Vingt mélodies pour chant

Song Cycle by Émile Paladilhe (1844 - 1926)

Word count: 1771

1. La lune de mai [sung text not yet checked]

La lune de mai s'est levée
 . . . . . . . . . .

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Authorship

  • by Anonymous / Unidentified Author
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4. Désespérance [sung text checked 1 time]

[Ne jamais]1 la voir ni l'entendre,
Ne jamais [tout haut]1 la nommer,
Mais, fidèle, toujours l'attendre,
  Toujours l'aimer!

Ouvrir les bras, et, las d'attendre,
Sur le néant les refermer!
Mais encor, toujours les lui tendre
  Toujours l'aimer.

Ah! ne pouvoir que les lui tendre
Et dans les pleurs se consumer,
Mais ces pleurs toujours les répandre,
  Toujours l'aimer...

Ne jamais la voir ni l'entendre,
Ne jamais [tout haut]1 la nommer,
Mais d'un amour toujours plus tendre
  Toujours l'aimer. [Toujours!]3

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) (Marike Lindhout) , "Zucht", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "Never to see or hear her", copyright © 2002, (re)printed on this website with kind permission

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1 Adaïevsky: "Jamais ne"; further changes may exist not noted above.
2 Viardot: "pouvoir"
3 Omitted by Viardot.

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6. Les papillons [sung text not yet checked]

Les papillons couleur de neige
Volent par essaims sur la mer ;
Beaux papillons blancs, quand pourrai-je
Prendre le bleu chemin de l'air ?

Savez-vous, ô belle des belles,
Ma bayadère aux yeux de jais,
S'ils me [pouvaient]1 prêter leurs ailes,
Dites, savez-vous où j'irais ?

Sans prendre un seul baiser aux roses,
À travers vallons et forêts,
J'irais à vos lèvres mi-closes,
Fleur de mon âme, et j'y mourrais.

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Motýli"
  • ENG English (Peter Low) , no title, copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Amy Pfrimmer) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission

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Note: this poem was titled "Pantoum" in L'Eldorado and Fortunio, and titled "Les papillons" in other editions.

1 in some settings, "voulaient"; we will add further information when we obtain it.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

7. Chanson de Francesca [sung text not yet checked]

Te souvient-il pas des heures bénies
 . . . . . . . . . .

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Authorship

  • by Marc Monnier (1827 - 1885), "Chanson de Francesca", appears in Poésies, in 2. Musiques, no. 2, Paris, Librairie Sandoz & Fischbacher, first published 1878

8. Havanaise [sung text checked 1 time]

Subtitle: La islena - L'isolana

Au milieu des platanes 
Aux larges frontons,
Où la fleur des lianes
Suspend ses festons;
Mon hamac se balance,
Berçant mollement
Ma rêveuse indolence,
Au souffle du vent,
Dans un demi sommeil
À l'abri du soleil
Je m'enivre aux parfums
du tulipier vermeil, 
Dans les nuages bleus
Si je plonge les yeux
En un songe enchanteur
Je vois s'ouvrir les cieux!

Libre et sans souci
Vivre ainsi
En rêvant le long du jour
Rire des serments
Des galants
Et de leurs soupirs d'amour
Se laisser aimer
Et charmer
Sans jamais donner son coeur,
N'est-ce pas, ma foi,
Dites-moi,
Le secret du bonheur?

Au milieu des platanes 
Aux larges frontons,
Où la fleur des lianes
Suspend ses festons;
Mon hamac se balance,
Berçant mollement
Ma rêveuse indolence,
Au souffle du vent,
Dans un demi sommeil
À l'abri du soleil
Je m'enivre aux parfums
du tulipier vermeil, 
Dans les nuages bleus
Si je plonge les yeux
En un songe enchanteur
Je vois s'ouvrir les cieux!

Quand l'étoile luit
Dans la nuit
S'accouder sur son balcon,
Écouter les voeux
D'un amoureux
Qui murmure sa chanson.
Le laisser pleurer
Et soupirer
En riant de son ardeur,
N'est-ce pas, ma fois,
Dites-moi,
Le secret du bonheur?

