Mélodies pour chant et piano - Cantares viejos y nuevos de Galicia, par Margarita Soto Viso

by Marcial del Adalid (1826 - 1881)

Word count: 11335

1a. Mignonne [sung text not yet checked]

En avril, sous les branches
Au feuillage frileux,
En cherchant des pervenches,
J'ai trouvé tes yeux bleus :

Et j'ai vu tes mains blanches
Parmi les lys neigeux,
En avril, sous les branches
Au feuillage frileux.

Et, comme un nid joyeux,
Ton petit cœur aux cieux
Contait ses gaîtés franches,
En avril sous les branches
Au feuillage frileux.

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1b. Mignonne [sung text not yet checked]

En avril, sous les branches
Au feuillage frileux,
En cherchant des pervenches,
J'ai trouvé tes yeux bleus :

Et j'ai vu tes mains blanches
Parmi les lys neigeux,
En avril, sous les branches
Au feuillage frileux.

Et, comme un nid joyeux,
Ton petit cœur aux cieux
Contait ses gaîtés franches,
En avril sous les branches
Au feuillage frileux.

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2. Les primesaults [sung text not yet checked]

Blanche sous sa robe blanche,
Blonde entre les blonds épis,
L'œil bleu comme la pervenche,
Le front pur comme les lis...
- Pourquoi mon âme est rêveuse,
Me demandez-vous encor ?
- Elle a glané, la glaneuse,
Mon cœur dans sa gerbe d'or!

Pieds nus sur la grève nue,
Pure auprès du pur ruisseau,
Des jardins d'amour venue,
Comme les zéphyrs, sur l'eau...
- Pourquoi mon âme est rêveuse,
Me demandez-vous encor?
- Elle a péché la pêcheuse,
Mon cœur dans son filet d'or! 

Rose dès l'aube rosée,
Fleur à sa fenêtre en fleur,
Hirondelle au toit posée,
Cigale au foyer conteur...
- Pourquoi mon âme est rêveuse, 
Me demandez-vous encor?
- Elle a filé, la fileuse,
Mon cœur dans sa trame d'or!

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3a. Dieu qui sourit et qui donne [sung text not yet checked]

Dieu qui sourit et qui donne 
Et qui vient vers qui l'attend,
Pourvu que vous soyez bonne,
Sera content.

Le monde où tout étincelle,
Mais où rien n'est enflammé,
Pourvu que vous soyez belle,
Sera charmé.

Mon coeur, dans l'ombre amoureuse
Où l'enivre deux beaux yeux,
Pourvu que tu sois heureuse,
Sera joyeux.

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3b. La tour enchantée [sung text not yet checked]

Vois là-bas sur la colline/ Cette tour lieu de terreur
 . . . . . . . . . .

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  • by Anonymous / Unidentified Author

4. Le moulin de Milly [sung text not yet checked]

Le chaume et la mousse
Verdissent le toit ;
La colombe y glousse,
L'hirondelle y boit ;
Le bras d'un platane
Et le lierre épais
Couvrent la cabane
D'une ombre de paix.

Ma sœur, que de charmes !...
Et devant cela
Tu n'as que des larmes ?
-- Ah ! s'il était là !...

[ ... ]

De sa sombre base,
Le blanc peuplier
Elève son vase
Au ciel sans plier ;
De sa flèche il plonge
Dans l'éther bruni,
Comme un divin songe
Monte à l'Infini.

[ ... ]

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  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Mlýn Millský", Prague, first published 1877

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5. Oh ! quand je dors [sung text not yet checked]

Oh! quand je dors, viens auprès de ma couche, 
comme à Pétrarque apparaissait Laura,
Et qu'en passant ton haleine me touche... 
       Soudain ma bouche
       S'entrouvrira!

Sur mon front morne où peut-être s'achève
Un songe noir qui trop longtemps dura,
Que ton regard comme un astre se lève...
       [Soudain]1 mon rêve
       Rayonnera!

Puis sur ma lèvre où voltige une flamme,
Éclair d'amour que Dieu même épura,
Pose un baiser, et d'ange deviens femme...
       Soudain mon âme
       S'éveillera!

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  • CHI Chinese (中文) (Yen-Chiang Che) , "喔!當我沈睡", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • CHI Chinese (中文) (Mei Foong Ang) , copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Emily Ezust) , "Oh! when I sleep", copyright ©
  • ENG English [singable] (Peter Low) , "Oh while I sleep", copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Anonymous/Unidentified Artist) , "O in my dreams"
  • POR Portuguese (Português) (Margarida Moreno) , "Oh! Quando durmo", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission

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1 Liszt: "Et soudain"

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6a. Guitare [sung text not yet checked]

Comment, disaient-ils,
Avec nos nacelles,
Fuir les alguazils ?
-- Ramez, disaient-elles.

Comment, disaient-ils,
Oublier querelles,
Misère et périls ?
-- Dormez, disaient-elles.

Comment, disaient-ils,
Enchanter les belles
Sans philtres subtils ?
-- Aimez, disaient-elles.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CHI Chinese (中文) (Yen-Chiang Che) , "“怎麼辦?” 他們問", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "How then, asked he", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "How, asked the men", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Anonymous/Unidentified Artist) , ""O how," murmured he"
  • GER German (Deutsch) [singable] ((Johann) Philipp Kaufmann)

Confirmed with Oeuvres de Victor Hugo: Les rayons et les ombres, Volume 4, Paris, V. A. Houssiaux, ed., Hébert et Cie, 1875, pages 325-326.


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6b. Guitare [sung text not yet checked]

Comment, disaient-ils,
Avec nos nacelles,
Fuir les alguazils ?
-- Ramez, disaient-elles.

Comment, disaient-ils,
Oublier querelles,
Misère et périls ?
-- Dormez, disaient-elles.

Comment, disaient-ils,
Enchanter les belles
Sans philtres subtils ?
-- Aimez, disaient-elles.

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  • CHI Chinese (中文) (Yen-Chiang Che) , "“怎麼辦?” 他們問", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "How then, asked he", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "How, asked the men", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Anonymous/Unidentified Artist) , ""O how," murmured he"
  • GER German (Deutsch) [singable] ((Johann) Philipp Kaufmann)

Confirmed with Oeuvres de Victor Hugo: Les rayons et les ombres, Volume 4, Paris, V. A. Houssiaux, ed., Hébert et Cie, 1875, pages 325-326.


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7a. Sur des roses sous la neige [sung text not yet checked]

Pourquoi, Seigneur, fais-tu fleurir ces pâles roses,
Quand déjà tout frissonne ou meurt dans nos climats ?
Hélas ! six mois plus tôt que n’étiez-vous écloses ?
Pauvres fleurs, fermez-vous ! voilà les blancs frimas !

Mais non, refleurissez ! Le bonheur et les larmes
Dans nos cœurs (Dieu le veut) se rejoignent ainsi.
Si près de ces glaçons, ces fleurs ont plus de charmes ;
Et si près de ces fleurs, l’hiver est plus transi.

Authorship

Confirmed with Œuvres complètes de Lamartine, Paris, chez l'auteur, 1860, page 471.


