Vingt mélodies pour chant et piano - 2ième receuil

Song Cycle by Napoléon-Henri Reber (1807 - 1880)

Word count: 1324

1. Villanelle [sung text not yet checked]

Quand viendra la saison nouvelle,
Quand auront disparu les froids,
Tous les deux, nous irons, ma belle,
Pour cueillir le muguet au bois;
Sous nos pieds égrénant les perles
Que l'on voit, au matin trembler,
Nous irons écouter les merles 
     Siffler.

Le printemps est venu, ma belle;
C'est le mois des amants béni;
Et l'oiseau, satinant son aile,
Dit [des]1 vers au rebord du nid.
[Oh !]2 viens donc sur [le]3 banc de mousse
Pour parler de nos beaux amours,
Et dis-moi de ta voix si douce: 
    «Toujours !»

Loin, bien loin égarant nos courses,
Faisons fuir le lapin caché,
Et le daim au miroir des sources
Admirant son grand bois penché ;
Puis chez nous tout [joyeux]4, tout aises,
En paniers, enlaçant nos doigts,
Revenons rapportant des fraises
    Des bois.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English [singable] (Samuel Byrne) , "Villanelle"
  • ENG English [singable] (Shula Keller) , "Villanelle", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Emily Ezust) , copyright © 2015
  • FRI Frisian (Geart van der Meer) , "Villanelle", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Nele Gramß) , "Villanelle", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , "Contadinella", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission

View original text (without footnotes)

Confirmed with Théophile Gauthier, La comédie de la mort, Desessart editeur, Paris, 1838, page 361.

1 Berlioz: "ses"
2 Viardot: "Ah ! "
3 Berlioz, Lavigne, Viardot: "ce"
4 Berlioz, Lavigne: "heureux"

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Pierre Mathé [Guest Editor]

2. Chanson de Barberine [sung text checked 1 time]

Beau chevalier qui partez pour la guerre,
  Qu'allez-vous faire
  [Si loin d'ici]1 ?
Voyez-vous pas que la nuit est profonde,
  Et que le monde
  N'est que souci ?

Vous qui croyez qu'une amour délaissée
  De la pensée
  S'enfuit ainsi,
Hélas ! hélas ! chercheurs de renommée,
  Votre fumée
  S'envole aussi.

[Beau chevalier qui partez pour la guerre,
  Qu'allez-vous faire
  Si loin de nous ?]2
J'en vais pleurer, moi qui me laissais dire
  Que mon sourire
  Était si doux.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Victoria de Menil) , "Handsome knight, you who leave for war", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission

View original text (without footnotes)

Confirmed with Alfred de Musset, Poésies nouvelles (1836-1852), Paris, Charpentier, 1857, page 141.

First published in La Quenouille de Barberine, a comedy in two acts, Éd. La Revue des Deux Mondes, 1835.

1 Koster: "Si loin d'ici de nous"; Schmitt: "Aussi loin d'ici ? loin de nous"
2 omitted by Schmitt.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Sous les pampres verts [sung text not yet checked]

Sous les pampres verts qui donc cherchais-tu ?
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

4. Pastorale berrichonne [sung text not yet checked]

Subtitle: Les Trois bûcherons

Trois fendeux y avait/ Aimant une fillette
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

See other settings of this text.

Note: Lionnet's song indicates that the text is in imitation of George Sand, but Reber's is attributed to George Sand. They could have different texts entirely, but the first lines match. We will add more information as we encounter it.


5. La Fleur de l'âme [sung text not yet checked]

Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encore pleine;
Puisque j'ai [dans tes mains]1 posé mon front pâli;
Puisque j'ai respiré parfois la douce haleine
De ton âme, parfum dans l'ombre enseveli;

Puisqu'il me fut donné de t'entendre me dire
Les mots où se répand le coeur mystérieux;
Puisque j'ai vu pleurer, puisque j'ai vu sourire
Ta bouche sur ma bouche et tes yeux sur mes yeux;

Puis-que j'ai vu briller sur ma tètê ravie
Un rayon de ton àstre, hélas! voilé toujours;
Puis-que j'ai vu tomber dans l'onde de ma vie 
Une feuille de rose arrachée à tes jours;

Je puis maintenant dire aux rapides années:
- Passez! passez toujours! je n'ai plus à vieillir!
Allez-vous-en avec vos fleurs toutes fanées;
J'ai dans l'âme une fleur que nul ne peut cueillir!