Au milieu des platanes 
Aux larges frontons,
Où la fleur des lianes
Suspend ses festons;
Mon hamac se balance,
Berçant mollement
Ma rêveuse indolence,
Au souffle du vent,
Dans un demi sommeil
À l'abri du soleil
Je m'enivre aux parfums
du tulipier vermeil, 
Dans les nuages bleus
Si je plonge les yeux
En un songe enchanteur
Je vois s'ouvrir les cieux!

Authorship

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

9. Chanson du pêcheur [sung text checked 1 time]

Subtitle: Lamento

Ma belle amie est morte:
Je pleurerai toujours;
[Sous]1 la tombe elle emporte
Mon âme et mes amours.
Dans le ciel, sans m'attendre,
Elle s'en retourna;
L'ange qui l'emmena
Ne voulut pas me prendre.
Que mon sort est amer!
Ah!  sans amour, s'en aller sur la mer!

La blanche créature
Est couchée au cercueil.
Comme dans la nature
Tout me paraît en deuil!
La colombe oubliée
Pleure et songe à l'absent;
Mon âme pleure et sent
Qu'elle est dépareillée.
Que mon sort est amer!
Ah!  sans amour, s'en aller sur la mer!

Sur moi la nuit immense
[S'étend]2 comme un linceul;
Je chante ma romance
Que le ciel entend seul.
Ah!  comme elle était belle,
[Et comme]3 je l'aimais!
Je n'aimerai jamais
Une femme autant qu'elle.
Que mon sort est amer!
Ah!  sans amour, s'en aller sur la mer!

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright ©
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2004, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , "La mia bella amica è morta", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission

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Confirmed with Théophile Gauthier, La comédie de la mort, Desessart editeur, Paris, 1838, page 227.

1 Viardot: "Dans"
2 Fauré: "Plane"
3 Fauré: "Et combien"; Viardot: "Comme"

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Bertram Kottmann , Pierre Mathé [Guest Editor]

10. La fleur d'amour [sung text not yet checked]

Subtitle: Stornello toscan

J'ai vu passer ce soir dans l'ombre
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12. La chanson des blondes [sung text checked 1 time]

Subtitle: Ronde provençale

Provençaux, le soleil d'ici
Ne voit pas que des filles brunes ;
Nous avons des blondes aussi,
Et j'en veux nommer quelques-unes :
Parmi notre mourvèze noir,
Voyez, le blanc muscat abonde ;
Du muscat blanc mis au pressoir
La liqueur est blonde !

Le soleil d'ici, bien que dur,
Ne brunit pas toutes nos filles :
Voyez nos gerbes de blé mûr,
Qui sont blondes sous les faucilles !
Et toi qui bénis la chaleur,
Cigale, ô chanteuse féconde,
Ton joli corps a la couleur
De la moisson blonde !

Le soleil qui blondit nos blés
Ne hâle pas toutes nos belles :
Dans nos oliviers contemplez
Les vertes olives nouvelles ;
Novembre les noircit, d'accord !...
A la cueillette tout le monde !
On les écrase, et l'huile en sort,
La belle huile blonde !

Notre beau soleil réchauffant
Ne brunit pas tout ce qu'il touche :
La mer est une belle enfant
Qui chante, bercée en sa couche.
Le soleil vient, dès son réveil,
Caresser sa poitrine ronde :
La mer aux yeux bleus, grand soleil,
Est sa reine blonde !

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Researcher for this text: Ferdinando Albeggiani

13. Les deux fleurs [sung text not yet checked]

Prends cette fleur, fille jolie
 . . . . . . . . . .

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  • by Anonymous / Unidentified Author

14. Rondalla [sung text not yet checked]

Enfant aux airs d'impératrice,
Colombe aux regards de faucon,
Tu me hais, mais c'est mon caprice,
De me planter sous ton balcon.

Là, je veux, le pied sur la borne,
Pinçant les nerfs, tapant le bois,
Faire luire à ton carreau morne
Ta lampe et ton front à la fois.