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7b. Sur des roses sous la neige [sung text not yet checked]

Pourquoi, Seigneur, fais-tu fleurir ces pâles roses,
Quand déjà tout frissonne ou meurt dans nos climats ?
Hélas ! six mois plus tôt que n’étiez-vous écloses ?
Pauvres fleurs, fermez-vous ! voilà les blancs frimas !

Mais non, refleurissez ! Le bonheur et les larmes
Dans nos cœurs (Dieu le veut) se rejoignent ainsi.
Si près de ces glaçons, ces fleurs ont plus de charmes ;
Et si près de ces fleurs, l’hiver est plus transi.

Authorship

Confirmed with Œuvres complètes de Lamartine, Paris, chez l'auteur, 1860, page 471.


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8a. A une fiancée de quinze ans [sung text not yet checked]

Sur ton front, Laurence, 
Laisse-moi poser 
De l'indifférence 
Le chaste baiser.
Si je le prolonge,
Oh ! ne rougis pas ! 
On s'attache au songe
Qui fuit de nos bras. 

Ma lèvre dérange, 
Sur tes blonds cheveux, 
Le bouquet d'orange
Embaumé de vœux ;
Ta main est promise, 
Et l'autel est prêt :
Viens, que je te dise 
Mon dernier secret ! 

J'ai deux fois ton âge, 
Ta joue est en fleur ;
Mais ta jeune image 
Rajeunit mon cœur. 
Toi dans ma paupière, 
J'avais lit au Temps :
« Je la vois derrière. 
Marche ; moi, j'attends. »

Les mots de caresse 
Que tu m'épelais,
Ces noms de tendresse
Dont je t'appelais,
Ennui dans l'absence
Et joie au retour,
C'était l'innocence,
Mais c'était l'amour.

Le bonheur qu'on sème,
Hélas ! n'éclôt pas. 
Un plus heureux t'aime : 
Va, cours dans ses bras.
Cette larme pure 
Qui brûle ton front, 
O triste parure,
Ses doigts la boiront.

Au rayon d'automne 
Trop prompt à fleurir, 
L'amandier couronne
Son front, pour mourir. 
Tu fus, ô mon rêve,
Ce printemps d'un jour :
Mon cœur, c'est la séve ;
La fleur, mon amour !

Authorship

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Confirmed with Œuvres de M. A. de Lamartine. Harmonies Poétiques et Religieuses avec Commentaires, Tome second, Paris, Didot Frères, 1850, pages 91-94


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8a. A une fiancée de quinze ans [sung text not yet checked]

Sur ton front, Laurence, 
Laisse-moi poser 
De l'indifférence 
Le chaste baiser.
Si je le prolonge,
Oh ! ne rougis pas ! 
On s'attache au songe
Qui fuit de nos bras. 

Ma lèvre dérange, 
Sur tes blonds cheveux, 
Le bouquet d'orange
Embaumé de vœux ;
Ta main est promise, 
Et l'autel est prêt :
Viens, que je te dise 
Mon dernier secret ! 

J'ai deux fois ton âge, 
Ta joue est en fleur ;
Mais ta jeune image 
Rajeunit mon cœur. 
Toi dans ma paupière, 
J'avais lit au Temps :
« Je la vois derrière. 
Marche ; moi, j'attends. »

Les mots de caresse 
Que tu m'épelais,
Ces noms de tendresse
Dont je t'appelais,
Ennui dans l'absence
Et joie au retour,
C'était l'innocence,
Mais c'était l'amour.

Le bonheur qu'on sème,
Hélas ! n'éclôt pas. 
Un plus heureux t'aime : 
Va, cours dans ses bras.
Cette larme pure 
Qui brûle ton front, 
O triste parure,
Ses doigts la boiront.

Au rayon d'automne 
Trop prompt à fleurir, 
L'amandier couronne
Son front, pour mourir. 
Tu fus, ô mon rêve,
Ce printemps d'un jour :
Mon cœur, c'est la séve ;
La fleur, mon amour !

Authorship

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Confirmed with Œuvres de M. A. de Lamartine. Harmonies Poétiques et Religieuses avec Commentaires, Tome second, Paris, Didot Frères, 1850, pages 91-94


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9. La tombe et la rose [sung text not yet checked]

La tombe dit à la rose :
-- Des pleurs dont l'aube t'arrose
Que fais-tu, fleur des amours ?
La rose dit à la tombe :
-- Que fais-tu de ce qui tombe
Dans ton gouffre ouvert toujours ?

La rose dit: -- Tombeau sombre,
De ces pleurs je fais dans l'ombre
Un parfum d'ambre et de miel.
La tombe dit: -- Fleur plaintive,
De chaque âme qui m'arrive
Je fais un ange du ciel.

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  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Hrob a růže", Prague, first published 1877
  • ENG English (Barbara Miller) , "The tomb and the rose", copyright © 2005, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Amelia Maria Imbarrato) , "La tomba e la rosa", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission

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10. Souvenir [sung text not yet checked]

En vain le jour succède au jour,
Ils glissent sans laisser de trace ;
Dans mon âme rien ne t'efface,
Ô dernier songe de l'amour !

Je vois mes rapides années
S'accumuler derrière moi,
Comme le chêne autour de soi
Voit tomber ses feuilles fanées.

Mon front est blanchi par le temps ;
Mon sang refroidi coule à peine,
Semblable à cette onde qu'enchaîne
Le souffle glacé des autans.

Mais ta jeune et brillante image,
Que le regret vient embellir,
Dans mon sein ne saurait vieillir
Comme l'âme, elle n'a point d'âge.

[ ... ]

Ta pure et touchante beauté
Dans les cieux même t'a suivie ;
Tes yeux, où s'éteignait la vie,
Rayonnent d'immortalité !

Du zéphyr l'amoureuse haleine
Soulève encor tes longs cheveux ;
Sur ton sein leurs flots onduleux
Retombent en tresses d'ébène,

L'ombre de ce voile incertain
Adoucit encor ton image,
Comme l'aube qui se dégage
Des derniers voiles du matin.

Du soleil la céleste flamme
Avec les jours revient et fuit ;
Mais mon amour n'a pas de nuit,
Et tu luis toujours sur mon âme.

C'est toi que j'entends, que je vois,
Dans le désert, dans le nuage;
L'onde réfléchit ton image;
Le zéphyr m'apporte ta voix.

Tandis que la terre sommeille,
Si j'entends le vent soupirer,
Je crois t'entendre murmurer
Des mots sacrés à mon oreille.

[ ... ]

Et si le souffle du zéphyr
M'enivre du parfum des fleurs.
Dans ses plus suaves odeurs
C'est ton souffle que je respire.

C'est ta main qui sèche mes pleurs,
Quand je vais, triste et solitaire,
Répandre en secret ma prière
Près des autels consolateurs.

Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ;
Tes ailes reposent sur moi ;
Tous mes songes viennent de toi,
Doux comme le regard d'une ombre.

[ ... ]

Comme deux rayons de l'aurore,
Comme deux soupirs confondus,
Nos deux âmes ne forment plus
Qu'une âme, et je soupire encore !