Votre aile en le heurtant ne fera rien répandre
Du vase où je m'abreuve et que j'ai bien rempli.
Mon âme a plus de feu que vous n'avez de cendre!
Mon coeur a plus d'amour que vous n'avez d'oubli!

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Amy Pfrimmer) , copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission
  • RUS Russian (Русский) (Elena Kalinina) , copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission

View original text (without footnotes)
1 Hahn: "sur ton front"

Researcher for this text: Ted Perry

6. La rive inconnue [sung text not yet checked]

Dites, la jeune belle,
Où voulez-vous aller ?
La voile [ouvre]1 son aile,
La brise va souffler !

L'aviron est d'ivoire,
Le pavillon de moire,
Le gouvernail d'or fin ;
J'ai pour lest une orange,
Pour voile une aile d'ange,
Pour mousse un séraphin.

Dites, la jeune belle !
Où voulez-vous aller?
La voile [ouvre]1 son aile,
La brise va souffler !

Est-ce dans la Baltique,
[Sur]2 la mer Pacifique,
Dans l'île de Java ?
Ou bien [dans la]3 Norwége,
Cueillir la fleur de neige,
Ou la fleur d'Angsoka ?

Dites, la jeune belle,
Où voulez-vous aller?
[La voile ouvre son aile,
La brise va souffler!]4

-- Menez-moi, dit la belle,
À la rive fidèle
Où l'on aime toujours.
-- Cette rive, ma chère,
On ne la connaît guère
Au pays des amours.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright ©
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , "Dite, mia giovane bella", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission

View original text (without footnotes)

Confirmed with Théophile Gauthier, La comédie de la mort, Desessart editeur, Paris, 1838, page 309.

1 Berlioz: "enfle"
2 Berlioz, Gounod: "Dans"
3 Berlioz, Gounod: "est-ce en"
4 omitted by Berlioz and Gounod

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Pierre Mathé [Guest Editor]

7. Je voudrais être enfant [sung text not yet checked]

Je voudrais être encor sur le seuil de ma vie
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

8. Mortel, ouvre les yeux [sung text not yet checked]

Mortel, ouvre les yeux, et vois que la misère
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

9. L'absence [sung text not yet checked]

I
Au pays où se fait la guerre
Mon bel ami s'en est allé ;
Il semble à mon cœur désolé
Qu'il ne reste que moi sur terre !
En partant, au baiser d'adieu,
Il m'a pris mon âme à ma bouche.
Qui le tient si longtemps, mon Dieu ?
Voilà le soleil qui se couche,
Et moi, toute seule en ma tour,
J'attends encore son retour.

II
Les pigeons sur le toit roucoulent,
Roucoulent amoureusement ;
Avec un son triste et charmant
Les eaux sous les grands saules coulent.
Je me sens tout près de pleurer ;
Mon cœur comme un lis plein s'épanche,
Et je n'ose plus espérer.
Voici briller la lune blanche,
Et moi, toute seule en ma tour,
J'attends encore son retour.

III
Quelqu'un monte à grands pas la rampe :
Serait-ce lui, mon doux amant ?
Ce n'est pas lui, mais seulement
Mon petit page avec ma lampe.
Vents du soir, volez, dites-lui
Qu'il est ma pensée et mon rêve,
Toute ma joie et mon ennui.
Voici que l'aurore se lève,
Et moi, toute seule en ma tour,
J'attends encore son retour.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) (Marike Lindhout) , "Naar het land waar oorlog woedt", copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Victoria de Menil) , "To the country where war is waged", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

10. Si vous n'avez rien à me dire [sung text checked 1 time]

Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Pourquoi me faire ce sourire
Qui tournerait la tête au roi ?
Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?

Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?
Sur le rêve angélique et tendre,
Auquel vous songez en chemin,
Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?

Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?
Lorsque je vous vois, je tressaille :
C'est ma joie et c'est mon souci.
Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright © 2016
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Ted Perry

11. Sous le balcon [sung text not yet checked]

À quoi bon entendre
Les oiseaux des bois?
L'oiseau le plus tendre
Chante dans ta voix.

Que Dieu montre ou voile
Les astres des cieux!
La plus pure étoile
Brille dans tes yeux.

Qu'avril renouvelle
Le jardin en fleur!
La fleur la plus belle
Fleurit dans ton coeur.

Cet [oiseau]1 de flamme,
Cet astre du jour,
Cette fleur de l'âme,
S'appelle l'amour!