Je défends à toute guitare
De bourdonner aux alentours.
Ta rue est à moi : je la barre
Pour y chanter seul mes amours,

Et je coupe les deux oreilles
Au premier racleur de jambon
Qui devant la chambre où tu veilles
Braille un couplet mauvais ou bon.

Dans sa gaine mon couteau bouge ;
Allons ! qui veut de l'incarnat ?
À son jabot qui veut du rouge
Pour faire un bouton de grenat ?

Le sang dans les veines s'ennuie,
Car il est fait pour se montrer ;
Le temps est noir, gare la pluie !
Poltrons, hâtez-vous de rentrer.

Sortez, vaillants ! sortez, bravaches !
L'avant-bras couvert du manteau,
Que sur vos faces de gavaches
J'écrive des croix au couteau !

Qu'ils s'avancent ! seuls ou par bande,
De pied ferme je les attends.
À ta gloire il faut que je fende
Les naseaux de ces capitans.

Au ruisseau qui gêne ta marche
Et pourrait salir tes pieds blancs,
Corps du Christ ! je veux faire une arche
Avec les côtes des galants.

Pour te prouver combien je t'aime,
Dis ! je tuerai qui tu voudras :
J'attaquerai Satan lui-même,
Si pour linceul j'ai tes deux draps.

Porte sourde ! ... Fenêtre aveugle ! ...
Tu dois pourtant ouïr ma voix ;
Comme un taureau blessé je beugle,
Des chiens excitant les abois !

Au moins plante un clou dans ta porte,
Un clou pour accrocher mon cœur.
À quoi sert que je le remporte
Fou de rage, mort de langueur ?

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First published in the novel "Militona" in the journal La Presse, January 6 1847.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

14. Au fond des halliers [sung text not yet checked]

Au fond des halliers
Du grand bois qui bourgeonne,
Entends-tu les ramiers,
Ô ma mignonne ?

Dans les chemins creux, 
Leur chanson vagabonde
Semble la voix profonde 
Des printemps amoureux.

Elle s'élève, 
Tombe et renaît ;
C'est comme un rêve
De la forêt.

Lente caresse 
Aux sons voilés, 
Son chant nous laisse
Ensorcelés.

Nos cœurs troublés
Par ces langueurs câlines 
A coups doublés 
Battent dans nos poitrines.

Tout le long du jour, 
Sous les feuilles nouvelles,
Viens parlons d'amour 
Au chant des tourterelles.

D'aimer et d'être aimé 
Voici l'heure.
Contre mon cœur charmé,
Ah ! demeure... 
Mignonne, est-il rose qui fleure 
Mieux que l'amour, l'amour au mois de mai ? 

Authorship

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Confirmed with André Theuriet, Le livre de la payse: nouvelles poésies (1872-1882), Paris, Alphonse Lemerre, 1883, pages 99-100.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

15. Désir d'avril [sung text not yet checked]

En plein bois, dans la profondeur 
Où tremblent des lumières vertes, 
Les muguets à l’exquise odeur 
Balancent leurs grappes ouvertes.

Les muguets blancs m’ont enivré, 
Et la voix du ramier qui chante 
Au fond de mon cœur enfiévré 
A mis un désir qui fermente.

La douce pâleur des muguets 
Et leur haleine parfumée 
Ont évoqué dans les forêts 
Ton cher fantôme, ô bien-aimée !

Tes bras ont leur blanche couleur, 
Tes yeux sont verts comme leur tige, 
Et, comme leur exquise odeur, 
Tes baisers donnent le vertige.

Parmi les bois mélodieux 
Qu’avril embaume et renouvelle, 
Oh ! de ta lèvre et de tes yeux 
Goûter la caresse éternelle !…

Authorship

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Confirmed with Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 81, 1869, page 761. Later published in 1874 by Alphonse Lemerre.