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11. Le grillon [sung text not yet checked]

[Grillon solitaire
Ici comme moi,
Voix qui sors de terre,
Ah ! réveille-toi !
J'attise la flamme,
C'est pour t'égayer ;
Mais il manque une âme,
Une âme au foyer !]1

Grillon solitaire,
Voix qui sors de terre,
Ah ! réveille-toi
Pour moi !

[ ... ]

Grillon solitaire,
Voix qui sors de terre,
Ah ! réveille-toi
Pour moi !

[ ... ]

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Cvrček", Prague, first published 1893
  • ENG English (Laura L. Nagle) , "The cricket", first published 1856, copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission [an adaptation]

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1 note: in the Bizet setting, lines 5-8 come before lines 1-4; note also that it appears later in the setting, which begins with stanza 2.


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12a. Puisqu'ici bas toute âme [sung text not yet checked]

Puisqu'ici-bas toute âme
Donne à quelqu'un
Sa musique, sa flamme,
Ou son parfum ;

Puisqu'ici[-bas]1 [chaque]2 chose
Donne toujours
Son épine ou sa rose
A ses amours ;

[Puisqu'avril]3 donne aux chênes
Un bruit charmant ;
Que la nuit donne aux peines
L'oubli dormant.

Puisque l'air à la branche
Donne l'oiseau ;
Que l'aube à la pervenche
Donne un peu d'eau ;

Puisque, lorsqu'elle arrive
S'y reposer,
L'onde amère à la rive
Donne un baiser ;

Je te donne, à cette heure,
Penché sur toi,
La chose la meilleure
Que j'ai en moi !

Reçois donc ma pensée,
Triste d'ailleurs,
Qui, comme une rosée,
T'arrive en pleurs !

Reçois mes voeux sans nombre,
O mes amours !
Reçois la flamme ou l'ombre
De tous mes jours !

Mes transports pleins d'ivresses,
Pur de soupçons,
Et toutes les caresses
De mes chansons !

Mon esprit qui sans voile
Vogue au hazard,
Et qui n'a pour étoile
Que ton regard !

Ma muse, que les heures
Bercent rêvant
Qui, pleurant quand tu pleures,
Pleure souvent !

Reçois, mon bien céleste,
O ma beauté,
Mon cœur, dont rien ne reste,
L'amour ôté !

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Faith J. Cormier) , "As each soul here below", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Peter Low) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) [singable] (Angelo Zanardini) , "Dolce pensier"
  • SPA Spanish (Español) (Alberto Bonati) , "Ya que aquí abajo toda alma", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

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1 omitted by Hahn.
2 Hugo: "toute"
3 Fauré: "Puis qu'Avril"

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12b. Puisqu'ici bas toute âme [sung text not yet checked]

Puisqu'ici-bas toute âme
Donne à quelqu'un
Sa musique, sa flamme,
Ou son parfum ;

Puisqu'ici[-bas]1 [chaque]2 chose
Donne toujours
Son épine ou sa rose
A ses amours ;

[Puisqu'avril]3 donne aux chênes
Un bruit charmant ;
Que la nuit donne aux peines
L'oubli dormant.

Puisque l'air à la branche
Donne l'oiseau ;
Que l'aube à la pervenche
Donne un peu d'eau ;

Puisque, lorsqu'elle arrive
S'y reposer,
L'onde amère à la rive
Donne un baiser ;

Je te donne, à cette heure,
Penché sur toi,
La chose la meilleure
Que j'ai en moi !

Reçois donc ma pensée,
Triste d'ailleurs,
Qui, comme une rosée,
T'arrive en pleurs !

Reçois mes voeux sans nombre,
O mes amours !
Reçois la flamme ou l'ombre
De tous mes jours !

Mes transports pleins d'ivresses,
Pur de soupçons,
Et toutes les caresses
De mes chansons !

Mon esprit qui sans voile
Vogue au hazard,
Et qui n'a pour étoile
Que ton regard !

Ma muse, que les heures
Bercent rêvant
Qui, pleurant quand tu pleures,
Pleure souvent !

Reçois, mon bien céleste,
O ma beauté,
Mon cœur, dont rien ne reste,
L'amour ôté !

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  • ENG English (Faith J. Cormier) , "As each soul here below", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Peter Low) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) [singable] (Angelo Zanardini) , "Dolce pensier"
  • SPA Spanish (Español) (Alberto Bonati) , "Ya que aquí abajo toda alma", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

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1 omitted by Hahn.
2 Hugo: "toute"
3 Fauré: "Puis qu'Avril"

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13. La fleur des eaux [sung text not yet checked]

Dans les climats d’où vient la myrrhe,
Loin des rivages, sur les flots,
Il naît une fleur qu’on admire,
Et dont l’odeur, quand on l’aspire,
Donne l’extase aux matelots.
  Savez-vous son nom ?
  Le flot le soupire,
  Il meurt sans le dire.
  Savez-vous son nom ?
    Oh non !

Fleur tout prodige et tout mystère,
L’abîme amer est son berceau ;
Nul fil ne l’attache à la terre,
Nulle main ne la désaltère,
Nulle ancre ne la tient sous l’eau.
  Savez-vous son nom ?
  Le flot le soupire,
  Il fuit sans le dire.
  Savez-vous son nom ?
    Oh non !

[ ... ]

Le secret de la fleur marine,
Je le sais par une autre fleur :
Plante sans tige et sans racine,
Chacun cherche et nul ne devine
Que sa séve sort d’un seul cœur.
  Savez-vous son nom ?
  Le flot le soupire,
  Il fuit sans le dire.
  Savez-vous son nom ?
    Oh non !

Authorship

Confirmed with Œuvres complètes de Lamartine, Paris, chez l'auteur, 1860, pages 153-156.


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14a. L'heure du mystère [sung text not yet checked]

C'est l'heure du mystère/ La nuit succède au jour
 . . . . . . . . . .

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Authorship

  • by Anonymous / Unidentified Author

14b. Le déclin du jour [sung text not yet checked]

C'est l'heure du mystère/ La nuit succède au jour
 . . . . . . . . . .

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  • by Anonymous / Unidentified Author

15a. Berceuse [sung text not yet checked]

Dors bel ange en qui j'espère
 . . . . . . . . . .

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  • by Anonymous / Unidentified Author

15b. Berceuse [sung text not yet checked]

Dors bel ange en qui j'espère
 . . . . . . . . . .

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16. Venise [sung text not yet checked]

Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans l'eau,
Pas un falot.

La lune qui s'efface
Couvre son front qui passe
D'un nuage étoilé
Demi-voilé.

Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.

Ah! maintenant plus d'une
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
L'oreille au guet.

Sous la brise amoureuse
La Vanina rêveuse,
Dans son berceau flottant
Passe en chantant;

Tandis que pour la fête
Narcissa qui s'apprête,
Met devant son miroir
Le masque noir.

Laissons la vieille horloge
Au palais du vieux doge
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.

Sur sa mer nonchalante,
Venise indolente
Ne compte ni ses jours
Ni ses amours.

Car Venise est si belle
Qu'une chaîne sur elle
Semble un collier jeté
Sur la beauté.

