des Juifs avec ta couronne,
 Fier rival d'Élie en son char, 
 Le marteau te cloue à ton trône !
 Te voilà plus haut que César !

Authorship

Confirmed with &Oelig;uvres complètes de Émile Deschamps, Éd. Alphonse Lemerre, Paris, 1872-1874, volume 5, pages 255-256


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