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) [singable] (Jos. Van de Vijver) , "Serenade"
  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright © 2016
  • SPA Spanish (Español) (Alberto Bonati) , "Para qué escuchar", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

View original text (without footnotes)
1 Chabrier: "fleur" (flower)

Researcher for this text: Ted Perry

12. La fontaine [sung text not yet checked]

Il est une claire fontaine/ Qui murmure nonchalamment
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

13. Les proscrits [sung text not yet checked]

    Air breton

Adieu, patrie!
L'onde est en furie.
Adieu, patrie,
Azur!

Adieu, maison, treille au fruit mûr,
Adieu, les fleurs d'or du vieux mur!

Adieu, patrie!
Ciel, forêt, prairie!
Adieu, patrie,
Azur!

Adieu, patrie!
L'onde est en furie.
Adieu, patrie,
Azur!

Adieu, fiancée au front pur,
Le ciel est noir, le vent est dur.

Adieu, patrie!
Lise, Anna, Marie!
Adieu, patrie,
Azur!

Adieu, patrie!
L'onde est en furie.
Adieu, patrie,
Azur!

Notre oeil, que voile un deuil futur,
Va du flot sombre au sort obscur!

Adieu, patrie!
Pour toi mon coeur prie.
Adieu, patrie!
Azur!

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Emily Ezust) , "The song of those who set sail upon the sea", copyright © 2016

Researcher for this text: Ted Perry

14. Si vous saviez ! [sung text not yet checked]

Ah! si vous saviez comme on pleure 
De vivre seul et sans foyers, 
Quelquefois devant ma demeure 
Vous passeriez. 

Si vous saviez ce que fait naître 
Dans l'âme triste un pur regard, 
Vous regarderiez ma fenêtre 
Comme au hazard. 

Si vous saviez quel baume apporte 
Au coeur la présence d'un cœur, 
Vous vous assoiriez sous ma porte 
Comme une sœur. 

Si vous saviez que je vous aime, 
Surtout si vous saviez comment, 
Vous entreriez peut-être même 
Tout simplement.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Laura Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Dezső Kosztolányi) , "Könyörgés"

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

15. Mandoline [sung text not yet checked]

Dans un nuage d'or/ Le soleil qui s'endort
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

16. Lon lon la [sung text not yet checked]

Lon lon la ! les jours passent/ Vides, misérablement
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

17. Le bonheur est un oiseau [sung text not yet checked]

Le bonheur est un oiseau,/ Veillons un doigt sur la bouche
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

18. Le Message [sung text not yet checked]

Oiseau qui dans ce ciel d'hiver/ T'enfuis
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

19. Je te suivrai ! [sung text checked 1 time]

Je te suivrai,
Mon bien aimé,
Dans ma foi tranquille et profonde.
Je te suivrai
D'un cœur charmé
Au bout du monde !
Où tu vivras, là je vivrai,
Que le ciel brille ou le vent gronde !
Les yeux fermés, main dans tes mains,
Que m'importe la terre ou l'onde !
Allons nous en par les chemins
Au bout du monde !

Authorship

Researcher for this text: Johann Winkler

20. À un passant [sung text not yet checked]

Voyageur, qui, la nuit, sur le pavé sonore
De ton chien inquiet passes accompagné,
Après le jour brûlant, pourquoi marcher encore ?
Où mènes-tu si tard ton cheval résigné ?

La nuit ! – Ne crains-tu pas d'entrevoir la stature
Du brigand dont un sabre a chargé la ceinture ?
Ou qu'un de ces vieux loups, près des routes rôdants,
Qui du fer des coursiers méprisent l'étincelle,
D'un bond brusque et soudain s'attachant à ta selle,
Ne mêle à ton sang noir l'écume de ses dents ?

Ne crains-tu pas surtout qu'un follet à cette heure
N'allonge sous tes pas le chemin qui te leurre,
Et ne te fasse, hélas ! ainsi qu'aux anciens jours,
Rêvant quelque logis dont la vitre scintille
Et le faisan doré par l'âtre qui pétille,
Marcher vers des clartés qui reculent toujours ?

Crains d'aborder la plaine où le sabbat s'assemble,
Où les démons hurlants viennent danser ensemble ;
Ces murs maudits par Dieu, par Satan profanés,
Ce magique château dont l'enfer sait l'histoire,
Et qui, désert le jour, quand tombe la nuit noire,
Enflamme ses vitraux dans l'ombre illuminés !

Voyageur isolé, qui t’éloignes si vite,
De ton chien inquiet la nuit accompagné,
Après le jour brûlant, quand le repos t'invite
Où mènes-tu si tard ton cheval résigné ?

Authorship

See other settings of this text.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]