Authorship

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  • ENG English (Faith J. Cormier) , "Venice", copyright © 2006, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (José Miguel Llata) , "Venecia", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission

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17. Le vallon [sung text not yet checked]

Mon coeur, lassé de tout, même de l'espérance,
N'ira plus de ses voeux importuner le sort;
Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance,
Un asile d'un jour pour attendre la mort.

[ ... ]

D'ici je vois la vie, à travers un nuage,
S'évanouir pour moi dans l'ombre du passé;
L'amour seul est resté: comme une grande image
Survit seule au réveil dans un songe effacé.

Repose-toi, mon âme, en ce dernier asile,
Ainsi qu'un voyageur, qui, le coeur plein d'espoir,
S'assied avant d'entrer aux portes de la ville,
Et respire un moment l'air embaumé du soir.

[ ... ]

Authorship

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18a. Le lever [sung text not yet checked]

[Assez dormir, ma belle]1,
Ta cavale Isabelle
Hennit sous tes balcons2,
Vois tes piqueurs alertes,
Et sur leurs manches vertes
Les pieds noirs des faucons2.

Vois écuyers et pages,
En galants équipages,
Sans rochet ni pourpoint,
Têtes chaperonnées,
Trainer les haquenées,
Leur arbalète au poing.

Vois bondir dans les herbes
Les lévriers superbes,
Les chiens trapus crier.
En chasse, et chasse heureuse!
Allons, [mon amoureuse]3,
Le pied dans l'étrier!

Et d'abord, sous la moire,
Avec ce bras d'ivoire
Enfermons ce beau sein,
Dort la forme divine,
Pour que l'oeil la devine,
Reste aux plis du coussin.

Oh! sur ton front qui penche,
J'aime à voir ta main blanche
Peigner les cheveux noirs;
Beaux cheveux qu'on rassemble
Les matins, et qu'ensemble
Nous défaisons les soirs!

Allons, mon intrépide,
Ta cavale rapide
Frappe du pied le sol2,
Et ton bouffon balance,
Comme un soldat sa lance,
Son joyeux parasol!2

Mets ton écharpe blonde
Sur ton épaule ronde,
Sur ton corsage d'or,
Et je vais, ma charmante,
T'emporter dans ta mante,
Comme un enfant qui dort!

Authorship

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1 Schmitt: "Ah, assez dormir, la belle"
2 Schmitt inserts here "Allons, en chasse!"
3 Schmitt: "l'amoureuse"

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18b. Le lever [sung text not yet checked]

[Assez dormir, ma belle]1,
Ta cavale Isabelle
Hennit sous tes balcons2,
Vois tes piqueurs alertes,
Et sur leurs manches vertes
Les pieds noirs des faucons2.

Vois écuyers et pages,
En galants équipages,
Sans rochet ni pourpoint,
Têtes chaperonnées,
Trainer les haquenées,
Leur arbalète au poing.

Vois bondir dans les herbes
Les lévriers superbes,
Les chiens trapus crier.
En chasse, et chasse heureuse!
Allons, [mon amoureuse]3,
Le pied dans l'étrier!

Et d'abord, sous la moire,
Avec ce bras d'ivoire
Enfermons ce beau sein,
Dort la forme divine,
Pour que l'oeil la devine,
Reste aux plis du coussin.

Oh! sur ton front qui penche,
J'aime à voir ta main blanche
Peigner les cheveux noirs;
Beaux cheveux qu'on rassemble
Les matins, et qu'ensemble
Nous défaisons les soirs!

Allons, mon intrépide,
Ta cavale rapide
Frappe du pied le sol2,
Et ton bouffon balance,
Comme un soldat sa lance,
Son joyeux parasol!2

Mets ton écharpe blonde
Sur ton épaule ronde,
Sur ton corsage d'or,
Et je vais, ma charmante,
T'emporter dans ta mante,
Comme un enfant qui dort!

Authorship

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1 Schmitt: "Ah, assez dormir, la belle"
2 Schmitt inserts here "Allons, en chasse!"
3 Schmitt: "l'amoureuse"

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19a. Les adieux à la vie [sung text not yet checked]

L'heure de ma mort, depuis dix-huit mois,
De tous les côtés sonne à mes oreilles,
Depuis dix-huit mois d'ennuis et de veilles,
Partout je la sens, partout je la vois.

Plus je me débats contre ma misère,
Plus s'éveille en moi l'instinct du malheur ;
Et, dès que je veux faire un pas sur terre,
Je sens tout à coup s'arrêter mon cœur.

Ma force à lutter s'use et se prodigue.
Jusqu'à mon repos, tout est un combat ;
Et, comme un coursier brisé de fatigue,
Mon courage éteint chancelle et s'abat.

Authorship

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19b. Derniers vers [sung text not yet checked]

L'heure de ma mort, depuis dix-huit mois,
De tous les côtés sonne à mes oreilles,
Depuis dix-huit mois d'ennuis et de veilles,
Partout je la sens, partout je la vois.

Plus je me débats contre ma misère,
Plus s'éveille en moi l'instinct du malheur ;
Et, dès que je veux faire un pas sur terre,
Je sens tout à coup s'arrêter mon cœur.

Ma force à lutter s'use et se prodigue.
Jusqu'à mon repos, tout est un combat ;
Et, comme un coursier brisé de fatigue,
Mon courage éteint chancelle et s'abat.

Authorship

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19c. Les adieux à la vie [sung text not yet checked]

L'heure de ma mort, depuis dix-huit mois,
De tous les côtés sonne à mes oreilles,
Depuis dix-huit mois d'ennuis et de veilles,
Partout je la sens, partout je la vois.

Plus je me débats contre ma misère,
Plus s'éveille en moi l'instinct du malheur ;
Et, dès que je veux faire un pas sur terre,
Je sens tout à coup s'arrêter mon cœur.

Ma force à lutter s'use et se prodigue.
Jusqu'à mon repos, tout est un combat ;
Et, comme un coursier brisé de fatigue,
Mon courage éteint chancelle et s'abat.

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20a. Les champs [sung text not yet checked]

Rose partons; voici l'aurore:
Quitte [des]1 oreillers si doux.
Entends-tu la cloche sonore
Marquer l'heure du rendez-vous?
Cherchons, loin du bruit de la ville,
Pour le bonheur un [sûr]2 asile.

Viens aux champs couler d'heureux jours;
Les champs ont aussi leurs amours!

[ ... ]

Viens aux champs couler d'heureux jours;
Les champs ont aussi leurs amours!

[ ... ]

Authorship

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  • ENG English (Laura Prichard) , copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission

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1 Berlioz: "ces"
2 Berlioz: "pur"
3 Not set by Gounod.

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20b. Les champs [sung text not yet checked]

Rose partons; voici l'aurore:
Quitte [des]1 oreillers si doux.
Entends-tu la cloche sonore
Marquer l'heure du rendez-vous?
Cherchons, loin du bruit de la ville,
Pour le bonheur un [sûr]2 asile.

Viens aux champs couler d'heureux jours;
Les champs ont aussi leurs amours!

[ ... ]

Viens aux champs couler d'heureux jours;
Les champs ont aussi leurs amours!

[ ... ]

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  • ENG English (Laura Prichard) , copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission

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1 Berlioz: "ces"
2 Berlioz: "pur"
3 Not set by Gounod.