Researcher for this text: Andrew Schneider [Guest Editor]

16. Petits enfants [sung text checked 1 time]

Enfants d'un jour, ô nouveau-nés,
Petites bouches, petits nez, 
Petites lèvres demi-closes,
Membres tremblants,
Si frais, si blancs,
Si roses ;

Enfants d'un jour, ô nouveau-nés,
Pour le bonheur que vous donnez, 
À vous voir dormir dans les langes,
Espoir des nids,
Soyez bénis,
Chers anges!

[ ... ]

Enfants d'un jour, ô nouveau-nés, 
Au paradis, d'où vous venez, 
Un léger fil d'or vous rattache
À ce fil d'or
Tient l'âme encor
Sans tache.

Vous êtes à toute maison 
Ce que la fleur est au gazon, 
Ce qu'au ciel est l'étoile blanche,
Ce qu'un peu d'eau
Est au roseau 
Qui penche ;

Mais vous avez de plus encor 
Ce que n'a pas l'étoile d'or, 
Ce qui manque aux fleurs les plus belles :
Malheur à nous !
Vous avez tous
Des ailes !

Authorship

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Researcher for this text: Bertram Kottmann

17. Le papillon s'est envolé [sung text not yet checked]

Le papillon s'est envolé,
La fleur se balance avec grâce.
Ma belle où voyez-vous la trace,
La trace de l'amant ailé ?
Ah ! Le papillon s'est envolé !

Le flot est rapide et changeant,
Toujours sillonnant l'eau profonde.
La barque passe, et toujours l'onde 
Efface le sillon d'argent.

Le papillon, c'est votre amour.
La fleur et l'onde, c'est votre âme
Que rien n'émeut, que rien n'entame,
Où rien ne reste plus d'un jour.
Le papillon, c'est votre amour.

Ma belle où voyez-vous la trace,
La trace de l'amant ailé ?
La fleur se balance avec grâce...
Le papillon s'est envolé !

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Faith J. Cormier) , copyright © 2004, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

18. Folle chanson [sung text not yet checked]

Tu seras le lys aux langueurs de femme
 . . . . . . . . . .

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19. Ode à Lydie [sung text not yet checked]

Sur ton épaule blanche Comme le lys des prés
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20. Danse indienne [sung text checked 1 time]

Les bayadères
Tournent légères
Au bourdonnement du tambour.
Une caresse
Enchanteresse
[Dort]1 dans leurs yeux chargés d'amour.

[Elles s'élancent
Ou se balancent]2,
[On entrevoit sous le satin]3
Les molles hanches,
[Fauves]4 ou blanches
Comme les clartés du matin.

A leur cheville
S'enroule et brille
Un long serpent aux anneaux d'or,
Qui choqués sonnent
Tintent, frissonnent,
Quand le pied [nu prend son essor]5.

A leur oreille
Est-ce une abeille ?
La musique imite le bruit
Tout atour d'elles
D'un fin [bruit]6 d'ailes,
Qui les irrite et les poursuit.

La plus craintive
Sent que furtive
L'abeille a glissé dans son sein ;
L'écharpe vole ;
La gorge folle
Veut échapper à l'assassin.

Et la danseuse,
Soudain rieuse,
[Vite recache]7 ses seins blancs.
[Tambours]8 et flûte,
Après la lutte,
Soupirent sur des rythmes lents.

Étoile ou lune,
Pâle, chacune,
Tourne alors, tourne doucement :
Leurs yeux de flamme
Attirent l'âme
Et les désirs comme un aimant.

Devant ces femmes
Rêvent des brahmes,
Murmurant tout bas d'anciens vers ;
Leur esprit pense
A cette danse
Où flotte éperdu l'univers.

Authorship

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1 Schmitt: "Rit"
2 Schmitt: "Couvert de soie,/ Leur corps ondoie."
3 Schmitt: "Sous le satin l'on entrevoit"
4 Schmitt: "Jaunes"
5 Schmitt: "tombe ou prend l'essor"
6 Schmitt: "vol"
7 Schmitt: "S'apaise et cache"
8 Schmitt: "Tambour"

Researcher for this text: Ferdinando Albeggiani