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21. Sur les bords du ruisseau [sung text not yet checked]

Sur les bords du ruisseau croît la fleur solitaire
 . . . . . . . . . .

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Authorship

22. Pour une quête [sung text not yet checked]

L'or qu'au plaisir le riche apporte
Ne fait que glisser dans sa main ;
Le pauvre qui veille à la porte
Attend les miettes de ce pain.

Aux sons de nos harpes de fêtes,
Anges, unissez vos accents ;
Car tous nos luxes sont des quêtes
Où l'art sollicite les sens.

Jouissez, heureux de la terre,
Dans ce temple à la Charité !
Le plaisir est une prière,
Et l'aumône une volupté.

Authorship

Confirmed with Œuvres complètes de Lamartine, Paris, chez l'auteur, 1860, pages 173-174.


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23a. Aubade [sung text not yet checked]

L'aube naît, et ta porte est close !
[Ma]1 belle, pourquoi sommeiller ?
À l'heure où s'éveille la rose
Ne vas-tu pas te réveiller ?

   Ô ma charmante, 
   Écoute ici 
   L'amant qui chante
   Et pleure aussi !

Toute frappe à ta porte bénie.
L'aurore dit : Je suis le jour !
L'oiseau dit : Je suis l'harmonie !
Et [mon cœur]2 dit : Je suis l'amour!

   Ô ma charmante, 
   Écoute ici 
   L'amant qui chante
   Et pleure aussi !

Je t'adore, ange, [et]3 t'aime, femme.
Dieu qui pour toi m'a complété
A fait mon amour [par]4 ton âme,
Et mon regard pour ta beauté !

   Ô ma charmante,
   Écoute ici 
   L'amant qui chante
   Et pleure aussi !

Authorship

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Confirmed with Victor Hugo, Œuvres complètes, Volume 1, Bibliothèque de la Pléiade, Editions gallimard, 1964, page 876.

1 Donizetti: "Ô ma"
2 Gounod: "moi je"
3 Donizetti: "je"
4 The word "pour" appears here in many editions, and is used by Donizetti, Lalo, Godard, and perhaps others.

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Malcolm Wren [Guest Editor]

23c. Aubade [sung text not yet checked]

L'aube naît, et ta porte est close !
[Ma]1 belle, pourquoi sommeiller ?
À l'heure où s'éveille la rose
Ne vas-tu pas te réveiller ?

   Ô ma charmante, 
   Écoute ici 
   L'amant qui chante
   Et pleure aussi !

Toute frappe à ta porte bénie.
L'aurore dit : Je suis le jour !
L'oiseau dit : Je suis l'harmonie !
Et [mon cœur]2 dit : Je suis l'amour!

   Ô ma charmante, 
   Écoute ici 
   L'amant qui chante
   Et pleure aussi !

Je t'adore, ange, [et]3 t'aime, femme.
Dieu qui pour toi m'a complété
A fait mon amour [par]4 ton âme,
Et mon regard pour ta beauté !

   Ô ma charmante,
   Écoute ici 
   L'amant qui chante
   Et pleure aussi !

Authorship

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Confirmed with Victor Hugo, Œuvres complètes, Volume 1, Bibliothèque de la Pléiade, Editions gallimard, 1964, page 876.

1 Donizetti: "Ô ma"
2 Gounod: "moi je"
3 Donizetti: "je"
4 The word "pour" appears here in many editions, and is used by Donizetti, Lalo, Godard, and perhaps others.

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Malcolm Wren [Guest Editor]

24a. Le désespoir [sung text not yet checked]

Lorsque du Créateur la parole féconde,
Dans une heure fatale, eut enfanté le monde
Des germes du chaos,
De son oeuvre imparfaite il détourna sa face,
Et d'un pied dédaigneux le lançant dans l'espace,
Rentra dans son repos.

Va, dit-il, je te livre à ta propre misère ;
Trop indigne à mes yeux d'amour ou de colère,
Tu n'es rien devant moi.
Roule au gré du hasard dans les déserts du vide ;
Qu'à jamais loin de moi le destin soit ton guide,
Et le Malheur ton roi.

[ ... ]

Héritiers des douleurs, victimes de la vie,
Non, non, n'espérez pas que sa rage assouvie
Endorme le Malheur !
Jusqu'à ce que la Mort, ouvrant son aile immense,
Engloutisse à jamais dans l'éternel silence
L'éternelle douleur !

Authorship

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24b. Rappelle-toi [sung text not yet checked]

Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite.
Écoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.

Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce cœur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon cœur battra,
Toujours il te dira:
Rappelle-toi.

Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon cœur brisé pour toujours dormira;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
Je ne te verrai plus; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une sœur fidèle.
Écoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.

Authorship

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Note: the poem is preceded by the following words:

             (Vergiss mein nicht.)

Paroles faites sur la musique de Mozart.

Researcher for this text: Johann Winkler

25. Mignonne [sung text not yet checked]

L'aube tombe et frissonne 
Sur les gazons mouillés:
De la fraîcheur, Mignonne, 
Gardez vos petits pieds.

Comme vous m'oubliez, 
C'est l'angélus qui sonne.
Plus tôt vous rentriez
Lorsque vous m'étiez bonne.

Vous aimiez tant les fleurs!
Celle-ci de mes pleurs
Brillent, je vous les donne.

Mais si vous les fouliez
De la fraîcheur Mignonne,
Gardez vos petits pieds.

Authorship

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Researcher for this text: Jean-Pierre Granger

26. La source [sung text not yet checked]

La source va creusant, d’une larme immortelle,
Un nid pour les vautours, dans le flanc du granit :
Le souvenir amer, au fond du coeur fidèle,
Tel, filtrant sans relâche, à la mort fait son nid.

Et les vents embrasés, dont la source est tarie,
Ne sécheront jamais la blessure du coeur.
- Quelques-uns ne l’ont su, mais aucun ne l’oublie,
Cet amour qui nous fit la première douleur !

Authorship

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27a. Mignonne [sung text not yet checked]

Que l'heure est donc brève,
Qu'on passe en aimant !
C'est moins qu'un moment,
Un peu plus qu'un rêve.

Le temps nous enlève
Notre enchantement.
Que l'heure est donc brève,
Qu'on passe en aimant!

Sous le flot dormant
Soupirait la grève ;
M'aimais-tu vraiment ?
Fût-ce seulement
Un peu plus qu'un rève ?...
-- Que l'heure est donc brève,
Qu'on passe en aimant !

Authorship

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  • ENG English (Peter Low) , "How brief the hour", copyright © 2002, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Nathalie Senf) , copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission

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28. Les primesaults [sung text not yet checked]

J'ai bien foulé de douces choses 
Sur le chemin des cœurs blessés.
-- Trop vite, j'ai cueilli les roses,
Trop vite, hélas ! et pas assez ! 

J'ai bien vu de doux fronts de femme,
De longs cheveux de fleurs tressés.
-- Trop vite, j'enivrai mon âme,
Trop vite, hélas ! et pas assez !

De regrets, l'amour est suivie, 
Qui lentement sont effacés.
-- Trop vite, s'écoule la vie,
Trop vite, hélas ! et pas assez !

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Confirmed with Poésies de Armand Silvestre, 1866-1872, Paris, Alphonse Lemerre, 1880, page 79.


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29a. Toute espérance enfant [sung text not yet checked]

Toute espérance, enfant, est un roseau.
Dieu dans ses mains tient nos jours, ma colombe ;
Il les dévide à son fatal fuseau,
Puis le fil casse et notre joie en tombe ;
Car dans tout berceau
Il germe une tombe.

Jadis, vois-tu, l'avenir, pur rayon,
Apparaissait à mon âme éblouie,
Ciel avec l'astre, onde avec l'alcyon,
Fleur lumineuse à l'ombre épanouie.
Cette vision
S'est évanouie !

Si, près de toi, quelqu'un pleure en rêvant,
Laisse pleurer sans en chercher la cause.
Pleurer est doux, pleurer est bon souvent
Pour l'homme, hélas ! sur qui le sort se pose.
Toute larme, enfant,
Lave quelque chose.

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29b. Toute espérance enfant [sung text not yet checked]

Toute espérance, enfant, est un roseau.
Dieu dans ses mains tient nos jours, ma colombe ;
Il les dévide à son fatal fuseau,
Puis le fil casse et notre joie en tombe ;
Car dans tout berceau
Il germe une tombe.

Jadis, vois-tu, l'avenir, pur rayon,
Apparaissait à mon âme éblouie,
Ciel avec l'astre, onde avec l'alcyon,
Fleur lumineuse à l'ombre épanouie.
Cette vision
S'est évanouie !

Si, près de toi, quelqu'un pleure en rêvant,
Laisse pleurer sans en chercher la cause.
Pleurer est doux, pleurer est bon souvent
Pour l'homme, hélas ! sur qui le sort se pose.
Toute larme, enfant,
Lave quelque chose.

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30a. Le papillon [sung text not yet checked]

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!

Authorship

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30b. Le papillon [sung text not yet checked]

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!

Authorship

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31. Pensée des morts [sung text not yet checked]

[ ... ]

C'est une mère ravie
A ses enfants dispersés,
Qui leur tend de l'autre vie
Ces bras qui les ont bercés ;
Des baisers sont sur sa bouche,
Sur ce sein qui fut leur couche
Son coeur les rappelle à soi ;
Des pleurs voilent son sourire,
Et son regard semble dire:
Vous aime-t-on comme moi ?

C'est une jeune fiancée
Qui, le front ceint du bandeau,
N'emporta qu'une pensée
De sa jeunesse au tombeau ;
Triste, hélas! dans le ciel même,
Pour revoir celui qu'elle aime
Elle revient sur ses pas, 
Et lui dit : Ma tombe est verte !
Sur cette terre déserte
Qu'attends-tu? Je n'y suis pas!

[ ... ]

Authorship

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1 omitted by Gounod.
2 Dukas: "la colline"

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32. Invocation [sung text not yet checked]

Toi qui donnas sa voix à l'oiseau de l'aurore,
Pour chanter dans le ciel l'hymne naissant du jour; 
Toi qui donnas son âme et son gosier sonore 
A l'oiseau que le soir entend gémir d'amour; 

Toi qui dis aux forêts : Répondez au zéphire ! 
Aux ruisseaux : Murmurez d'harmonieux accords;
Aux torrents : Mugissez; à la brise : Soupire ! 
À l'océan : Gémis en mourant sur tes bords ! 

Et moi, Seigneur, aussi, pour chanter tes merveilles, 
Tu m'as donné dans l'âme une seconde voix 
Plus pure que la voix qui parle à nos oreilles, 
Plus forte que les vents, les ondes et les bois !

Les cieux l'appellent Grâce, et les hommes Génie; 
C'est un souffle affaibli des bardes d'Israël, 
Un écho dans mon sein, qui change en harmonie 
Le retentissement de ce monde mortel !

Mais c'est surtout ton nom, ô roi de la nature, 
Qui fait vibrer en moi cet instrument divin; 
Quand j'invoque ce nom, mon cœur plein de murmure 
Résonne comme un temple où l'on chante sans fin !

Comme un temple rempli de voix et de prières, 
Où d'échos en échos le son roule aux autels; 
Eh quoi ! Seigneur, ce bronze, et ce marbre, et ces pierres 
Retentiraient-ils mieux que le cœur des mortels ? 

Non, mon Dieu, non, mon Dieu, grâce à mon saint partage 
Je n'ai point entendu monter jamais vers toi 
D'accords plus pénétrants, de plus divin langage, 
Que ces concerts muets qui s'élèvent en moi !

Mais la parole manque à ce brûlant délire, 
Pour contenir ce feu tous les mots sont glacés; 
Eh ! qu'importe, Seigneur, la parole à ma lyre? 
Je l'entends, il suffit; tu réponds, c'est assez !

Don sacré du Dieu qui m'enflamme, 
Harpe qui fais trembler mes doigts, 
Sois toujours le cri de mon âme, 
À Dieu seul rapporte ma voix;
Je frémis d'amour et de crainte 
Quand, pour toucher ta corde sainte, 
Son esprit daigna me choisir !
Moi, devant lui moins que poussière, 
Moi, dont jusqu'alors l'âme entière 
N'était que silence et désir !

Hélas ! et j'en rougis encore, 
Ingrat au plus beau de ses dons, 
Harpe que l'ange même adore, 
Je profanai tes premiers sons; 
Je fis ce que ferait l'impie, 
Si ses mains, sur l'autel de vie, 
Abusaient des vases divins, 
Et s'il couronnait le calice, 
Le calice du sacrifice, 
Avec les roses des festins !

Mais j'en jure par cette honte 
Dont rougit mon front confondu, 
Et par cet hymne qui remonte 
Au ciel dont il est descendu !
J'en jure par ce nom sublime 
Qui ferme et qui rouvre l'abîme, 
Par l'œil qui lit au fond des cœurs,
Par ce feu sacré qui m'embrase, 
Et par ces transports de l'extase 
Qui trempent tes cordes de pleurs !

De tes accents mortels j'ai perdu la mémoire, 
Nous ne chanterons plus qu'une éternelle gloire 
Au seul digne, au seul saint, au seul grand, au seul bon; 
Mes jours ne seront plus qu'un éternel délire, 
Mon âme qu'un cantique, et mon cœur qu'une lyre, 
Et chaque souffle enfin que j'exhale ou j'aspire, 
Un accord à ton nom ! 

Élevez-vous, voix de mon âme 
Avec l'aurore, avec la nuit ! 
Élancez-vous comme la flamme,
Répandez-vous comme le bruit !
Flottez sur l'aile des nuages, 
Mêlez-vous aux vents, aux orages, 
Au tonnerre, au fracas des flots; 
L'homme en vain ferme sa paupière; 
L'hymne éternel de la prière 
Trouvera partout des échos !

Ne craignez pas que le murmure 
De tous ces astres à la fois, 
Ces mille voix de la nature, 
Étouffent votre faible voix !
Tandis que les sphères mugissent, 
Et que les sept cieux retentissent
Des bruits roulants, en son honneur, 
L'humble écho que l'âme réveille 
Porte en mourant à son oreille 
La moindre voix qui dit : Seigneur !

Élevez-vous dans le silence 
A l'heure où dans l'ombre du soir 
La lampe des nuits se balance, 
Quand le prêtre éteint l'encensoir; 
Élevez-vous au bord des ondes 
Dans ces solitudes profondes 
Où Dieu se révèle à la foi ! 
Chantez dans mes heures funèbres :
Amour, il n'est point de ténèbres, 
Point de solitude avec toi !

Je ne suis plus qu'une pensée, 
L'univers est mort dans mon cœur,
Et sous cette cendre glacée 
Je n'ai trouvé que le Seigneur. 
Qu'il éclaire ou trouble ma voie, 
Mon cœur, dans les pleurs ou la joie, 
Porte celui dont il est plein; 
Ainsi le flot roule une image, 
Et des nuits le dernier nuage 
Porte l'aurore dans son sein. 

Qu'il est doux de voir sa pensée, 
Avant de chercher ses accents, 
En mètres divins cadencée,
Monter soudain comme l'encens; 
De voir ses timides louanges, 
Comme sur la harpe des anges, 
Éclore en sons dignes des cieux, 
Et jusqu'aux portes éternelles 
S'élever sur leurs propres ailes 
Avec un vol harmonieux ! 

Un jour cependant, ô ma lyre, 
Un jour assoupira ta voix !
Tu regretteras ce délire 
Dont tu t'enivrais sous mes doigts :
Les ans terniront cette glace 
Où la nature te retrace 
Les merveilles du saint des saints !
Le temps, qui flétrit ce qu'il touche, 
Ravira les sons sur ma bouche 
Et les images sous mes mains. 

Tu ne répandras plus mon âme 
En flots d'harmonie et d'amour, 
Mais le sentiment qui m'enflamme 
Survivra jusqu'au dernier jour; 
Semblable à ces sommets arides 
Dont l'âge a dépouillé les rides 
De leur ombre et de leurs échos, 
Mais qui dans leurs flancs sans verdure 
Gardent une onde qui murmure 
Et dont le ciel nourrit les flots. 

Ah ! quand ma fragile mémoire, 
Comme une urne d'où l'onde a fui, 
Aura perdu ces chants de gloire 
Que ton Dieu t'inspire aujourd'hui, 
De ta défaillante harmonie 
Ne rougis pas, ô mon génie ! 
Quand ta corde n'aurait qu'un son, 
Harpe fidèle, chante encore 
Le Dieu que ma jeunesse adore, 
Car c'est un hymne que son nom ! 

Authorship

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33. Barcarolle romantique [sung text not yet checked]

J'entends gronder l'orage, La mer va lourdement
 . . . . . . . . . .

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Authorship

  • by Anonymous / Unidentified Author

34. Chant d'amour [sung text not yet checked]

Parle-moi, que ta voix me touche !
Chaque parole sur ta bouche
Est un écho mélodieux.
Quand ta voix meurt dans mon oreille,
Mon âme résonne et s'éveille,
Comme un temple à la voix des [dieux]1.

Un souffle, un mot puis un silence,
C'est assez : mon âme devance
Le sens interrompu des mots,
Et comprend ta voix fugitive,
Comme le gazon sur la rive
Comprend le murmure des flots.

Un son qui sur ta bouche expire,
Une plainte un demi-sourire,
Mon cœur entend tout sans effort :
Le souffle même du zéphire
Devient un ravissant accord.

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  • ENG English (Emily Ezust) , copyright © 2012

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1 Rothschild: "cieux"

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35a. Les préludes [sung text not yet checked]

L’onde qui baise ce rivage,
De quoi se plaint-elle à ses bords ?
Pourquoi le roseau sur la plage,
Pourquoi le ruisseau sous l’ombrage,
Rendent-ils de tristes accords ?

[ ... ]

Plus jeune que la jeune Aurore,
Plus limpide que ce flot pur,
Ton âme au bonheur vient d’éclore,
Et jamais aucun souffle encore
N’en a terni le vague azur.

[ ... ]

Embrassons-nous, mon bien suprême,
Et, sans rien reprocher aux dieux, 
Un jour, de la terre où l’on aime,
Évanouissons-nous de même
En un soupir mélodieux ! 

Authorship

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36. S'éveiller le cœur pur [sung text not yet checked]

S'éveiller le cœur pur au rayon de l'aurore
 . . . . . . . . . .

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37a. La double chasse [sung text not yet checked]

Allons chasseur vite en campagne
 . . . . . . . . . .

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37b. La double chasse [sung text not yet checked]

Allons chasseur vite en campagne
 . . . . . . . . . .

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38a. Chanson pastorale [sung text not yet checked]

Viens! - une flûte invisible
Soupire dans les vergers. -
La chanson la plus paisible
Est la chanson des bergers.

Le vent ride, sous l'yeuse,
Le sombre miroir des eaux. -
La chanson la plus joyeuse
Est la chanson des oiseaux.

Que nul soin ne te tourmente.
Aimons-nous! aimons toujours! -
La chanson la plus charmante
Est la chanson des amours.

Authorship

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  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright © 2015

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38b. Chanson pastorale [sung text not yet checked]

Viens! - une flûte invisible
Soupire dans les vergers. -
La chanson la plus paisible
Est la chanson des bergers.

Le vent ride, sous l'yeuse,
Le sombre miroir des eaux. -
La chanson la plus joyeuse
Est la chanson des oiseaux.

Que nul soin ne te tourmente.
Aimons-nous! aimons toujours! -
La chanson la plus charmante
Est la chanson des amours.

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42. Le crucifix [sung text not yet checked]

Toi que j'ai recueilli sur sa bouche expirante
Avec son dernier souffle et son dernier adieu,
Symbole deux fois saint, don d'une main mourante,
Image de mon Dieu !

Que de pleurs ont coulé sur tes pieds, que j'adore,
Depuis l'heure sacrée où, du sein d'un martyr,
Dans mes tremblantes mains tu passas, tiède encore
De son dernier soupir !

[ ... ]

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Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Andrew Schneider [Guest Editor]

43a. La branche d'amandier [sung text not yet checked]

De l’amandier tige fleurie,
Symbole, hélas! de la beauté,
Comme toi, la fleur de la vie
Fleurit et tombe avant l’été.

Qu’on la néglige ou qu’on la cueille,
De nos fronts, des mains de l’Amour,
Elle s’échappe feuille à feuille,
Comme nos plaisirs jour à jour!

Savourons ces courtes délices;
Disputons-les même au zéphyr,
Epuisons les riants calices
De ces parfums qui vont mourir.

[ ... ]

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43b. La branche d'amandier [sung text not yet checked]

De l’amandier tige fleurie,
Symbole, hélas! de la beauté,
Comme toi, la fleur de la vie
Fleurit et tombe avant l’été.

[ ... ]

Savourons ces courtes délices;
Disputons-les même au zéphyr,
Epuisons les riants calices
De ces parfums qui vont mourir.

[ ... ]

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44a. La fauvette [sung text not yet checked]

Aimez-vous dans le feuillage/ De vos beaux jardins Seigneur
 . . . . . . . . . .

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44b. La fauvette [sung text not yet checked]

Aimez-vous dans le feuillage/ De vos beaux jardins Seigneur
 . . . . . . . . . .

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45a. Hier le vent du soir [sung text not yet checked]

Hier, le vent du soir, dont le souffle caresse,
Nous apportait l'odeur des fleurs qui s'ouvrent tard.
La nuit tombait ; l'oiseau dormait dans l'ombre épaisse.
Le printemps embaumait, moins que votre jeunesse;
Les astres rayonnaient, moins que votre regard.

Moi, je parlais tout bas. C'est l'heure solennelle
Où l'âme aime à chanter son hymne le plus doux.
Voyant la nuit si pure, et vous voyant si belle,
J'ai dit aux astres d'or : Versez le ciel sur elle !
Et j'ai dit à vos yeux : Versez l'amour sur nous !

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45b. Hier le vent du soir [sung text not yet checked]

Hier, le vent du soir, dont le souffle caresse,
Nous apportait l'odeur des fleurs qui s'ouvrent tard.
La nuit tombait ; l'oiseau dormait dans l'ombre épaisse.
Le printemps embaumait, moins que votre jeunesse;
Les astres rayonnaient, moins que votre regard.

Moi, je parlais tout bas. C'est l'heure solennelle
Où l'âme aime à chanter son hymne le plus doux.
Voyant la nuit si pure, et vous voyant si belle,
J'ai dit aux astres d'or : Versez le ciel sur elle !
Et j'ai dit à vos yeux : Versez l'amour sur nous !

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46a. L'hirondelle [sung text not yet checked]

Dis-moi, dis-moi pauvre hirondelle
 . . . . . . . . . .

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47. Déclaration [sung text not yet checked]

Ah repousse leur hommage, Leurs serments fallacieux
 . . . . . . . . . .

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48a. Berceuse [sung text not yet checked]

Dors mon enfant tendrement caressé
 . . . . . . . . . .

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  • by Anonymous / Unidentified Author

48b. Berceuse [sung text not yet checked]

Dors mon enfant tendrement caressé
 . . . . . . . . . .

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  • by Anonymous / Unidentified Author

49. Ma nacelle [sung text not yet checked]

        Sur une onde tranquille
        Voguant soir et matin,
        Ma nacelle est docile
        Au souffle du destin.
        La voile s’enfle-t-elle,
        J’abandonne le bord.
        Eh ! vogue ma nacelle,
(Ô doux zéphyr ! sois-moi fidèle)
        Eh ! vogue ma nacelle,
        Nous trouverons un port.

        J’ai pris pour passagère
        La muse des chansons,
        Et ma course légère
        S’égaie à ses doux sons.
        La folâtre pucelle
        Chante sur chaque bord.
        Eh ! vogue ma nacelle,
(Ô doux zéphyr ! sois-moi fidèle)
        Eh ! vogue ma nacelle,
        Nous trouverons un port.

        Lorsqu’au sein de l’orage
        Cent foudres à la fois,
        Ébranlant ce rivage,
        Épouvantent les rois,
        Le plaisir, qui m’appelle,
        M’attend sur l’autre bord.
        Eh ! vogue ma nacelle,
(Ô doux zéphyr ! sois-moi fidèle)
        Eh ! vogue ma nacelle,
        Nous trouverons un port.

        Loin de là le ciel change :
        Un soleil éclatant
        Vient mûrir la vendange
        Que le buveur attend.
        D’une liqueur nouvelle
        Lestons-nous sur ce bord.
        Eh ! vogue ma nacelle,
(Ô doux zéphyr ! sois-moi fidèle)
        Eh ! vogue ma nacelle,
        Nous trouverons un port.

        Des rives bien connues
        M’appellent à leur tour.
        Les Grâces demi-nues
        Y célèbrent l’amour.
        Dieux ! j’entends la plus belle
        Soupirer sur le bord.
        Eh ! vogue ma nacelle,
(Ô doux zéphyr ! sois-moi fidèle)
        Eh ! vogue ma nacelle,
        Nous trouverons un port.

        Mais, loin du roc perfide
        Qui produit le laurier,
        Quel astre heureux me guide
        Vers un humble foyer ?
        L’amitié renouvelle
        Ma fête sur ce bord.
        Eh ! vogue ma nacelle,
(Ô doux zéphyr ! sois-moi fidèle.)
        Eh ! vogue ma nacelle,
        Nous entrons dans le port.

Authorship

Confirmed with Œuvres complètes de Béranger, H. Fournier, 1839, tome 1, pages 284-286.


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50b. Le roi d'Yvetot [sung text not yet checked]

Il était un roi d'Yvetot
Peu connu dans l'histoire ;
Se levant tard, se couchant tôt,
Dormant fort bien sans gloire,
Et couronné par Jeanneton
D'un simple bonnet de coton,
Dit-on.
Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah !
Quel bon petit roi c'était là !
La, la.

Il faisait ses quatre repas
Dans son palais de chaume,
Et sur un âne, pas à pas,
Parcourait son royaume.
Joyeux, simple et croyant le bien,
Pour toute garde il n'avait rien
Qu'un chien.
Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah
Quel bon petit roi c'était là !
La, la.

Il n'avait de goût onéreux
Qu'une soif un peu vive ;
Mais en rendant son peuple heureux,
Il faut bien qu'un roi vive.
Lui-même, à table et sans suppôt,
Sur chaque muid levait un pot
D'impôt.
Oh ! oh !oh !oh ! ah ! ah ! ah ! ah !
Quel bon petit roi c'était là !
La, la.

Aux filles de bonnes maisons
Comme il avait su plaire,
Ses sujets avaient cent raisons
De le nommer leur père
D'ailleurs il ne levait de ban
Que pour tirer quatre fois l'an
Au blanc.
Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah !
Quel bon petit roi c'était là !
La, la.

Il n'agrandit point ses états,
Fut un voisin commode,
Et, modèle des potentats,
Prit le plaisir pour code.
Ce n'est que lorsqu'il expira
Que le peuple qui l'enterra
Pleura.
Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah !
Quel bon petit roi c'était là !
La, la.

On conserve encor le portrait
De ce digne et bon prince ;
C'est l'enseigne d'un cabaret
Fameux dans la province.
Les jours de fête, bien souvent,
La foule s'écrie en buvant
Devant :
Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah !
Quel bon petit roi c'était là !
La, la.

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57. Le nid [sung text not yet checked]

Laisse enfant sur la branche/ Ce petit nid d'oiseau
 . . . . . . . . . .

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60. Rose [sung text not yet checked]

Rose mi-close/ Rose ouvre-toi
 . . . . . . . . . .

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Authorship

  • by Anonymous / Unidentified Author

63. Amour [sung text not yet checked]

[ ... ]

La prospérité s'envole, 
Le pouvoir tombe et s'enfuit. 
Un peu d'amour qui console 
Vaut mieux et fait moins de bruit. 

Je ne veux pas d'autres choses 
Que ton sourire et ta voix, 
De l'air, de l'ombre et des roses, 
Et des rayons dans les bois ! 

[ ... ]

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69. Barcarolle [sung text not yet checked]

A la fleur de l'âge je pars fugitif
 . . . . . . . . . .

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  • by Anonymous / Unidentified Author